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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 05:30
Les 5 idées reçues les plus tenaces sur la procrastination

 

Ce que n'est pas la procrastination :

le point sur les idées reçues !

 

 

En terme de procrastination (tendance à remettre au lendemain), les idées reçues sont légion ! Fainéante, paresseuse, tire-au-flanc, flanc-mou (chez nos amis les québécois !), sans volonté, faible, la personne sujette à la procrastination n’a décidément pas la côte.

 

Petit tour d’horizon des préjugés les plus tenaces…

 

 

1- La procrastination n’est pas de la paresse

 

Lorsque l’on pense procrastination, on imagine facilement une personne avachie sur son canapé qui préfère « passer du bon temps » et paresser plutôt que de se mettre à l’ouvrage.

Or, contrairement à ce que nous pourrions (un peu trop) facilement penser, la procrastination n’a rien à voir avec la paresse !

Les personnes qui procrastinent seraient même plutôt actives et bien organisées… avec ce qu’elles aiment faire, ce qu’elles maîtrisent et ce qui a du sens pour elles.

Elles font simplement le choix (conscient ou inconscient) d’une action au détriment d’une autre, qu’elles préfèrent reporter à un moment ultérieur. Il n’est pas rare d’ailleurs qu’elles soient si occupées qu’elles finissent par être débordées !

 

 

2- La procrastination n’est pas non plus une maladie

 

La procrastination relève davantage d’un comportement, aux conséquences plus ou moins graves, mais en aucun cas d’une maladie. Elle ne se soigne donc pas via un traitement médicamenteux.

Elle peut en revanche être le symptôme d’une maladie, comme c’est le cas chez les personnes dépressives qui doivent faire face à la perte d’envie inhibitrice de l’action, ou les personnes atteintes de "Troubles du déficit attentionnel" (ou TDHA),  particulièrement sujettes à la procrastination. Ces personnes présentent un effet un déficit de concentration, souvent associé à une hyperactivité.

 

Les personnes souffrant de T.O.C. (Troubles obsessionnels compulsifs) ou de phobies vont également développer des stratégies d’évitement propres à la procrastination.

 

La procrastination peut enfin être le symptôme d’une « anorexie du travail », que l’on va retrouver chez les « workaholics » (personnes souffrant d’addiction au travail). En effet, si certains workaholics se caractérisent par leur incapacité à déléguer leur travail, tous les workaholics ne sont pas les travailleurs compulsifs que l'on pourrait imaginer. C'est notamment le cas du workaholic "anorexique", celui qui procrastine longuement, repousse à plus tard avant de travailler efficacement. Perfectionniste, il ne sait alors plus par où commencer et panique.


 

3- On ne nait pas procrastinateur !

 

On ne nait pas procrastinateur, on le devient, au fil du temps, en particulier au moment des études. 

Selon de rares études sur le sujet, la procrastination toucherait environ 30 % de la population adulte et jusqu’à 50 % des étudiants, chez qui elle accaparerait jusqu’à un tiers du temps de veille. Il serait même question du « syndrome de l’étudiant ».

Il ne s’agit pas en aucun cas d’un trait de caractère héréditaire qui se transmettrait de génération en génération. Si vous vous définissez comme un procrastinateur patenté, rassurez-vous, votre ou vos enfants ne seront pas nécessairement des procrastinateurs à leur tour. Ils le deviendront en revanche plus facilement à travers l’exemple que vous transmettrez.

Il s’agit donc bien d’un phénomène acquis et non inné. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle car comme tout comportement, nous avons la possibilité de le changer en modifiant nos habitudes et notre perception de la réalité !

 

 

4- La procrastination n’est pas qu’un simple problème de gestion du temps

 

Si c’était aussi simple à régler qu’un problème de gestion du temps (si tant est qu’un problème de gestion du temps soit simple, ce qui est souvent loin d’être le cas…), les procrastinateurs ne seraient pas aussi nombreux !

L’approche peut suffire dans certains cas, les plus légers, mais s’avère globalement insuffisante.

Considéré comme l’un des grands spécialistes mondiaux sur la procrastination, Joseph Ferrari, Professeur de psychologie à l'Université DePaul, valide cette hypothèse : « Proposer un agenda à un procrastinateur, c’est comme de se contenter de demander à un déprimé de sourire ! ».

Pour lui, elle est davantage liée à notre capacité d’autorégulation et à notre maîtrise de soi.

 

Preuve en est : procrastiner peut même être utile dans certains cas, il est alors question de procrastination positive !

 

 

5- La procrastination n’est pas une fatalité !

 

Non, définitivement non, la procrastination n’est pas une fatalité !

 

Il est possible, croyez-moi, d’en venir à bout, à condition de ne pas forcer le processus, de progresser avec confiance et sérénité et de rester, quoi qu’il arrive, bienveillant avec soi-même. Les stagiaires que j’accompagne au quotidien en sont les meilleurs exemples !

Inutile, donc, de rajouter de la culpabilité à la culpabilité si vos premières tentatives échouent, si vos premiers petits pas ne portent pas immédiatement leurs fruits. Gardez confiance et recommencez !

En comprenant les mécanismes de la procrastination et en osant regarder en face, avec honnêteté et sans faux-semblant, ce qui vous amène à procrastiner aujourd’hui, vous  aurez déjà fait un grand, un énorme pas !

 

 

 

* Extrait de mon dernier livre, J'arrête de procrastiner, 21 jours pour arrêter de tout remettre au lendemain, en libraire depuis le 25 février 2016.

 

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 06:30
{Procrastination positive} 25 mars : une journée où il est permis de reporter !

Vous l'ignorez peut-être mais demain vendredi 25 mars, nous fêterons la Journée internationale de la procrastination, une journée où il est permis, voire encourager, de reporter !

L'occasion parfaite pour vous rappeler que la procrastination (à petites doses toutefois) a aussi du bon et qu'il est même question, dans certains cas, de procrastination positive.

Mais de quoi parle-t-on au juste ?

 

David d’Equainville, qui a écrit le Manifeste pour une journée reconductibleIntroduction à la procrastination (Zebook.com, 2011), est à l’initiative de la création en 2010 de cette Journée mondiale de la procrastination.

L’auteur iconoclaste a voulu, en créant cette journée, « mettre son grain de sable dans les ravages éculés » d’une société où tout va de plus en plus vite grâce aux nouvelles technologies, aux smartphones et aux réseaux sociaux : « Tout cela nécessite un filtre, il faut savoir différer ».

John Perry, philosophe et psychologue à Stanford, auteur d’un traité de la procrastination positive, La procrastination : l’art de reporter au lendemain (Autrement, 2012), évoque quant à lui un « don naturel ». Il défend l’hésitation, soit la tendance à remettre au lendemain, comme une marque de sagesse : « ceux qui doutent sont ceux qui vont le plus loin et gardent le plus de motivation. » Un défaut aux yeux de la majorité, un atout pour qui sait en tirer avantage.

 

Réapprendre à appuyer sur le bouton pause

 

Dans son livre, John Perry développe son concept très populaire de « procrastination structurée ». Il propose de faire une liste de choses à faire et de mettre en haut de cette liste une ou deux des actions qui nous ennuient le plus. Après ces deux premières tâches impossibles, en viennent d’autres sur lesquelles on se précipite pour éviter les deux premières.

Un peu tordu et tiré par les cheveux mais ça fonctionne ! 

Nous n’avons pas forcément envie de mettre à jour le rangement ou le ménage mais nous le faisons pour échapper à la première tâche de la liste qui est encore pire !

Selon Michel Desjoyeux, psychothérapeute et auteur de Réveillez vos désirs (Plon, 2014), « la ruse avec sa procrastination naturelle crée le désir et la répulsion des premières obligations motives pour les suivantes. Pour le dire autrement, chacun peut accomplir beaucoup d’activités à la condition de ne pas faire ce qu’il a prévu de faire au moment précis où il le décide. On oppose une envie à une autre et l’on fuit un premier projet en travaillant sur un deuxième ».

 

Dans certains cas enfin, il est tout simplement préférable de se donner un temps de réflexion avant de passer à l’action car comme nous le savons, la précipitation est mauvaise conseillère. Ce besoin de passer à l’action à tout va sans réfléchir s’appelle précisément la précrastination et n’est pas plus efficace que son opposé.

Derrière ce concept de procrastination positive, qui a le mérite de proposer une perspective déculpabilisante du phénomène, une idée simple : celle du lutter contre l’activisme à tout va et de réapprendre à appuyer sur le bouton pause.

 

 

En effet, dans certaines circonstances, notamment quand notre niveau d’énergie est au plus bas, il est nettement plus sage et opportun de reporter notre tâche à un moment où notre niveau d’énergie sera plus élevé. Il est stérile de vouloir s’acharner à s’acquitter d’une tâche quand notre énergie est basse car cette tâche nous prendra plus de temps et nous coûtera bien plus d’énergie.

A ce moment précis, nous ne serons donc pas les plus efficaces pour mener à bien notre mission. 

A nous d’apprendre à bien nous connaître et à déceler le moment opportun pour l’action juste…

Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain.

Alphone Allais

 

 

* Extrait de mon dernier livre, J'arrête de procrastiner, 21 jours pour arrêter de tout remettre au lendemain, en libraire depuis le 25 février 2016.

 

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                      Diane BALLONAD ROLLAND

                    

 

 

 

Face à l'accélération du temps, prenons le temps de nous poser, osons ralentir, en soi, chez soi, mais aussi au travail, et commençons à nous réapproprier consciemment notre temps !

 

 

Je m’appelle Diane, j'ai 44 ans, je suis Coach professionnelle certifiée, spécialiste de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, Consultante et Formatrice en Gestion du temps et Equilibre de vie depuis 2010, et je suis aussi la maman imparfaite de 3 enfants. Zen & Organisée, certes, mais je vous rassure, pas tous les jours et c'est tant mieux !

Mon coeur de métier est d'aider les femmes débordées, fatiguées, stressées par les contraintes de la vie quotidienne, à se réapproprier leur temps et à (re)trouver un équilibre. C'est ce qui porte chaque jour depuis plus de 7 ans aujourd'hui.

Créé en novembre 2010, ce blog propose, à travers des articles, des ressources, des interviews ou des ateliers interactifs en ligne, une réflexion et des pistes concrètes (avec exigence mais sans recettes miracles !) pour changer notre regard sur le temps, apprendre à ralentir, nous recentrer sur nos vraies priorités, prévenir l'épuisement et trouver un meilleur équilibre entre les exigences de la vie professionnelle, les obligations de la vie familiale et nos aspirations personnelles.

 

Je suis ce que l'on appelle une "entrepreneuse nomade", travaillant aussi bien dans le train que dans un café, dans un espace de coworking ou chez moi. C'est un mode de vie qui me ressemble, doux, libre et créatif, dans lequel je m'épanouis et peux donner le meilleur :)

Je me suis créée une vie professionnelle sur-mesure : mon quotidien aujourd'hui s'organise autour de différentes activités, toutes complémentaires. Chacune d'elles sans exception me passionne, qu'il s'agisse d'accompagner sur le chemin de l'équilibre et du sens, d'écrire pour mes blogs, de travailler à un nouveau livre, de concevoir un nouvel atelier en présentiel ou en ligne, d'animer une formation, grand public ou proposée par un organisme de formation, ou encore une conférence dans une entreprise.

Entière, intuitive, multiple, j'aime les choses simples et travaille avant tout avec le coeur et en accord avec mon ressenti.

Je ne triche jamais et privilégie l'authenticité, tant dans mon travail que dans mes relations. En réalité, je n'ai aucun mérite car je ne sais pas travailler autrement que dans la confiance, la bienveillance et le respect réciproques.

Si c'est aussi votre cas, nous avons toutes les chances de nous entendre et de faire un bout de chemin ensemble !
 

"L'étoile, c'est ce qui canalise nos énergies, c'est un appel à nous mettre en route, c'est une direction que nous ressentons comme juste au sens plein du terme, c'est une finalité dont découlent les objectifs et qui leur donne de la cohérence et du sens. Elle n'est pas forcément facile ni agréable à suivre, mais c'est elle qui donne du sens à notre existence et nous permet de faire du temps l'allié de notre vie." (François Délivré)

 

Ma box "Zen & Organisé" dans Happy Life Box

 

{Manifeste pour une vie plus douce} PDF à télécharger gratuitement

 

{Mes 50 Mantras pour se réapproprier son temps} PDF à télécharger gratuitement
{Se former au métier d'home-organiser} L'Académie des Pros de l'organisation

 

{Mon podcast audio} sur Soundcloud ou Apple Podcast

 

{Le temps et moi} Mon programme de méditation sur l'app Méditer avec Petit Bambou

 

Magical Timing au travail, Concilier sérénité et organisation (2018, Rustica Editions)

 

Magical Timing, l'art de retrouver du temps pour soi (2017, Rustica Editions)

 

J'arrête de procrastiner, 21 jours pour arrêter de tout remettre au lendemain (2016, Eyrolles)

 

 

 

Membre Fondatrice et Présidente de la FFPO