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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 05:15

 

Il y a 3 ans exactement, en mai 2014, je partageais avec vous le témoignage d'Amélie dans un billet que vous aviez été nombreux à apprécier et à partager : Amélie témoigne sur son burn-out professionnel.

Probablement parce que vous étiez nombreux, nombreuses, à vous reconnaître dans son histoire...

Car son histoire, c'est la mienne, c'est la vôtre, c'est celle de milliers d'autres qui ont croisé le chemin du burn-out.

 

Je n'ai jamais perdu de vie Amélie, d'abord parce qu'elle a participé à deux de mes ateliers en ligne, et surtout parce qu'elle est devenue une amie, même si nous ne nous sommes jamais rencontrées.

Je lui ai dit que les pages du blog lui seraient toujours ouvertes. Et le 24 avril dernier, par e-mail, j'ai reçu un très beau cadeau de sa part...

 

Un nouveau témoignage. Celui de sa reconstruction

 

Les mots sont précis, justes. Comme toujours lorsqu'elle prend la plume.

Là encore, elle choisi de témoigner pour partager, et redonner espoir. Mais surtout, elle le fait désormais à visage découvert, en dévoilant son vrai prénom, Gaëlle.

La boucle est bouclée.

 

Pour cela et la confiance que tu m'accordes depuis 2014, Gaëlle, merci.

 

 

"Ma chère Diane,


Cela fait un petit moment déjà qu’il me tenait à cœur de te donner de mes nouvelles, une manière aussi de transmettre un message positif et réconfortant à celles et ceux qui traverseraient de près ou de loin un burn-out.

J’ai relu mon témoignage avec beaucoup d’émotions. Je me souviens de chaque moment décrit, de cette obscurité qui était mienne. La route a été sinueuse et escarpée sur le chemin de la guérison. Il a fallu défaire les spirales de l’anxiété, de l’addiction au travail, redorer l’estime et la confiance en moi.

Me reconstruire et retrouver ma place dans la société.

Faire le deuil d’une reconnaissance professionnelle et admettre enfin que cela n’est pas dû à un manque de compétence mais seulement à un modèle de management désuet.

Se défaire du poids de la honte. Celle qui ronge chaque jour, qui te fait baisser les yeux, et dont la petite voix intérieure te répète que tu n’es pas à la hauteur, tu ne tiens pas la pression. Excès de perfectionnisme de ma part ? Ou excès de pression hiérarchique et sociale ?

 

Je ne vais pas réécrire le témoignage, tout est tellement différent aujourd’hui.

 

Dans mon sursaut d’instinct de survie, je me suis raccrochée à l’amour de ma famille.

Un soir en rentrant du travail, mon fils de 5 ans m’a tendu un mouchoir en me disant :

 

« C’est pour tes larmes de ce soir. Comme tu pleures tous les soirs, je voulais te donner un de mes mouchoirs. »

 

C’est le genre de réflexion qui vous chavire… mais vous transcende aussi.

J’ai eu soudainement envie de donner du sens à ma vie et si je ne le faisais pas pour moi, il fallait que je le fasse pour mes enfants. J’ai eu envie de leur offrir une nouvelle image de leur maman : heureuse et épanouie.

Je me suis tournée vers ce qui pourrait me réparer, me reconnecter à la vie. La méditation m’a permise de prendre du recul sur ce que je vivais et d’accepter mes émotions. J’ai ainsi appris à ramener le calme en moi et à freiner le flot de mes pensées.

J’ai accepté de vivre des moments vides : sans réflexions ni ruminations. Et j’ai réintroduit la notion de plaisir dans ma vie : savourer chaque petit bonheur, chaque petite victoire. Un vent de sérénité a enfin soufflé sur mon quotidien, et m’a peu à peu apaisé.

J’ai suivi une formation sur l’estime de soi, sur la gestion du stress dans le cadre d’un DIF. J’ai suivi des formations en ligne de Diane (gestion du temps, 3 mois pour désencombrer et alléger sa vie…).

Ces formations m'ont apportées des solutions, et m'ont ouvert d'autres champs de vision. Armée de nouveaux outils, je me suis sentie plus forte.

J'ai décidé d'aller plus loin plus pour prendre ma revanche sur la vie… Je me suis lancée dans un projet un peu fou, celui de devenir à nouveau maman.

 

Donner la vie après un burn-out, quelle formidable estocade finale à cette épreuve !

 

Je savais que ce bébé serait le symbole de ma re-naissance, le symbole d’une vie nouvelle. J'ai profité de ma grossesse pour prendre soin de moi, me chouchouter et me reconnecter à mon corps, à mes sensations.

Ma petite Lou est née en février 2016. Elle a fini de balayer les derniers doutes, les dernières angoisses. Elle a mis un point final à ma reconstruction. Elle a remis de l'ordre dans mes priorités, mes aspirations et mon chemin de vie.

Bien sûr, tout n’est pas simple, lorsqu’on se retrouve à la tête d’une famille nombreuse. Mais j’aborde mes différents rôles sereinement en mettant en application ce que j'ai appris de ce burn-out. Même si ce burn-out a été une très grande et longue souffrance, il est finalement une expérience positive et bénéfique qui a amélioré ma personnalité et ma vie.

En osant en parler et en brisant les chaînes de la honte, je me suis rendue compte que beaucoup de personnes étaient concernées par la souffrance au travail. J’ai alors pu partager mon expérience, conseiller et tendre la main à plusieurs personnes. J’ai intégré un comité de qualité de vie au travail au sein de mon entreprise. J’ai ainsi pu mettre sur la table des discussions, des problématiques vécues, pointer des processus à revoir, et replacer au cœur des organisations le facteur humain.

Forcément, je n’ai pas tout révolutionné mais j’ai pu alerter sur des souffrances passées sous silences. À mon petit niveau, j'essaie chaque fois que cela est possible d’aider, d’encourager, de conseiller des personnes en difficulté au travail. Je partage ce qui m’a permis de m'en sortir, et ce qui m’a aidé à dénouer mon mal-être au travail.

 

Ce burn-out m’a également rendue plus calme, et plus à l’écoute de mon corps. Très ancrée dans l’instant présent, je me refuse à faire plusieurs tâches à la fois. Je gère mon temps de façon plus raisonnable, c’est-à-dire en me laissant toujours une marge de manœuvre pour l’imprévu de dernière minute, et cela dans tous les domaines.

J'essaie de me garder des petites bulles de temps libre, de plaisir, indispensables à mon équilibre de vie. J’avoue pour le moment cela ne suffit pas, je manque de temps pour m’occuper de moi, de mon blog et je ne parle même pas des rendez-vous manqués chez le coiffeur. Mais je sais que je vais y revenir très vite, je ne le perds pas de vue…et cela me permet d’avoir des projets plein la tête, de la créativité et de l’ambition personnelle.

 

L'intention de se préserver, de prendre soin de soi est un formidable pouvoir.

 

L'intention permet de se recentrer sur ce qui est important pour soi et va forcément influencer nos actions, nos décisions...

 

J’ai gardé le même travail, la même hiérarchie, et ma vie de famille est plus que remplie et pourtant, je n’ai jamais été aussi sereine qu’aujourd’hui, et je n’ai jamais autant dévoré la vie. Je pose un regard détaché et plus critique sur le monde du travail et le management. J’apporte ma pierre à l’édifice mais avec une juste mesure.

 

Aussi bas que vous puissiez tomber,

aussi perdu que vous pensiez être,

aussi insoluble que puisse être votre problème professionnel,

il y a toujours, toujours des solutions.

 

Vous n’êtes pas dans une impasse, mais n’hésitez pas à demander de l'aide pour retrouver votre chemin… " 

 

Gaëlle

 

Et pour conclure ce témoignage, je tenais à rassurer les (très) nombreuses personnes, hommes comme femmes, qui m'ont contactée suite à mon récent billet sur la création de mon groupe de travail "Burn-out : Prévention et résilience".

La mise en place de ce groupe de travail a pris plus de temps que prévu, et son lancement est imminent. Encore un tout petit peu de patience ! Vous recevrez toutes les informations pratiques par mail :)

A très vite,
Diane

Groupe de travail "Burn-out : Prévention et résilience"

7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 05:25

 

          

 

 

"Si vous avez pris l'habitude de tout faire toute seule et que vous avez besoin de gagner du temps pour donner vie à vos aspirations personnelles, il vous faudra changer d'habitude et de comportement ! Pour éviter le burn-out, il convient déjà de s'accorder le temps de mettre sa vie sur pause pour prendre de la hauteur et se reconnecter aux valeurs qui ont motivé nos choix»

(Catherine Sander)

 

***
 

"3 mois pour mieux gérer son stress

et trouver son équilibre"

 

 

La session #2 de mon atelier interactif en ligne "3 mois pour (mieux) gérer son stress et trouver son équilibre !" se déroulera du 1er novembre 2015 au 31 janvier 2016.

 

Calme, sérénité, confiance, équilibre, énergie, ressources, lâcher-prise, pleine conscience, sont les axes de travail qui m'ont guidée et inspirée durant la conception de cet atelier.

 

Pourquoi cet atelier ?

 

D'abord parce qu'il s'inscrit dans la lignée de cette année 2015 que j'ai voulu placer sous le signe de l'équilibre. Equilibre pour moi d'abord, parce que je suis concernée comme vous (et oui !) par la fatigue, le stress, l'épuisement parfois... Equilibre enfin de celles et ceux qui me lisent à travers le blog ou que j'ai la chance de pouvoir accompagner à travers mes divers ateliers et formations.

Une sorte de fil rouge qui donne le ton, mais surtout qui donne de la cohérence à toutes mes actions.

J'ai également tenu à concevoir et à proposer ce nouvel atelier en avril 2015 (toute première session) car je constate plus que jamais, malheureusement, à travers chacun de mes ateliers (en ligne ou en présentiel), que vous êtes nombreuses à avoir connu un épisode de burn-out professionnel, voire plusieurs pour certaines. Parfois même, vous êtes encore en plein dedans, en arrêt maladie, au moment où vous participez à l'un de mes ateliers...

Evidemment, la presse en parle de plus en plus, les livres se multiplient (dont l'excellent livre de Marlène Schiappa, J'arrête de m'épuiser) et c'est tant mieux ! Nous savons que "ça" existe, nous savons qu'il en existe de plus en plus mais nous ignorons souvent l'ampleur du phénomène... Or, mon activité m'amène à le côtoyer de près et à constater, de fait, sa réalité : la quasi majorité des femmes que j'accompagne en ont fait l'expérience au moins une fois.

 

J'anime par ailleurs des formations de deux ou trois jours en inter et intra entreprise sur la Gestion du stress et celles-ci se multiplient, chez les cadres comme chez les non-cadres. Les sessions de formation, très vite complètes, sont dédoublées, voire triplées. Bref, la demande explose !

Mais quid de celles et ceux qui n'ont pas accès à ce type de formations ou qui n'osent pas s'y inscrire pour ne pas avoir à évoquer ce sujet délicat et intime avec des collègues, pire avec des supérieurs. Il n'est jamais facile, surtout dans le monde du travail, d'oser afficher sa vulnérabilité, fusse-t-elle passagère. Ces périodes d'épuisement ou de pré-épuisement s'accompagnent souvent d'un fort sentiment de culpabilité et de honte, celles de ne pas y arriver et d'être considéré(e) comme "défaillant(e)".

J'ai donc eu envie, à travers cet atelier, de proposer une version en ligne de mes formations à la Gestion du Stress, accessible tant financièrement que géographiquement au plus grand nombre (c'est un principe auquel je ne démords pas !).

Je me suis dit aussi que le format de mes ateliers en ligne s'adapterait particulièrement bien à ce travail très personnel : souplesse, flexibilité, travail à son rythme, introspection, coaching individuel et possibilités d'échanges avec les autres participant(e)s inscrit(e)s.

 

J'ai aussi voulu enrichir ce programme de Gestion du Stress dit "classique" de tout ce qui rend mon action auprès des femmes spécifique et unique : 

 

  • Comment concilier les exigences de la vie professionnelle, y compris d'un poste à responsabilités, avec sa vie familiale ET personnelle ?
  • Comment faire face à la pression, à mes propres exigences, à celles des autres ?
  • Comment arbitrer au mieux mes priorités personnelles, familiales, professionnelles ? 
  • Comment me préserver dans tout ça ? Et préserver mon énergie dans la durée ?
  • Comment ne pas me noyer et garder la tête hors-de l'eau ?
  • Comment trouver le bon, le juste équilibre, mon équilibre ?
  • Comment retrouver le chemin de la sérénité et de la confiance ?

 

 

Trois mois pour se retrouver et se libérer de son stress


Comme je l'évoquais lors de mon billet 32 pistes pour prévenir et mieux gérer son stress au travail, parce que vous êtes unique, il n'existe pas une seule bonne manière de gérer son stress.

Pas de recette miracle non plus, donc, en la matière, car comme pour beaucoup de thématiques que j'aborde ici ou ailleurs, mettre une place une bonne stratégie "anti-stress", c'est-à-dire une stratégie efficace pour soi, nécessite d'y consacrer du temps, de la réflexion, de l'introspection, de la maturation, de la patience, et implique aussi d'apprendre à bien se connaître.

Pas d'impasses, donc, ni de raccourcis possibles !

 

12 semaines, donc, ne sont pas de trop pour prendre de la hauteur, se poser les bonnes questions et se réapproprier ses envies.

 

12 semaines enfin pour apprivoiser son stress et retrouver le chemin de la sérénité. 

 

 

          

 

              

Ainsi, au cours de ces 12 semaines, matérialisées en 12 modules de formation, je vous amènerai progressivement et à votre rythme à :

 

  • Comprendre les mécanismes du stress : comment le stress fonctionne et quand il est bénéfique ou au contraire nocif pour vous.

  • Analyser et évaluer votre propre stress (identifier vos stresseurs, c'est à dire vos sources de stress, qu'elles soient professionnelles, personnelles ou familiales, mais identifier également vos réponses au stress, c'est à dire la façon dont vous réagissez à vos différents stresseurs).

  • Mettre en place votre propre programme de gestion du stress en identifiant, au fil de l'atelier, vos propres stratégies anti-stress (pour prévenir le stress mais également pour y faire face dans les meilleures conditions, en vous aidant à constituer votre propre trousse d'urgence).

  • Comprendre et prévenir l'épuisement professionnel (repérer vos propres signaux d'alerte/mettre en place vos propres garde-fous/savoir comment réagir quand vos propres limites sont dépassées).

Je vous amènerai également à questionner vos propres représentations internes et votre rapport au travail en vous aidant à :

 

  • Remettre le travail à sa juste place, c'est-à-dire à la bonne distance, et à mieux délimiter les contours de votre implication dans la sphère travail.
  • Identifier (et réévaluer le cas échéant) vos attentes professionnelles.
  • Vous affirmer davantage en identifiant vos forces (vos valeurs, vos besoins), et vos faiblesses (vos croyances limitantes, vos drivers).
  • Dire non plus facilement et sans culpabiliser.
  • Rééquilibrer vos différents domaines de vie et mieux répartir votre énergie.
  • Faire le tri entre vos multiples obligations et définir vos (vraies) priorités.
  • Comprendre, et surtout expérimenter le lâcher-prise sur la base de situations concrètes.
  • Redonner du sens à votre travail, et plus globalement à votre vie.
  • Redevenir acteur de votre vie professionnelle (et personnelle) en créant de l'espace pour vos aspirations profondes.
  • Avoir le sentiment de moins subir et retrouver le plaisir de choisir, en conscience.
  • Vous ouvrir de nouvelles perspectives, avec le sentiment d'avoir repris la main.

Je vous amènerai enfin à activer vos propres ressources et à constituer votre boîte à outils personnelle en vous aidant à :

 

  • Travailler en profondeur sur vos réserves d'énergie, et ce tout au long de l'atelier.
  • Faire le point sur votre hygiène de vie (et son lien avec votre stress).
  • Apprendre à respirer, vous détendre, intégrer durablement la méditation à votre vie, pratiquer la pleine conscience à travers des exercices concrets qui vous conduiront plus souvent du faire à l'être.
  • Retrouver et installer un sentiment de calme intérieur.
  • Définir votre propre conception de la sérénité.
  • Ralentir, calmer le jeu, faire redescendre la pression et vous réapproprier votre propre tempo.
  • Trouver enfin un meilleur équilibre, celui que vous aurez défini en amont et qui ne correspond qu'à vous.

 

Programme des 12 modules sur demande par mail : dianeballonad@zen-et-organisee.com

 

 

        

 

La force de cet atelier :
 

  • Le temps qui vous est donné pour avancer progressivement, et à votre rythme : 3 mois, le juste temps pour à la fois réfléchir et prendre de la distance, adopter de nouvelles habitudes et pour observer et profiter de résultats concrets et palpables.
  • Un cadre balisé de bout en bout pour soutenir votre motivation durant l'expérience et vous donner le coup de pouce, "l'alibi" dont vous avez besoin pour avancer.
  • Une émulation collective porteuse et stimulante.
  • Un regard bienveillant (parce que je suis intimement convaincue que tout changement ne peut s'épanouir que dans la bienveillance) et confiant (parce que je SAIS par expérience que vous avez déjà en vous les meilleures solutions à toutes vos problématiques, qu'elles soient temporelles, organisationnelles, relationnelles, etc. et que ma confiance en vous est totale et inconditionnelle).
  • Des outils et des exercices inédits, et parfois même inattendus... !
  • Des témoignages.
  • Des surprises qui viendront ponctuer et pimenter l'atelier ici et là ;-) 

 

En retour, votre participation à cet atelier nécessite quelques ingrédients indispensables pour que vous puissiez en tirer le meilleur profit : engagement en premier lieu, mais aussi confiance (en vous, en moi), bienveillance (à votre égard, à l'égard des autres participant(e)s), temps (quand même un peu...) et disponibilité, à la fois physique, émotionnelle et psychique.  

 

 

Concrètement, comment ça se passe : 
 

Tout au long de ces 3 mois, je vous accompagne à la fois collectivement et individuellement, à travers :
 

  • 12 modules de formation (sous forme écrite), un par semaine, ponctués d'exercices pratiques et de "devoirs" à faire à la maison ou ailleurs, accessibles dans un espace privatisé durant ces trois mois.
     
  • La possibilité pour les participant(e)s de partager et d'échanger entre vous et avec moi via la section commentaires accessible sous chaque module.
     
  • Des points d'étapes réguliers, collectifs ou individuels.
     
  • Une disponibilité par mail pour des questions ou des points en lien avec notre atelier.
     
  • 1 heure de coaching individuel avec deux rendez-vous mensuels d'une demi-heure avec moi (par téléphone ou Skype) courant décembre 2015 et janvier 2016.
     
  • Un groupe Facebook privé (présence facultative).

 

  • L'envoi par mail, à l'issue de l'atelier, de l'intégralité du contenu et des commentaires au format pdf, afin que vous puissiez garder une trace de l'atelier et des échanges, et y revenir si besoin.

 

Comment vous inscrire ?
 

  • En cliquant sur le lien ci-dessous de l'événement, vous pouvez directement régler par carte bancaire :

https://www.weezevent.com/atelier-3-mois-pour-mieux-gerer-son-stress-et-trouver-son-equilibre-2
 

Vous recevrez une confirmation d'inscription ainsi que votre billet au format pdf par email.
 

Tarif unique : 180 € (possibilité de règlement en deux ou trois fois via l'envoi de deux chèques de 90 € ou de trois chèques de 60 € - me contacter directement par mail)

 

  • Inscriptions ouvertes jusqu'au 31 octobre minuit.

Attention : réservé à un nombre limité de participant(e)s

 

 

Prochaine session : Printemps 2016

 

 

"Aucun travail, aussi formidable, enthousiasmant, génial soit-il,
ne mérite qu'on y laisse sa santé, physique, psychique ou émotionnelle. 

Aucun !" 

(Diane Ballonad Rolland)

 

 

             

             

Je vous amènerai enfin à vous constituer votre propre boîte à outils personnelle en vous aidant à :

   

22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 06:04

              

 

 

Il est paru le 12 février dernier, soit il y a plus de 2 mois déjà et la "logique" voudrait que je vous parle plutôt de l'un des tous derniers livres qui viennent de sortir... cette semaine, pour ne pas dire ce jour-ci. Et pourtant, ce livre-là, je ne souhaitais pas vous en parler à la va-vite, entre 2 portes ni sous la pression de l'actu !

Car plus qu'un livre, c'est un véritable outil de prévention, pour vous bien sûr, mais aussi pour votre entourage, professionnel comme personnel. Un livre donc qu'il n'est pas question de remiser sur vos étagères une fois lu mais que vous pourrez laisser "traîner", là comme ça, mine de rien, pour votre conjoint qui n'en peut plus mais est en plein déni ou votre collègue dont vous avez perçu la détresse mais que vous ne savez pas comment aider sans friser l'ingérance...

 

Ecrit par Cédric Bruguière et Marlène Schiappa, que j'avais eu le plaisir d'interviewer* fin janvier dernier quelques jours avant la parution du livre, J'arrête de m'épuiser - Comment prévenir le burn-out est avant tout un programme de prévention à suivre sur 21 jours (et plus).

 

{L'interview Equilibre} de Marlène Schiappa, fondatrice de Maman Travaille

 

Trois semaines pour comprendre ce qu'est le burn-out mais aussi et surtout pour arrêter de vous épuiser :

La première semaine vous propose d'agir sur les sources internes de votre épuisement ; la deuxième semaine va vous permettre de reprendre la main sur votre environnement pro et perso ; et grâce à la troisième semaine, vous saurez désormais vous entourer des bonnes personnes et retrouver votre vitalité.

Chaque semaine se conclut par un bilan accompagné d'un questionnaire précis pour vous aider à évaluer vos acquis, et par un challenge supplémentaire.

 

J'ai aimé ce livre car le burn-out est une problématique, vous le savez, que je connais bien et que je côtoie quasiment tous les jours dans le cadre de mon activité, et j'ai trouvé que le sujet avait été abordé à la fois de manière très "sérieuse", comme l'explique Marlène dans son billet de lancementmais aussi de manière très pratique et accessible à tous.

Le cheminement que proposent Marlène Schiappa et Cédric Bruguière à travers ce livre s'appuie sur une progression logique, douce et bienveillante, qu'il est facile de suivre et d'adopter pour en tirer les meilleurs bénéfices pour soi.

 

Vous l'avez compris, c'est un livre que je recommande chaudement si le sujet vous touche de près ou de loin et que vous pouvez surtout recommander à votre tour si vous pensez qu'une personne de votre entourage est peut-être concernée...

 

Nous pouvons tous être, à notre échelle, un maillon de la prévention, dans notre vie professionnelle comme dans notre vie personnelle d'ailleurs !

 

        

 

J'arrête de m'épuiser de Marlène Schiappa et Cédric Bruguière

Février 2015 - Editions Eyrolles

11,90 €

 

 

3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 06:40

 

                  

 

J'ai récemment été interviewée par Aurélie Michel dans le cadre d'un dossier complet sur le stress, "En famille, au travail et dans mon couple : notre programme anti-stress" paru dans le magazine Vie Pratique Féminin de février 2015.

"Votre sosie ? Le lapin d' "Alice au Pays des Merveilles". Pas parce que vous êtes l'heureuse propriétaire d'un tout nouveau manteau de (fausse) fourrure blanche. Mais bien parce que, vous aussi, vous êtes toujours "en r'tard, en r'tard." Il suffit pourtant de s'arrêter une seconde, de prendre le temps de souffler et de faire la part des choses entre l'important et l'urgent, pour se sentir déjà plus légère. Alors, pour (re)prendre le temps de profiter de votre homme, de votre famille et même de vos collègues (si, si !), la rédac a fait appel à des pros de la détente. Ouvrez vos chakras."

 

Lire le dossier complet : 45 astuces pour oublier le stress !

 

 

10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:52

 

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Je viens de clôturer trois jours intenses de formation sur la gestion du stress au travail ("Faire face à la pression ou comment développer son efficience professionnelle"),  trois jours durant lesquels mes stagiaires et moi avons travaillé, en particulier en fin de stage, sur les différentes pistes et stratégies qu'ils pourront mettre en oeuvre, concrètement, dans leur quotidien professionnel.

Ce sont ces quelques propositions (je dis bien "quelques" car elles sont nombreuses) que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui, et qui seront, je l'espère, autant d'invitations à aller plus loin...

Je reviendrai plus longuement, évidemment, sur chacun de ces points dans les prochaines semaines car chacune de ces pistes mérite d'être développée, creusée, intégrée, expérimentée ;-)

Toutes ne vous conviendront pas mais je suis prête à parier que certaines d'entre elles auront une résonance toute particulière pour vous et sauront vous "parler"...

Parce que vous êtes unique et qu'il n'existe pas une seule bonne manière de gérer son stress...

Pas de recette miracle non plus, donc, en la matière, car comme pour beaucoup de thématiques que j'aborde ici ou ailleurs, mettre une place une bonne stratégie "anti-stress", c'est-à-dire une stratégie efficace pour soi, nécessite d'y consacrer du temps, de la réflexion, de l'introspection, de la maturation, de la patience, et implique aussi d'apprendre à bien se connaître.

Mais je peux vous assurer que le jeu en vaut la chandelle !

 

1) Je prends le temps de comprendre les mécanismes du stress et j'intègre le fait que le stress est avant tout une question de perception, d'interprétation (le stress est l'état dans lequel nous nous sentons quand il y a un décalage entre la perception d'une sollicitation d'une part, et la perception de notre capacité à y faire face).


2) Je prends le temps, si je veux travailler à améliorer ma gestion du stress, d'identifier précisément mes stresseurs (situations, événements que je considère comme stressants, ce qui va déclencher chez moi une réaction de stress), et mes réponses au stress (la façon dont je réponds à ces stresseurs, mes manifestations physiques, psychiques ou émotionnelles au stress). Un travail qui me permettra de cibler finement mes propres stratégies anti-stress.

 

3) Je limite les comportements multitâches et me concentre dès que j'en ai l'occasion sur une seule tâche à la fois. J'y gagne immédiatement, comme par magie, en sérénité.

 

4) Je me fixe chaque jour des priorités claires pour libérer mon esprit et reprendre la main sur ma charge de travail (tout en veillant à prévoir suffisamment de temps pour les imprévus !).

 

5) Je m'autorise à éteindre ma messagerie électronique et à transférer ma ligne sur un(e) collègue (à charge de revanche !) quand je dois me concentrer sur un travail qui demande attention et réflexion. J'y gagne en efficacité... mais aussi en énergie !

 

6) Je m'affirme davantage en osant dire les choses, même désagréables, simplement, avec mes mots, sur un ton calme et posé.

 

7) Je fais une croix sur le fameux "devoir de disponibilité" et je m'autorise à fermer ma porte plus souvent, quand j'ai la possibilité de le faire, pour travailler au calme.

 

8) Je prends conscience (et me libère) de mes drivers ou messages contraignants qui filtrent ma vision du monde ("Sois fort !", "Fais plaisir !", "Dépêche-toi !", "Sois parfait !", "Fais des efforts !")

 

9) Je m'autorise à demander de l'aide aux autres, à ne pas savoir, à faire des erreurs, sans culpabiliser.

 

10) Je ne vise plus la surqualité et abaisse mon niveau d'exigence à 70 ou 80 %.


11) Je prends du recul sur les événements et développe autant que possible ma capacité à lâcher prise (en particulier sur les situations, événements, personnes sur lesquels je n'ai pas de contrôle). C'est parfois la seule manière de se préserver et de ne pas se rendre malade soi-même. Une bonne façon aussi d'y arriver est de se recentrer sur ce qui compte vraiment pour soi.

 

12) Je mets de la distance entre un événement que je considère comme stressant et moi, et surtout, j'en relativise la portée : "Est-ce finalement si grave ? Quelle sera la portée de ce micro-événement dans un an, dans 5 ans, dans 10 ans ?"


13) Je pratique la pleine conscience au travail en me recentrant autant que possible sur l'instant présent et en acceptant ce qui est.

 

14) Je développe ma capacité d'empathie et comprends que l'autre a le droit d'avoir une vision du monde différente de la mienne.

 

15) J'évite les réactions à chaud et j'apprends à voir ce qui se cache derrière les apparences. Je me dis par exemple que derrière la colère ou le mot de l'autre, se cache avant tout une personne blessée, une souffrance, un problème personnel dont je n'avais pas connaissance, etc.

 

16) Je mets une barrière entre les personnalités toxiques et moi pour me préserver et je ne rentre pas dans leur jeu.

 

17) J'extériorise autant que possible mes émotions pour ne pas somatiser.


18) Je mets sur papier ce qui me stresse, au moment où ça me stresse (je peux même tenir un journal de bord de mon stress).


19) J'évacue mon stress en partant marcher 5 minutes.

 

20) Je réapprends à respirer, technique anti-stress par excellence, car je comprends, j'intègre et j'expérimente que plus je respire lentement, plus je me calme.

 

21) Je deviens plus attentif(ve) à mes postures au travail et prends simplement conscience de mes tensions corporelles (dorsales, lombaires, cou, épaules, mâchoires, etc.).


22) Je détends mes tensions corporelles par de simples exercices de tension / détente (en haussant très fort les épaules par exemple et en les relâchant, ou encore en m'étirant comme un chat dès que je le peux).

 

23) Je m'octroie régulièrement des moments de pause, seule ou avec mes collègues, selon mon ressenti du moment. Parfois, des micro-pauses d'une à deux minutes peuvent suffire.

 

24) Je m'octroie un sas de décompression entre le domicile et le travail, ou entre le travail et le domicile.

 

25) Je ne laisse pas le stress chronique s'installer et j'apprends à repérer les premiers signes d'un épuisement.


26) J'apprends à connaître mes propres limites, je n'accepte plus d'être en surrégime et je me mets davantage à l'écoute de mon corps.


27) Je délimite mon implication dans la sphère travail et l'équilibre avec suffisamment d'activités extraprofessionnelles (j'ai aussi une vie ailleurs dans laquelle je m'épanouis et je ne surinvestis plus mon travail !).

 

28) Je limite les heures supplémentaires et j'accepte le fait que je ne peux pas tout porter ni tout absorber.


29) Je m'interroge sur la place que j'accorde à mon travail dans ma vie et réévalue si besoin mes attentes professionnelles.


30) Je prends le temps de définir ma propre conception de l'équilibre.

 

31) Je comprends une fois pour toutes qu'il est important que je me préserve et que c'est mon devoir avant tout.


32) Je fais mienne cette phrase :

 

"Aucun travail, aussi formidable, enthousiasmant, génial soit-il,

ne mérite qu'on y laisse sa santé, physique, psychique ou émotionnelle.

Aucun !"


 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 05:59


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J'ai beaucoup de plaisir aujourd'hui à partager avec vous le témoignage d'Amélie (prénom modifié), avec laquelle j'avais échangé il y a quelques mois via la page facebook de Zen & Organisée, puis que j'ai accueillie et accompagnée au cours de l'un de mes précédents ateliers "Mon temps et moi". 

Au cours de cet atelier, elle avait osé s'exprimer sur son histoire, en racontant brièvement son burn-out.
Plus récemment, et ce sont ses propres mots que je reprends, elle a commencé à écrire cette histoire, son histoire.

Elle y décrit à la manière d'un journal de bord, et de façon très juste,  les mécanismes du stress, de la fatigue. La détresse que l'on peut vivre dans une entreprise : l'obligation de résultat, de perfection, d'objectifs inatteignables, l'absence de reconnaissance.

 
Et surtout comment elle s'en est  sortie, quelles ressources elle a utilisées, quelles pistes elle a explorées.

Puis elle a eu l'idée de partager son histoire pour que cela puisse aider les autres femmes et hommes qui vivent cette expérience. Je lui ai donc ouvert le blog et je la remercie profondément pour cette confiance.


***


"Je viens de fêter mes 36 ans. Et plus que jamais, cet anniversaire a une saveur particulière. Il a le goût du renouveau, de l’envie, de la zénitude et d’une certaine forme de sagesse.

L’épreuve que j’ai traversée s’appelle le burn-out. Mais on pourrait l’appeler un ouragan ou un tsunami, parce que c’est comme une force de la nature qui se déchaine, qu’on ne voit pas arriver et qui peut tout dévaster.

 

C’est un état qui s’installe insidieusement, et qui nous grignote petit à petit.

Un stress qui monte crescendo, prend toute la place, jour et nuit, et qui conduit à une longue agonie dont on ne voit pas l’issue.

On parle souvent de burn-out chez les cadres, les chefs d’entreprises, ou les médecins urgentistes. Moi je ne suis rien de tout ça. Je suis juste « expert technique », je n’ai personne sous ma responsabilité. Mais ma vie de femme est très remplie, je suis mère de famille recomposée de 3 enfants… Ceci explique peut-être cela !

 

Dans un contexte économique difficile, le monde de l’entreprise peut être une vraie machine de guerre, un vrai bulldozer, et les dégâts collatéraux qu’il occasionne peuvent alors être considérables.

 

Ma boîte, comme beaucoup d’autres, est en difficulté. Il faut redresser la barre, travailler plus, plus vite, la pression de l’atteinte des objectifs est continue et pesante.

On me distribue des projets à mettre en œuvre à la pelle, avec des consignes peu précises et qui changent tous les jours.  

Je prends cela pour une marque de confiance. Je m’investis et travaille sans relâche.

Les objectifs l’entreprise deviennent peu à peu mes objectifs personnels. Je n’ai plus de recul.

Le temps devient mon ennemi. Mais je ne dis rien, en fait, dire « non » ne me vient même pas à l’esprit.

Les dossiers s’amoncellent, ma boîte mail déborde.

Je m’isole, je ne prends plus de pause-déjeuner.

Tout est en mode accéléré, j’ai l’impression d’avoir le vertige à longueur de journée.  

Un sentiment de honte s’empare de moi et ne me quitte plus. La honte de ne plus y arriver, de ne plus être à la hauteur, de ne plus savoir faire mon métier. Je n’ai plus confiance en moi.

A côté de cela, il y a ma vie de maman, les maladies infantiles auxquelles il faut faire face, les nuits saccadées, les devoirs, les repas, les activités, les disputes de cours de récré à régler, l’organisation de la garde avec l’ex-conjoint… Je culpabilise de ne pas arriver à tout gérer.  

 

Quand j’arrive sur mon lieu de travail le matin, il me faut 10 minutes pour quitter ma voiture, je pleure avant d’arriver à mon bureau, je pleure le soir en rentrant chez moi.

 

Je ne dors presque plus, je rédige mentalement, mes mails, mes notes de services. J’aimerais tant poser mon cerveau sur la table de nuit pour enfin dormir paisiblement, sans ruminer.

Je me dis sans cesse qu’il faut tenir, que demain, ça ira mieux, que cette situation va se régler. L’instinct de survie, sûrement…

 

Je me mets à chercher des solutions mais pas n’importe lesquelles : je veux pouvoir les puiser en moi. J’ai trop peur des traitements chimiques.

Je me mets à la méditation, chaque soir je médite au moins 5 minutes. Cette pratique est une révélation, elle m’apprend à ramener mon corps et mon esprit au calme. J’arrive alors à mieux gérer mes angoisses, et parfois à prendre du recul.  

La charge de travail est toujours très intense. Les réunions dans lesquelles je ne me sens plus à la hauteur, plus compétente,  plus à ma place, se succèdent. J’en fais des crises d’angoisse, je suis en état de panique continuellement. Chaque minute passée à mon poste de travail est une  lutte, une souffrance. Je pense alors au pire.

Heureusement, je m’accroche à l’idée que mes vacances annuelles ne sont pas loin. C’est ce qui m’aide à tenir. Je suis impatiente mais effrayée aussi : si je n’arrivais plus à déconnecter, si je n’arrivais pas à revenir après, si je craquais…

 

Dès mon arrivée sur mon lieu de vacances, je ne me sens pas bien.

Une immense fatigue s’abat sur mes épaules. J’ai de fortes migraines, des crampes. Et surtout, je constate rapidement que je ne parviens pas à couper avec mes dossiers en cours.

La première nuit, je ne parviens pas à dormir, je tourne et me retourne dans ce lit.

Je fais des exercices de respiration, mais je comprends vite que mon malaise est profond.

Le dimanche suivant, je pleure au petit déjeuner, puis à 10h, puis dans le pré, puis dans le jardin d’enfant, j’ai l’impression d’avoir un océan de tristesse à déverser.

Je décide de demander conseil au pharmacien du village qui me propose du millepertuis en comprimés. Pourquoi pas ?

Mais je me sens glisser encore, je sens le vide au fonds de moi et je déteste cette sensation.

La nuit suivante est identique à la précédente.

Je décide de me prendre en main, de me secouer et d’aller voir le médecin.

Il m’écoute patiemment. Je lui explique : une activité professionnelle accrue, le stress répété, les crises d’angoisse et de larmes de ces derniers mois.

Il me pose quelques questions. Puis il me dit d’un ton très assuré: «Vous voulez savoir ce qu’il vous arrive? C’est tout simple : vous souffrez d’un épuisement professionnel».

Il m’explique le processus, pourquoi j’en suis arrivée là: la fatigue, la vie trop intense et stressante, le travail, les enfants, et l’oubli d’être soi, de vivre aussi pour soi, sans soupape de décompression… et surtout le contraste énorme avec ce lieu de vacances, calme, en pleine nature. Arrivée à un tel niveau de fatigue, on craque, la chute est lourde et il faut alors remonter la pente.

 

Je crois que j’ai rampé et pleuré pendant une semaine, avant d’aller un peu mieux.

Puis j’ai décidé de me sauver, de donner un prix à ma vie.

J’ai suivi les consignes données dans les avions, en cas de dépressurisation : il faut mettre son masque à oxygène avant de secourir les autres. C’est finalement se mettre en sûreté avant de pouvoir sauver les autres.                  

Aujourd’hui je peux dire que je m’en suis sortie. Mais je ne serais probablement plus jamais la même. J’avance pas à pas, et j’essaie de toujours résonner au présent.

J’ai appris que la sérénité se cultive et s’entretient au jour le jour… Et les petits bonheurs simples sont les biens les plus précieux que l’on peut avoir dans sa vie.

 Avec mes loulous, on a fait un cahier des petits soleils, où l’on note un moment de bonheur, vécu seul, ou en famille que l’on a envie de garder en mémoire. On l'écrit pour ne pas l'oublier, et pour pouvoir le relire et se rappeler des belles émotions qu'on a ressenties."

                                                                                            Amélie

 

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                       Diane BALLONAD ROLLAND

                      contact@zen-et-organisee.com

 

Face à l'accélération du temps, prenons le temps de nous poser, osons ralentir, en soi, chez soi mais aussi au travail, et commençons à nous réapproprier consciemment notre temps !

 

Maman de 3 enfants, je suis Coach, Consultante et Formatrice en Organisation Personnelle et Gestion du temps. 

 

Créé en 2010, ce blog propose, à travers des articles, des interviews ou des ateliers interactifs en ligne, une réflexion et des pistes concrètes pour changer notre regard sur le temps, apprendre à ralentir, nous recentrer sur nos vraies priorités, prévenir l'épuisement et trouver un meilleur équilibre entre les exigences de la vie professionnelle, les obligations de la vie familiale et nos aspirations personnelles.


"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." (Antoine de St-Exupéry)