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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 06:47

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Mardi après-midi, alors que j'étais en train de mettre une touche finale au billet que j'ai publié mercredi dernier, j'ai reçu un mail. Le mail de Juanita.

Dans ce mail, Juanita me confie en quelques lignes, avec beaucoup de simplicité, une tranche de son vécu de maman solo

Son mail m'a touchée, j'ai aimé son regard,  la justesse de ses mots et l'authenticité de son ressenti.

Je me suis dit aussi que son témoignage, plein de force et de courage, pouvait être utile à d'autres mamans (ou papas d'ailleurs) solos, comme l'avait été pour bon nombre d'entre vous le témoignage d'Amélie lorsqu'elle nous avait raconté, avec ses mots, son burn-out professionnel.

Alors, je lui ai demandé si elle acceptait que je partage sur le blog, en lui  proposant, comme j'ai l'habitude de le faire, de modifier son prénom pour préserver son identité.

Voici sa réponse : "Bien sûr, vous pouvez utiliser mon témoignage, mais s'il vous plait, ne modifiez pas mon nom, je suis très fière de ce que j'ai traversé et n'ai aucune honte à en témoigner (...). Je milite maintenant pour que les femmes soient autonomes, indépendantes, et conscientes de la force qu'elles représentent pour la société. Autant dire qu'il y a du travail !"

Alors, ne vous étonnez pas si son mail (ci-dessous) est signé de son nom entier, c'est avec fierté, à mon tour, que je lui ouvre les pages du blog et que je le partage avec vous.

Merci pour votre confiance, Juanita !

***
"Bonjour !

J'aime votre blog, et oui, je me reconnais dans pas mal d'articles. Le burn-out maternel, je sais ce que c'est car je l'ai vécu 3 mois après le départ du père de mes 3 garçons de façon tout à fait inattendue et très rapide.

Voilà un an et demi que j'élève seule mes 3 garçons de 12, 10,5 et 6 ans. Tout en travaillant, en ayant divorcé entre temps, essuyé une dépression dite "réactionnelle", tenant une maison. Quel poids immense à porter pour mon 1,55 !

Aujourd'hui je peux dire que je m'en suis bien sortie, de tout ce marasme : mes enfants vont mieux (j'ai aussi dû gérer leurs angoisses et la dépression infantile du tout-petit), moi aussi, je revis, et malgré toute la pression éducative, financière, logistique et affective que je dois porter, je trouve ma vie beaucoup plus riche maintenant que lorsque j'étais mariée.

Ce qui me pèse le plus, c'est la culpabilité que l'on nous fait porter à nous, les femmes : quand nous sommes quittées, on ressent toujours le soupçon de la part de l'extérieur ("s'il est parti, c'est bien pour une raison valable, elle devait avoir un vice caché" !!), puis le regard qu'on porte sur nous, nous débattant en essayant de ne pas couler et de tenir le cap pour élever 3 garçons, les conseils qu'on nous donne : "Tu devrais faire preuve de plus d'autorité", "Quoi, le petit dort avec toi, mais c'est pas bon, ça !", "Quoi, tu fais garder tes enfants par tes amis pour pouvoir aller  nager, ben ça va, la vie est belle !", ou le mieux du mieux : "Finalement, tu as la belle vie, un week-end sur deux tu peux te reposer sans tes enfants"...

Voilà, nous, femmes seules, sommes la proie facile : si on décide de relever la tête et de retrouver une vie affective, nous faisons passer nos enfants après nous-mêmes... Et que dire du caractère vénal de toutes ces mamans qui doivent s'estimer heureuses d'avoir une pension alimentaire versée régulièrement (véridique !) et qui, c'est bien connu, en profite pour elle-même...

Mon besoin de reconnaissance est énorme, j'ai besoin d'entendre que je suis une fille courageuse, méritante, qui fait au mieux avec les moyens qu'elle a, avec une famille qui ne peut pas l'aider car à 800 km. Mes journées commencent à 6h et finissent à 23h, et je trouve le temps de faire du sport pratiquement tous les jours et d'avoir une vie sociale riche et active.

Mais je pense que c'est trop demander, sauf à toutes celles qui sont dans le même cas et qui se retrouveront dans mon témoignage.

Le burn-out que j'ai connu m'a rendue finalement plus forte, mon degré d'exigence a baissé, et je pense plus à moi maintenant, pour mieux retrouver mes enfants.

Je n'accepte désormais plus aucune remarque sur ma façon de les élever, je me fixe des objectifs : réussir ma nouvelle vie amoureuse, et faire le marathon de Barcelone en mars 2015.

Surtout être heureuse avec mes enfants.
 
Je suis en bonne voie.

Merci pour votre blog, déculpabilisant et bienveillant.


Juanita Sigoignet"


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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:37

separation-divorce

 

Depuis septembre 2012, j'ouvre le blog, de temps en temps, à des rédacteurs/rédactrices invité(e)s.

Aujourd'hui, j'accueille Elodie Cingal, psychologue spécialisée dans les séparations et les divorces et auteure de Ma Famille recomposée, paru aux Editions Tournez la page en janvier 2013 (lire son interview sur le blog).

Après vous avoir parlé de l'importance de consacrer du temps pour le couple, j'ai trouvé intéressant de vous parler, aussi, à travers le regard d'une spécialiste, de la séparation, car malheureusement, la séparation peut concerner chacun et chacune d'entre nous, à tous moments. 

Alors, pour la vivre de la meilleure manière possible, voici quelques conseils bien avisés.

 

10 clés pour bien vivre sa séparation ou son divorce

 

"Une séparation plonge souvent dans un état de choc qui peut conduire à des conduites peu constructives pour soi et les autres. Il est possible de minimiser les effets néfastes de la séparation à travers plusieurs clés ; comportements à mettre en place, état à accepter, communication à instaurer….


1/ Cette clé est la plus importante : Faire face à la séparation. Il est facile de nier ce qu’il se passe, d’interpréter les comportements de l’ex. L’espoir d’une réconciliation pointe son nez sous différentes formes. Par exemple, mon ex m’aide à me réinstaller, c’est qu’il doit donc tenir à moi. Or, pas forcément, votre ex est peut être tout simplement un homme bien qui ne veut pas vous laisser dans un environnement peu avenant. Faire face à la séparation, c’est lutter contre ces pensées qui vous pousse à espérer. C’est ACCEPTER la séparation.


2/ Patienter !! On sait que l’on ira mieux, mais on ne sait pas quand. Il faut se dire que la douleur est un passage obligé fait de renoncement à ses vieux projets, de peur de l’avenir, de difficulté à s’habituer à sa nouvelle vie… PATIENCE, tout cela va chaque jour s’atténuer.


3/ S’entourer un maximum. En temps de séparation, un fort sentiment d’abandon s’impose. On perçoit chaque jour que l’autre vous oublie, fait sans vous et on imagine que cet autre n’en souffre pas. On se dit oublié, interchangeable. On se dévalorise. On a besoin de se rappeler à l’autre pour pouvoir s’aimer. Or, c’est justement ce qu’i ne faut pas faire. Il s’agit alors de transférer ce besoin auprès d’amis, de la famille, de bons collaborateurs…. Il faut s’entourer d’amour et de chaleur, … et si c’est difficile, juste de gens. Au pire, prendre un animal, cela adoucit le sentiment de solitude !


4/On devient intolérant à la frustration. On ne supporte plus qu’on nous annule, nous reporte. Cela réactive le sentiment d’abandon. On a presque besoin, comme les enfants, que tout le monde soit fiable. C’est tout à fait normal. Une bonne partie de sa vie s’écroule et le nouvellement séparé a un besoin désespéré de pouvoir s’accrocher aux autres. Malheureusement la vie est plus complexe et tout le monde ne peut pas répondre à nos attentes. Il s’agit donc de rationaliser et de se confronter à ce sentiment d’abandon et de comprendre que pendant un temps, on sera hyper sensible à tout. Il faut donc discuter avec son entourage et leur dire cette incapacité à tolérer les changements. Il faut également ne pas incriminer l’entourage. Celui-ci fait ce qu’il peut.


Separation.jpg

 

5/ Laisser sortir sa peine mais pas n’importe où !! Entre celle qui pleure toute la journée au travail et celui qui se repli totalement pour ne pas avoir à montrer sa vulnérabilité, il y a des nuances. Il faut pouvoir exprimer auprès de personnes de confiance et en sécurité sa peine, la laisser sortir. Il est important que la peine exprimée soit accueillie au bon moment par les bonnes personnes. SI elle sort de manière inappropriée, elle ne fait qu’aggraver le ressentiment de la séparation


6/ S’occuper ! Se noyer dans des activités. Cela n’empêchera pas de faire face à sa douleur. Mais cela permet surtout de ne pas se conforter dans la séparation et ses méandres. Cela force à avancer…


7/ Contrer la méfiance typique de la situation de séparation.  Se séparer ne veut pas dire que l’ex nous veut du mal. Il se sépare de vous mais ne souhaite pas forcément vous nuire. Certes, dorénavant, il pense à lui au lieu de penser à NOUS (ou vous). Mais, ce n’est pas forcément contre vous. Il faut tenter de conserver avec lui ce qui faisait qu’au passé vous vous faisiez confiance. On peut se séparer dans la confiance et la bienveillance.


8/ Comprendre que la colère n’est qu’un moyen de gérer sa douleur. Durant la séparation, plusieurs sentiments sont en jeu, on peut même parler d’un débordement émotionnel. On a tendance à transformer cette douleur en colère car la colère se porte sur quelque chose, ici l’ex. La douleur n’a pas de visage et on a des difficultés à la gérer. En adressant la colère vers l’ex, on trouve le moyen d’évacuer la douleur. De plus, la colère permet de maintenir le lien avec l’ex. Dans la séparation, on a un sentiment de vide énorme et on ne sait plus comment se lier à l’ex. En se mettant en colère, on force l’autre à interagir réellement ou virtuellement avec soi. Il s’agit donc pendant le temps où la douleur est trop forte d’éviter d’interagir avec l’ex. On tente de le préserver de cette douleur/colère qui installe des conflits longs et destructeurs. On explique à son ex que la séparation est trop forte et que l’on a besoin de la laisser passer avant de reprendre contact physiquement (lorsqu’il y a des enfants) ou on ACCEPTE de disparaitre de la vie de l’autre.


9/ Par rapport aux enfants, communiquer par des outils simples comme le mail et le sms sans se voir forcément. On fait des écrits cordiaux sur lesquels on prend le temps de retirer les reproches, les incriminations, … tout ce qui a un caractère passionné. On se cantonne à du factuel. Quand on sera plus fort, on pourra à nouveau se parler et même rire ensemble.


10/ Donner des infos à l’ex sur les enfants quand ils sont avec soi. Quelque soit le mode de garde, le parent non gardien souffre de l’absence de son enfant (et même les papas, si si !!). Il est donc important de faire l’effort de donner des infos sur l’enfant au parent non gardien. On lui fait une photo, un mail, un sms (rien qui ne nargue l’autre)…. On fait appeler l’enfant en ayant bien mis en place un espace temps où l’enfant pourra et aura envie de parler au téléphone. On peut être en colère contre l’ex mais il est primordial de comprendre que l’on n’a pas le droit d’être en colère contre le parent.


Si la douleur est trop forte, si la durée est trop longue, si une méfiance s’installe…. Il s’agit de se faire aider par un psy spécialisé dans les séparations. En général, quelques séances suffisent s’il n’y a pas d’autres difficultés sous-jacentes.

 

Une séparation n’est pas un échec, c’est un nouveau départ avec de nouvelles opportunités."


Elodie Cingal

Article invité rédigé par Elodie Cingal.


Ma Famille Recomposée - Elodie Cingal

 

 


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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:00

France-5-documentaire-meres-celibataires-appel-a-temoin.jpgJ'ai été contactée par une journaliste qui est en train de réaliser un documentaire de 52 minutes pour France 5 sur les défis quotidiens que doivent relever les mères célibataires. J'ai longuement échangé avec elle hier après-midi par téléphone sur les problématiques des mères célibataires et je relaie avec confiance son appel à témoins sur le blog.

Elle est à la recherche de témoignages et de profils très différents de mamans solos. 

Si vous souhaitez partager votre expérience avec elle, n'hésitez pas à la contacter directement, par téléphone ou par email, pour un premier échange. N'hésitez pas non plus à partager l'information autour de vous si vous connaissez autour de vous d'autres mamans solos :

 

B. Bellanger
Journaliste- Réalisatrice
Tel : 01-56-26-58-28
Mail: bbellanger@tonycomiti.com

 

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 07:43
 Zen et Organisée 2 
Pour clore ce chapitre sur les mamans solos, après les témoignages de Carine et de Christelle, voici l'histoire de Florence, maman solo depuis deux ans.
 
Bonjour Florence, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
  
Bonjour, je m’appelle Florence et j’ai le bonheur d’être la maman de deux bout’choux : un grand garçon de 7 ans et demi, et une petite fille de 4 ans.
 
J’habite seule avec eux depuis un peu plus de deux ans maintenant. J’ai choisi de créer ma propre activité l’année dernière :   Passionnémots.
Je suis entrée en couveuse d’entreprise pour m’établir comme écrivain conseil® et j’ai adhéré aux Mampreneurs pour me sentir forte d’un réseau de femmes dans un contexte proche.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez, ou que vous avez rencontrées, en tant que maman solo ?    
  
La difficulté est de devoir tout gérer, sans possibilité de passer le relais en cas de fatigue ou surbooking... Caler les rendez-vous clients, les formations, et les démarches administratives en tout genre pendant les horaires d’école ; s’adapter aux imprévus tels que grève de cantine ou enfant malade ; canaliser les sautes d’humeur et garder le moral quand tout semble aller de travers.

De mon point de vue, sans famille proche géographiquement, avoir un réseau s’avère indispensable : babysitter(s), assistante maternelle, copines, etc.
Sans oublier le papa bien évidemment : même si la situation est parfois compliquée, il joue son rôle !
Parvenez-vous à prendre du temps pour vous ? Si oui, à quels moments et comment y parvenez-vous ?
Depuis quelques mois, nous avons enfin réussi à instaurer un rythme de garde équilibré. Mes enfants vont chez leur père du vendredi soir au samedi soir ou dimanche matin ; ils partent en vacances une semaine chez mes parents aux petites vacances, et plus l’été.
  
Du coup, je dégage du temps pour moi : j’ai repris les cours de yoga. De temps en temps, j’organise une soirée avec des amis  sans enfant.

Ceci dit, le samedi est en général consacré au travail quand même pour compenser le mercredi où les enfants sont avec moi.
Globalement, j’aimerais avoir plus de temps pour moi, pour aller au ciné ou au hammam ! Mon rêve : partir trois jours à la campagne, me balader et bouquiner pour le plaisir...
Qu'est-ce qui vous pèse le plus aujourd'hui ?
Très franchement, c’est la gestion du temps : démarrer une activité avec deux jeunes enfants est compliqué. Je travaille les jours d’école entre 8h30 et 16h30, j’avale souvent un en-cas en 10 minutes. Je me remets à la tâche le soir après 21h, souvent jusque tard. Le samedi est plus consacré à mon activité professionnelle qu’à faire une pause. Le mois de septembre en particulier, après la rentrée, ressemblait à un vrai marathon !

Une autre difficulté est aussi d’adopter la bonne attitude avec mon fils. Il a un grand besoin de présence masculine, et ce n’est pas facile d’assumer cette situation vis-à-vis de lui. Faire taire ma culpabilité et rester en accord avec moi-même implique un travail sur moi important.
Qu'avez-vous mis en place pour mieux vous organiser ?
- Je me suis mise aux courses par internet, pour éviter le stress des magasins (et ménager mon dos en prime) !
- J’ai eu la bonne surprise que mes enfants souhaitent et puissent s’inscrire tous les deux à la même activité sportive, sur le même créneau : le cours de judo du mercredi soir.
- Je m'accroche pour pérenniser la fréquence et la régularité des gardes du papa (j'aimerais que les enfants soient en partie chez lui pendant les vacances notamment).  
Parvenez-vous à trouver quelques avantages, finalement, à être maman solo ?
  
Je ne formulerais pas ça en termes d’ « avantages ».
  
J’évite les conflits avec le père sur la « bonne façon » d’élever les enfants, et il m’est plus facile d’instaurer des règles de vie conformes à ma vision de l’éducation. Pourtant, la discussion ouverte sur ce sujet est nécessaire et les enfants gagnent à avoir deux référents à la maison. Il n’y a pas de situation idéale.
 
Quels conseils donneriez-vous aux autres mamans solos ?
  
Mon conseil est de s’entourer au maximum : trouver du soutien, savoir vers qui se tourner en cas de difficultés (logistiques ou morales), garder le lien avec le père dans la mesure du possible, voir des amis -avec et sans enfants- quand l’occasion se présente.
  
Faire de la méditation / relaxation / visualisation positive aide aussi à garder le moral et rester optimiste !
  
Merci Florence !
 
Nature.jpg
 
Et bravo à toutes les mamans (et tous les papas) solos qui se battent chaque jour pour reconstruire un équilibre et donner le meilleur à leurs enfants, avec la difficulté que ça implique : celle de ne pas s'oublier dans cette (re)conquête... Big up !
 
 
 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 06:13

maman-solo-comment-gerer_large.jpg

Aujourd'hui, après le témoignage touchant  de Carine, voici le témoignage plein d'optimisme de Christelle :

 
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
 
Christelle, 34 ans, je suis maman de deux enfants, une fille de 9 ans et un garçon de 6 ans.
J'ai vécu 15 ans avec le père de mes enfants (oui, nous nous sommes connus au lycée à un âge où on n'a pas vraiment vécu encore, c'était sûrement trop jeune).
Je suis solo depuis bientôt 3 ans.
 
Il y a environ quatre ans, j'ai commencé à réfléchir à ma vie tant privée que professionnelle, une profonde sensation d'ennui comme si je n'étais pas moi ou à côté. Beaucoup d'amis m'ont qualifiée de "la Belle au bois dormant" et trouvent une nette différence entre celle que j'étais et celle que je suis. Plus épanouie !
 
Les enfants aussi sont plus épanouis, à parents heureux... Dans le même temps, j'ai commencé la formation pour devenir avocate, je me suis un plus ouverte sur la danse (qui était déjà un peu présente) et j'ai pris la décision de partir. Bref, un grand coup de pied.
 
La seule constante : mes enfants, qui ont toujours été au coeur de mes préoccupations. Je suis très, très maternelle !
  
Je suis avocate depuis décembre, date à laquelle j'ai prêté serment. 
 
  
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez, ou que vous avez rencontrées, en tant que maman solo ?
  
La plus grosse difficulté reste la gestion du temps, je cours beaucoup (surtout en profession libérale) mais moins qu'au début. J'avais déménagé loin, à 18 km de mon ancien domicile, mais j'avais tenu absolument à laisser les enfants dans leur environnement scolaire pour que la séparation ait le moins d'impact possible. Ils continuaient à aller à la même école.
 
Et surtout, j'étais particulièrement isolée : je n'ai aucune famille ici et je suis du genre à vouloir tout contrôler et éviter d'embêter les autres avec mes difficultés, ne pas leur prendre de leur temps, gérer seule, ne pas déléguer.
  
Au début de la séparation, on a aussi tendance à se croire encore en famille avec le papa, et donc à trop compte sur l'autre pour ce genre de détails. Mais c'est impossible. Des emplois du temps très différents (le papa est en 3x8), la rancoeur, le deuil de la séparation, c'est une très mauvaise solution. Et cela entretient la confusion pour les enfants et le papa aussi qui compte sur vous également car il n'a (pour ma part en tous cas) JAMAIS rien géré avant ou presque en ce qui concerne les enfants.
  
Le gestion de l'argent était aussi une grosse difficulté (surtout que je ne gérais pas le budget avant) et d'un seul coup, il n'y a plus qu'un seul revenu. Même aujourd'hui, malgré mon métier, j'ai de faibles revenus pour le moment : je débute (profession libérale oblige, je dois provisionner mes charges).

    
Parvenez-vous à prendre du temps pour vous ? Si oui, à quels moments et comment y parvenez-vous ?
 
Oui , bien sûr. La plupart du temps quand les enfants sont chez leur père.
Je sors, je vais danser, je vois mes amis, je vais au cinéma, au hammam (j’adore ça).
     
De temps en temps et de manière exceptionnelle je demande à la babysitter de rester pour que je puisse sortir lorsque (horaires de 3x8 oblige) j’ai les enfants sur presque deux semaines.
     
Je vais chez l’esthéticienne entre midi et 2 une fois par mois et je vais nager une fois par semaine entre midi et deux.

 
Qu'est-ce qui vous pèse le plus aujourd'hui ?
 
Aujourd'hui rien, je suis bien dans ma vie, je ne me sens plus seule. Avant, l'absence du couple, de l'autre, la solitude.
 
Pour ma part, j'ai été en couple très jeune, c'est le seul modèle que j'ai connu. Et puis, la pression familiale et sociale reste importante. Les moeurs ont évolué, certes, mais il reste du travail à faire.
Beaucoup me plaignaient ou me trouvaient très courageuse (wonderwoman, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas gratifiant, cela signifie que vous êtes une exception ou que votre vie n'est pas dans la norme). D'autres me souhaitaient, me souhaitent encore de trouver "un gentil mari" qui pourrait m'aider.
 
Ainsi, donc, je pensais que vivre seule était quelque chose de déprimant, de triste, que ma vie était pauvre, qu'il y manquait l'autre et que je ne pouvais pas être heureuse en vivant seule avec mes enfants. Pire, je pensais que nous n'étions plus une famille puisque nous n'étions plus que trois ! D'ailleurs, en quittant mon ex-concubin, j'étais persuadée que j'allais rencontrer quelqu'un de suite, reconstruire ma vie, créer une famille recomposée, et peut-être faire un petit troisième.
 
Ca ne s'est pas vraiment déroulé comme ça, je suis allée d'échec amoureux en échec amoureux, et plus ça allait, plus je me faisais mal. Bref, je ne parvenais pas à recréer le modèle que j'ai toujours connu.
 
Et pour cause, si j'avais rejeté tout en bloc, ce n'était pas pour rien !
J'ai beaucoup travaillé sur moi, aidée d'une thérapeute formidable. J'ai appris à vivre seule, et surtout à voir que ma vie en fait était plus riche et plus intéressante comme ça, et surtout que les enfants et moi formions une famille.
 
 
Qu'avez-vous mis en place pour mieux vous organiser ?
 
- Je me suis rapprochée de l’école des enfants et du domicile de leur père.
- J’ai appris à dire non et à ne plus me rendre hyper disponible dès que le papa avait besoin que je prenne le relais alors qu’il est sensé avoir les enfants. J’ai aussi appris à me rendre plus indépendante et à moins compter sur lui. Bizarrement et contrairement à ce qu’on pourrait penser je gagne du temps ainsi.
- J’ai une babysitter qui va chercher les enfants à l’école et s’en occupe jusquà ce que je rentre.
- J’ai acheté un lave-vaisselle.
- Je fais mes courses au Leclerc drive.
- J’ai appris aux enfants à être plus autonome (tout en respectant leur maturité psychologique et émotionnelle).
- J’ai adopté définitivement le google agenda avec un système d’alerte sur mon teléphone) et j’y note absolument tout avec des couleurs différentes (bleu pour mes rdv perso, vert pour l’agenda des enfants, orange et violet pour mes rdv professionnels, audiences expertises….)
- J’ai appris à m’ouvrir et à faire marcher le réseau. Je me rends compte que j’ai des amis formidables qui sont et seront toujours la pour moi et vice-versa.
- J’ai rencontré d’autres mamans solos et on se donne des petits trucs mutuels.
- J’ai crée un planning accroché dans la chambre des enfants avec à droite des photos de papa pour qu’ils sachent les jours chez papa et les jours chez maman.
- Je cuisine la veille des plats simples facile et j’ai adopté (alors que je ne voulais pas en entendre parler avant) la purée mousseline et les soupes de légume en brique, ainsi que le cuit vapeur (légumes congelés dans le cuit vapeur le matin et minuteur en route et vous avez des légumes pour le soir).
- Le cartable des enfants (goûter, carnet signé…) est préparé la veille au soir et ils mettent seuls leur goûter dedans.
 
Parvenez-vous à trouver quelques avantages, finalement, à être maman solo ?
 
Aujourd’hui je vois ma vie de maman solo comme une chance.
     
Comme je l’ai dit, ma vie n’a jamais été aussi remplie aussi riche, je vis, je revis.
     
Déjà, je ne me sens plus seule, je suis même particulièrement bien entourée, bien plus que lorsque j’étais en couple.
     
Je sais désormais que les enfants et moi sommes une famille et il ne se passe pas une journée sans que nous riions tous les trois ensembles, que nous échangions ou que nous ayons des moments de complicité (le repas du soir se fait sans télé et malgré leur âge je continue à leur raconter une histoire le soir). Les weekends, nous consacrons une journée à rester tranquille à la maison (d’autant qu’il y a les activités sportives) et une à faire des activités tous les 3 (au ciné, au seaquarium, à la mer, avec des amis ou pas…).
Tout à l’heure, ma fille m’a dit "pourquoi tu souris, en ce moment tu souris tout le temps ?". Je lui ai répondu "tu préfère que je pleure ?". Elle a ri et elle a dit "Ah non !".
     
J’ai fait des rencontres improbables que je n’aurais pas faite en restant en couple, des gens formidables, avec ce que j’appelle « l’intelligence du cœur », certains sont devenus des amis, d’autres n’ont fait que passer mais tous m’ont apporté quelque chose. N’ayant pas de vie de couple; j’ai du temps pour mes amis et ils ont du temps pour moi. Encore une fois, j’ai de la chance et je suis particulièrement bien entourée.
     
Lorsque je suis célibataire sans enfants, je ne fais que ce que j’aime, que ce que j’ai envie. Je vais au théâtre, au ciné, je fais de la salsa, je joue aux cartes, ou je reste tranquille chez moi.
     
Mon métier est également particulièrement épanouissant, c’est un métier difficile tant physiquement (je marche beaucoup pour aller au Palais, je suis souvent par monts et par vaux) qu’émotionnellement mais c’est un métier passionnant et je ne regrette absolument pas les efforts faits pour y arriver, au contraire.
     
Je profite de la vie et j’avoue que l’idée de reformer un couple et avoir un troisième enfant me parait très loin. Je ne cherche plus absolument quelqu’un avec qui refaire ma vie. Je fais des rencontres et si, un jour, l’une d’entre elle me fait découvrir la bonne personne, celle avec qui je me sentirai bien et non n’importe qui du moment que je ne suis plus seule, alors, il rencontrera mes enfants et entrera dans notre vie comme je rentrerai dans la sienne… Mais j’avoue que je ne suis plus aussi pressée et que j’ai bien envie de profiter encore quelques temps de mon statut de maman solo.
    
 
Quels conseils donneriez-vous aux autres mamans solos ?
 
Je leur dirais : ne vous isolez pas, échangez, parlez avec vos amis, votre famille.
Il existe un groupe sur Facebook qui s’appelle "les parents solos" de Dehors les petits, c’est un bon appui.
     
Il y a aussi les maisons Dolto où l'on peut être écouté.
     
Si vous rencontrez une difficulté, par exemple avec votre enfant ou le papa, expliquez la situation à l’école.
     
Si vous avez des difficultés financières, parlez aussi avec votre banquier. J’ai eu de la chance d’avoir un banquier compréhensif et qui a mis en place des moyens quand il a su que je vivais seul avec deux enfants et que je poursuivais une formation d’avocate.
     
Utilisez tous les trucs et astuces qui vous feront gagner du temps (le lave-vaisselle, le drive…).   
 
Apprenez à dire non, si le papa vous envahit trop. A trop vouloir bien faire en pensant qu’il y va de l’intérêt de l’enfant, on s’épuise et on n'est plus disponible pour son ou ses enfants.
Il est père, il apprendra et il finira par savoir gérer ses enfants seul, sans vous.
     
Profitez à fond du temps où vos enfants ne sont pas avec vous : sans culpabilité, sans penser au manque.
Vivez et soyez dans l’instant présent !"   
 
Merci Christelle,  votre témoignage me donnerait presque envie de quitter mon mari (mais je vais le garder quand même...) !
 
Lundi, pour la dernière partie de cet article en trois temps, vous retrouverez le témoignage de Florence.
 
Bon vendredi à vous et surtout, profitez bien de votre week-end !
 
         
 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:05
Maman solo 2
  
Ce jeudi matin, j'ai envie de vous parler des mamans solos. 
  
D'abord parce que c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, ma mère nous ayant élevé quasiment seule, mon frère, ma soeur et moi. Je suis donc bien placée pour connaître les difficultés, de diverses natures, que cela implique d'élever seule trois enfants, par exemple.
 
Je sais aussi le courage que cela demande, surtout quand il n'y a pas de papa pour partager la garde (j'ai perdu mon papa très jeune), et donc pas de relais, à part le soutien occasionnel de mes grands-parents maternels, quand ils étaient de passage en France.
  
  
Qui sont-elles ?
  
Elles représentent 85 % des près de 2 millions de familles monoparentales que compte la France, soit une famille sur cinq, c'est dire si le phénomène des mamans solos est tout sauf anecdotique.
  
Précarité de l'emploi, difficultés financières (20 % vivent en dessous de la pauvreté), absence de vie sociale, voire de vie amoureuse, solitude parfois, inquiétudes au sujet de l'avenir ("qu'adviendra-t-il de mes enfants si je viens à disparaître ? "), les mamans solos cumulent les handicaps.
  
Pourtant, elles font preuve d'une combativité sans égal. Comme elles le disent elles-mêmes : elles n'ont pas le choix car tout dépend uniquement d'elles ! Ainsi, envers et contre tout, elles sont de tous les combats, s'interdisant de baisser la garde et même, de tomber malades. Elles sont sans conteste les reines de l'organisation et du système D : partage des tâches avec les enfants, réseau social en béton armé, bons plans, solidarité.
  
  
Trois mamans solos témoignent :
  
Pour préparer ce billet, trois mamans solos ont accepté de témoigner. Je voulais piocher ici et là des bouts de leur témoignage pour illustrer différents points du billet mais je trouve leurs témoignages si riches qu'avec leur accord, je préfère les partager avec vous dans leur intégralité (quitte à ce que le billet soit un peu long...).
  
Leur histoire, leur parcours, parfois semés d'embûches, valent bien davantage que de grands discours ou de longs conseils (un conseil de plus) sur ce qu'il faut faire, comment et pourquoi. Et n'étant pas moi-même maman solo, je ne me sens pas suffisamment légitime pour donner des "conseils", même bienveillants, et préfère donner la parole à celles qui vivent cette situation au quotidien, parfois depuis des années...
 
Pour démarrer, voici le témoignage très touchant de Carine :
 
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
 
Je m’appelle Carine, j’ai 33 ans bientôt et je suis maman d’une petite fille de 6 ans ½. Je suis séparée depuis janvier 2012 avec une grosse mésentente, et donc des difficultés notables dans l’organisation de notre foyer monoparental. Je travaille à temps plein.
 
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez, ou que vous avez rencontrées, en tant que maman solo ?
 
Les difficultés les plus importantes à mon sens sont le stress et la fatigue, dus au souhait de tenir le cap pour deux. En effet, même si le couple rompu était très peu stable, au niveau éducation et attentes de l’enfant, nous étions deux à « collaborer » en situation de crise avec l’enfant. Là, ce n’est plus le cas. Et dans une séparation, les situations de crise, il y en a !
 
Après, il y a bien sûr (mais en ce qui me concerne, je trouve cela secondaire) les travaux quotidiens un peu plus « musclés » comme rentrer le bois, monter une étagère, faire une cabane à la petite. Je mets plus de temps pour le faire mais je finis toujours par y arriver, et quand c’est vraiment trop difficile (mécanique, par exemple), j’ai deux amis hommes sur lesquels je peux compter.
 
Il y a aussi ces moments où l’enfant est couché ou chez papa, et où l’on se retrouve seule à la maison sans pouvoir discuter entre adultes, ce manque de relations d’adulte à adulte. Comme les trois jours de vacances que j’ai passés avec ma fille près de la mer cet été...  J’aime ma fille du plus profond de mon cœur, mais voilà, passer la journée à faire des pâtés de sables, puis le manège, puis le repas en extérieur et le soir encore toutes les deux devant la TV, ce sont de merveilleux moments … le premier jour puis le deuxième … et le troisième, cela commence à être difficile. J’ai honte de vous dire cela mais malheureusement c’est ce que j’ai ressenti, alors qu’à trois c’était toujours plus vivant.
 
Parvenez-vous à prendre du temps pour vous ? Si oui, à quels moments et comment y parvenez-vous ?
 
Depuis peu, j’ai décidé de prendre deux heures pour moi tous les mardis soirs pour aller à la piscine avec une amie.  En fait, le mardi soir, ma fille va dormir chez mes parents pour que le lendemain, elle puisse dormir le matin. Car toute la semaine, elle se lève à 6h 45 pour aller à la garderie et me permettre de me rendre à mon travail à 50 km de chez nous. Toutefois, je culpabilise énormément et j'ai décidé d'emmener ma fille avec moi une fois sur trois. L'amie qui m'accompagne est maman de deux enfants, elle reste donc peu avec moi  à la piscine (45 mn environ) et retourne à son foyer. La deuxième heure de piscine est donc entièrement à moi mais elle parait aussi plus longue que la première ! Toutefois, je me force à rester et à continuer car il me faut à tout prix retrouver une vie sociale et rencontrer de nouvelles personnes.
 
Après, j’aimerais essayer de sortir mais voilà, chaque fois que vous demandez à sortir et donc que l’on vous garde vos enfants, vous avez toujours un petit pincement au cœur (en tous cas, c’est mon cas). Quand ce n’est pas le regard assassin de votre «garde d’enfant» ( ami, famille ou autre ) qui semble vous dire : « va t’amuser pendant que ta fille pleure dans mes bras… » !  De plus, ma fille est très exigeante avec moi et j’ai droit à une crise si je la laisse un soir sans l’emmener. Même si celle-ci est en week-end chez son papa ! J’ai beau lui expliquer que je dois moi aussi vivre ma vie d’adulte, les crises de larmes arrivent aussitôt et le dialogue se rompt à coup sûr. Ce qui me fait culpabiliser encore plus... Si bien que je ne sors jamais sans elle.
 
Qu'est-ce qui vous pèse le plus aujourd'hui ?
 
De ne pas exister en tant que femme.
  
Je suis maman à 300% mais du coup, je n’existe plus en tant que femme. C’est l'un des motifs qui a fait que mon couple a explosé, et aujourd’hui, il me pèse encore plus du fait que le papa de ma fille a déjà refait sa vie alors qu’il a fait énormément de mal autour de lui. Un sentiment d’injustice.
 
Au tout début de notre vie à deux avec ma fille, j’étais plus épanouie, je me sentais libre. Bien sûr, la vie à la maison s’en ressentait mais le calme était là. Aujourd'hui, entre les frasques de son père, les charges, les ennuis au travail et la fatigue, le ton a changé. Je m’en veux de ne pas arriver à gérer et à rendre ma fille heureuse. Elle pleure beaucoup avec moi, elle est à fleur de peau. Et pourtant elle me dit haut et fort qu’elle m’aime, tout en me rejetant à la figure que je suis la plus méchante quand je lui dis non à quelque chose. C’est un sentiment d’échec et j’ai du mal à m’en sortir. Et j’angoisse de ne pas y arriver.
 
Qu'avez-vous mis en place pour mieux vous organiser ?
 
Je m’appuie beaucoup sur ma maman qui ne travaille pas, deux fois par semaine pour récupérer ma fille à l’école. Je prends le train pour aller travailler, ce qui me permet de faire des économies. J’abandonne l’idée d’avoir un extérieur impeccable et me consacre plus à mon intérieur (qui n’est tout de même pas au top!).
  
Nous avons affiché le tableau des tours de garde en cuisine pour s’y retrouver. Et je note tout sur mon agenda ! Et une chose que nous n’aurions jamais fait avant : ma fille transporte mes numéros de téléphone au coup de son doudou.
 
Parvenez-vous à trouver quelques avantages, finalement, à être maman solo ?
 
Vu ma situation auparavant, à part la présence masculine nécessaire à ma fille, rien n’a vraiment changé. Un avantage en effet : c’est moi qui choisis et je n’ai pas à me justifier auprès qui que ce soit. Quand nous sommes invitées, nous sommes toujours à l’heure, plus besoin d’attendre qui que ce soit. Passées ces bêtises, je dirais plutôt que tout ce qui nous semble être un avantage d’être maman solo peut très vite devenir un inconvénient. Oui j’apprécie ma liberté, mais elle me pèse aussi. Oui, j’ai tous les câlins de ma fille pour moi, mais j’ai aussi toutes les crises… Vous voyez ce que je veux dire ?
 
En ce qui me concerne, j’ai besoin d’être maman solo maintenant pour évacuer mes années de couples chaotiques, mais je ne veux pas finir mes jours seules. Je ne pense pas avoir assez de recul et de vécu en tant que maman solo pour en apprécier réellement les avantages (s’il y en a réellement ?!)
 
Quels conseils donneriez-vous aux autres mamans solos ?
 
Être maman, c’est déjà une lourde responsabilité. Alors, maman solo, imaginez ! Mais si vous n’avez pas peur de remonter vos manches, alors vous y arriverez. N’hésitez pas à demander de l’aide. Parlez, c’est important. Partagez aussi, vos rires, vos larmes… peu importe ! Si votre enfant est blessant dans ses propos, ne vous accrochez pas aux mots mais seulement au câlin qu’il viendra vous faire deux minutes après.
 
La mienne me dit que je suis méchante dix fois par jour, parce que j’ai voulu conserver des règles à la maison pour lui laisser un cadre d’éducation, alors qu’à l’opposé, chez "papa",  elle fait ce qu’elle a envie quand elle a envie, si bien que je suis la vilaine et la méchante…mais si vous lui demandez qui elle veut au quotidien, c’est … maman.
J’en ai pleuré de ces mots, et pourtant, la psychologue qui suit ma fille me l’a dit, et un autre professionnel vous le dira certainement, l’enfant déverse sa colère sur le parent qui est le plus stable, le plus droit, celui qui donne l’éducation. Votre enfant vous aime, que vous soyez maman organisée ou pas.
 
Soyez "maman aimante", et chargez votre cœur d’amour de vos enfants pour supporter la solitude.
 
Merci Carine pour ce précieux témoignage.
 
 
Demain, vous retrouverez un second témoignage, celui de Christelle, jeune avocate de 34 ans, maman de 2 enfants de 9 et 6 ans.
 
Bon jeudi à vous et à demain !
       
 

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                      Diane BALLONAD ROLLAND

                    

 

 

 

Face à l'accélération du temps, prenons le temps de nous poser, osons ralentir, en soi, chez soi, mais aussi au travail, et commençons à nous réapproprier consciemment notre temps !

 

 

Je m’appelle Diane, j'ai 44 ans, je suis Coach professionnelle certifiée, spécialiste de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, Consultante et Formatrice en Gestion du temps et Equilibre de vie depuis 2010, et je suis aussi la maman imparfaite de 3 enfants. Zen & Organisée, certes, mais je vous rassure, pas tous les jours et c'est tant mieux !

Mon coeur de métier est d'aider les femmes débordées, fatiguées, stressées par les contraintes de la vie quotidienne, à se réapproprier leur temps et à (re)trouver un équilibre. C'est ce qui porte chaque jour depuis plus de 7 ans aujourd'hui.

Créé en novembre 2010, ce blog propose, à travers des articles, des ressources, des interviews ou des ateliers interactifs en ligne, une réflexion et des pistes concrètes (avec exigence mais sans recettes miracles !) pour changer notre regard sur le temps, apprendre à ralentir, nous recentrer sur nos vraies priorités, prévenir l'épuisement et trouver un meilleur équilibre entre les exigences de la vie professionnelle, les obligations de la vie familiale et nos aspirations personnelles.

 

Je suis ce que l'on appelle une "entrepreneuse nomade", travaillant aussi bien dans le train que dans un café, dans un espace de coworking ou chez moi. C'est un mode de vie qui me ressemble, doux, libre et créatif, dans lequel je m'épanouis et peux donner le meilleur :)

Je me suis créée une vie professionnelle sur-mesure : mon quotidien aujourd'hui s'organise autour de différentes activités, toutes complémentaires. Chacune d'elles sans exception me passionne, qu'il s'agisse d'accompagner sur le chemin de l'équilibre et du sens, d'écrire pour mes blogs, de travailler à un nouveau livre, de concevoir un nouvel atelier en présentiel ou en ligne, d'animer une formation, grand public ou proposée par un organisme de formation, ou encore une conférence dans une entreprise.

Entière, intuitive, multiple, j'aime les choses simples et travaille avant tout avec le coeur et en accord avec mon ressenti.

Je ne triche jamais et privilégie l'authenticité, tant dans mon travail que dans mes relations. En réalité, je n'ai aucun mérite car je ne sais pas travailler autrement que dans la confiance, la bienveillance et le respect réciproques.

Si c'est aussi votre cas, nous avons toutes les chances de nous entendre et de faire un bout de chemin ensemble !
 

"L'étoile, c'est ce qui canalise nos énergies, c'est un appel à nous mettre en route, c'est une direction que nous ressentons comme juste au sens plein du terme, c'est une finalité dont découlent les objectifs et qui leur donne de la cohérence et du sens. Elle n'est pas forcément facile ni agréable à suivre, mais c'est elle qui donne du sens à notre existence et nous permet de faire du temps l'allié de notre vie." (François Délivré)

 

Ma box "Zen & Organisé" dans Happy Life Box

 

{Manifeste pour une vie plus douce} PDF à télécharger gratuitement

 

{Mes 50 Mantras pour se réapproprier son temps} PDF à télécharger gratuitement
{Se former au métier d'home-organiser} L'Académie des Pros de l'organisation

 

{Mon podcast audio} sur Soundcloud ou Apple Podcast

 

{Le temps et moi} Mon programme de méditation sur l'app Méditer avec Petit Bambou

 

Magical Timing au travail, Concilier sérénité et organisation (2018, Rustica Editions)

 

Magical Timing, l'art de retrouver du temps pour soi (2017, Rustica Editions)

 

J'arrête de procrastiner, 21 jours pour arrêter de tout remettre au lendemain (2016, Eyrolles)

 

 

 

Membre Fondatrice et Présidente de la FFPO