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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 06:55
Interview d'Elisabeth Allier, de Mieux-être au travail

Après les interviews de Marlène Schiappa, Céline Boura, Liliane Holstein, Chine Lanzmann, ou encore Mathilde Juan, pour n'en citer que quelques-unes, c'est Elisabeth Allier, formatrice en méditation de pleine conscience et créatrice de Mieux-être au travail, qui inaugure une nouvelle série d'interviews pour 2016 !

Je vous réserve d'ailleurs de jolies surprises à venir et de très chouettes rencontres...

J'ai rencontré Elisabeth en décembre dernier autour d'un café sur Paris. Elle m'a raconté son parcours avec beaucoup d'authenticité et de simplicité. Nous faisons un peu le même métier mais avons choisi des outils différents pour l'exercer. L'outil de prédilection d'Elisabeth, c'est la méditation de pleine conscience. Un choix qui ne doit rien au hasard...

 

***

 

Bonjour Elisabeth, 

 

Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?

J’ai 43 ans, mariée avec 3 enfants (16, 13 et 7 ans). Depuis 2014, je suis formatrice en méditation de pleine conscience et j'ai créé Mieux-être au travail.

Jusqu’en 2011, mon parcours était des plus classiques. A commencer par ma formation (école de commerce), suivie d’une quinzaine d’années en tant que salariée, dans le secteur financier puis bancaire.

 

Tu as été expatriée pendant 4 années. Comment as-tu vécu cette étape de ta vie et quels enseignements en retires-tu aujourd’hui ?

De 2011 à 2015, j’ai en effet vécu 4 ans à Ho Chi Min (sud Vietnam) avec ma famille, suite à une mutation professionnelle de mon mari (j'ai pu, à cette occasion bénéficier d'un congé sans solde auprès de mon employeur)

La 1ère année a été difficile. D’un rythme très soutenu en France, je suis passée à un rythme très calme, dans un environnement très différent, à tout point de vue : le climat chaud et humide, la langue qui demande beaucoup d’efforts pour réussir à prononcer les quelques mots incontournables "Bonjour, au revoir, merci", les nombreuses coupures internet, d’électricité (rappelons que le Vietnam est un pays en voie de développement) et croyez-moi, quand vous vivez à plus de 10 000km de vos famille/amis, Internet devient précieux…

Soit je baissais les bras et rentrais en France (seule avec nos enfants ?), soit je décidais de voir quelles opportunités ma nouvelle situation pouvaient me procurer.

C’est cette 2ème option que j’ai choisie, non sans mal… mais avec raison !

 

Car les 3 années suivantes m’ont véritablement révélée. J’ai réalisé que je disposais d’un bien précieux : le temps. J’ai décidé de le mettre à profit pour me poser et réfléchir à ma vie jusqu’à présent, à tout ce qui fonctionnait et aussi à tout ce qui ne me convenait pas. Pour voir, ensuite, quel sens je voulais désormais lui donner. C’est avec ce nouvel état d’esprit, ouvert et curieux, que j’ai découvert la méditation de pleine conscience, grâce au superbe livre/CD de Christophe André : Méditer jour après jour. J’ai ensuite voulu approfondir ma pratique en prenant des cours par skype avec Adam Dacey (Mindspace), professeur exerçant en Angleterre.

Si bien qu’aujourd’hui, je ne regrette rien. Bien au contraire : cette expérience a été riche sur différents plans : familial (découverte de l'Asie tous les 5)personnel (prise de conscience de qui je suis et vers où je veux aller) et professionnel (nouveau projet qui s'est traduit par la démission de chez mon employeur : j'ai osé !). 

 

Pourrais-tu nous présenter Mieux-être au travail ? En quoi cela consiste également et comment t’es venue l’idée, et l’envie bien sûr, de créer cette activité ?

L’idée de Mieux-être au travail m’est venue durant l’été 2014. Avec pour objectif d’accompagner les femmes actives vers un mieux-être dans leur vie professionnelle, autour de différentes thématiques : mieux gérer son stress, augmenter sa concentration, lâcher prise, réguler ses émotions, développer un esprit plus positif, être davantage bienveillante avec soi-même, développer des relations plus harmonieuses avec son entourage.

Cette idée, je ne l’ai pas provoquée, elle est venue à moi, tout en douceur, par l’intermédiaire de plusieurs femmes de la communauté francophone qui m’ont demandé de les initier à la méditation de pleine conscience, quelques mois auparavant. Leur « feedback » a été vraiment positif et m’a donné l’envie d’aller plus loin, en créant un projet qui ait du sens, au regard de mon parcours professionnel.

 

Tu as fait le choix de la méditation de pleine conscience comme outil de travail. Pourquoi ce choix et qu’est-ce que cette pratique t’a apportée concrètement, à toi en particulier ?

En effet, la méditation de pleine conscience est au cœur de mes programmes ainsi que des exercices inspirés de la psychologie positive.

La pratique de la méditation m’a profondément changée : je suis devenue plus sereine et plus positive ; j’ai aussi appris à être davantage présente avec les personnes que je côtoie, plus présente également à chacune de mes activités, à lâcher prise, à mieux réguler mes émotions et à être davantage bienveillante avec moi-même.

Elle m’aide également dans mon quotidien en m’invitant, tout au long de ma journée, à faire des micro-pauses, en lien avec mon corps et ma respiration : de vraies bulles d’oxygène !

Avec à la clef comme une évidence : la méditation m’apporte tant, pourquoi ne pas en faire profiter d’autres femmes ?

 

Pourrais-tu nous donner ta vision et ta propre définition de l’équilibre et penses-tu aujourd’hui l’avoir trouvé ?

Je vois l’équilibre comme la capacité à remplir ses différents rôles (épouse, mère, entrepreneure, amie...) avec fluidité et sérénité.

C’est-à-dire sans ressentir cette oppression, liée à la sensation de subir ses journées et que tout va trop vite. Sans délaisser voire abandonner ses besoins et ses envies profondes.

Quand je me revois il y a quelques années, OUI, incontestablement, aujourd’hui, j’ai trouvé mon équilibre.

 

J’imagine que comme nous tous, il arrive que tu coures après le temps et que le rythme s’emballe un peu trop parfois. Comment définirais-tu ton propre rapport au temps et comment t’y prends-tu, aujourd’hui, pour calmer le jeu, faire redescendre la pression et retrouver ton centre (en dehors de la méditation bien sûr !) ?

Mon rapport au temps a beaucoup évolué grâce à la méditation. Il est plus apaisé ; rares sont les moments où j’ai la sensation de le subir. Comme si d’adversaire, il s’était transformé en allié.

Quand je sens que tout s’accélère, je fais le choix de tout arrêter, même 2 minutes, pour me relier à ma respiration. Il s’agit là d’un nouveau comportement que j’ai mis en place et que je trouve vraiment efficace : je gagne alors en sérénité et en clarté mentale. Je peux poursuivre.

 

As-tu déjà connu un ou plusieurs épisodes d’épuisement (professionnel ou parental) ? Si oui, acceptes-tu de nous en parler et surtout de nous dire comment tu es parvenue à reprendre pied et à retrouver confiance ?

Oui, j’ai connu 2 épisodes d’épuisement dans ma vie, dont je parle volontiers car je trouve important de témoigner auprès d’autres femmes que ces situations, bien que douloureuses, ne sont pas anormales.

Le premier, parental, est apparu à la naissance de notre aîné,  lié à un nouveau rythme très différent de celui que j’avais connu jusqu’alors, couplé à une grande fatigue (nuits hâchées et écourtées)

Quant au second, professionnel, je l’ai vécu à la naissance de notre second enfant. Avec cette sensation de courir dans tous les sens et de m’épuiser pour réussir sur tous les fronts.

 

Globalement, sur quoi repose le socle de ton organisation personnelle et/ou familiale ? Quelques astuces ou bons plans à partager ?

La planification est mon mot clef :) Le week-end, je mets par écrit ma semaine personnelle, jour après jour : RDV, réunions scolaires, activités… Objectif double : alléger mon mental et ne rien (ou presque rien) oublier.

J’établis également mes menus pour les 7 jours à venir, un moyen efficace de ne pas me retrouver devant le frigo à ressasser la sempiternelle même question : "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire à dîner ce soir ?"

 

Comment concilies-tu aujourd’hui ta vie d’entrepreneure avec ta vie de mère et de femme ? T’arrives-t-il de ressentir, encore aujourd’hui, de la culpabilité et, si non, comment es-tu parvenue à dompter ce sentiment de culpabilité ?

J’ai commencé par me poser pour clarifier mon intention : « Comment concilier toutes mes vies ? ». Ce qui, concrètement, se traduit par des plages horaires pour mon travail, pour mes enfants (j'ai ainsi fait le choix de ne pas travailler le mercredi après-midi)pour nos RDV à 2 avec mon mari (le dimanche soir, nous regardons un film juste tous les deux et une fois par mois, nous échangeons autour d'un bon petit plat), et pour moi-même (j'ai identifié des activités qui me ressourcent comme mon cours de pilates le mercredi soir, la marche à pied dans un joli parc à deux pas de chez moi et déjeuner/dîner copine(s) une fois par semaine)

Fixer mes limites, choisir un rythme qui me convient car en phase avec mes choix profonds (m'épanouir dans mon travail tout en restant présente pour chacun de mes enfants et mon conjoint), tout cela fait qu’aujourd’hui, je ne ressens pas de culpabilité.

 

Si tu avais un seul bon conseil à donner à une personne, homme comme femme, en quête d’équilibre, (celui par exemple que tu aurais aimé qu’on te donne plus tôt, à une période de ta vie), quel serait-il ?

Je lui dirais :

« Tu ne peux pas TOUT faire. En revanche, tu peux choisir de faire ce qui pour TOI est ESSENTIEL à ton bien-être et à celui de tes proches. Cela commence par te demander quel est ton essentiel : ta vie à 2, tes enfants, tes amis, ton travail, ta famille, ta spiritualité, faire du sport, voyager… ? »

 

Question « bateau » mais ô combien essentielle : qu’est-ce qui te rend vraiment heureuse aujourd’hui ?

Je vois 2 éléments : l’équilibre que j’ai réussi à créer entre mes différents rôles (après multiples questionnements, tâtonnements, remises en cause…) et l’harmonie que je ressens, résultat de l’alignement qui existe entre ce que je pense, ressens, dis et fais.

 

Je sais que tu t’es offerte en cette fin d’année « Ma fabuleuse année 2016 : cahier pratique pour se recentrer sur l’essentiel ». Alors, cette année, elle sera fabuleuse ou pas ? Racontes-nous !

Cet exercice auquel tu nous as invité Diane a été pour moi un enchantement : un grand merci !

Oui, j’ai choisi que 2016 sera fabuleuse. Bien évidemment, cette affirmation, ainsi posée, ne m’empêchera pas de vivre mon lot de tristesse, de déceptions, de peurs…. Mais j’ai aussi décidé de vivre pleinement chaque instant de cette année, de m’ouvrir aux possibilités et opportunités qui s’offrent à moi, en développant un esprit curieux et bienveillant, de continuer à méditer tous les jours, l’occasion de savourer ma vie et de me reconnecter à mon moi profond, celui qui me donne des ailes pour les autres et pour moi-même.

 

Que peut-on te souhaiter de plus ?

Me souhaiter le « mot sésame » que je me suis choisi pour 2016 : la sérénité.

Et tout le reste suivra :)

 

Merci Elisabeth !

 

www.mieuxetre-autravail.com

https://www.facebook.com/Mieuxetre.autravail

 

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 06:30

 

Chine Lanzmann - Zen & Organisée

 

 

Pour démarrer cette nouvelle semaine, j'ai le grand plaisir d'accueillir Chine Lanzmann, coach, formatrice et auteure du Guide de l'autocoaching pour les femmes (2012, Pearson), pour une interview dans laquelle elle nous parle de son métier de coach, et surtout, de la façon dont elle a trouvé, au fil du temps, son propre équilibre...

J'ai découvert Chine Lanzmann lors du Printemps des Mampreneurs en 2012. Nous avions pu échanger brièvement à l'issue de sa conférence que j'avais, je m'en souviens encore, beaucoup appréciée. Je me revois encore relisant le soir même dans le TGV me ramenant à Montpellier les notes que j'avais prises durant son intervention :-)

Il était essentiellement question de confiance. Et quand elle parle de confiance, Chine sait de quoi elle parle ! Elle a aidé de nombreuses femmes, au fil des années, à retrouver confiance et à développer leur leadership. 

Pourtant, nous le savons, la confiance est à la base de tout. Nous en avons fondamentalement besoin. C'est elle qui va nous donner la force et le courage d'aller jusqu'au bout de notre entreprise, quelle qu'elle soit, malgré les obstacles, malgré le manque d'énergie parfois, et malgré le manque de temps.

C'est elle qui va nous rassurer en nous faisant ressentir, là dans nos tripes, que nous sommes décidément sur le bon chemin, et que nous avons fait le bon choix, même si ce n'est pas facile, même si ça bouscule parfois.

 La confiance est partout, et son pendant, le manque de confiance, aussi. Sans confiance, nous serions paralysés par nos craintes. Nous ne pourrions tout simplement pas avancer. Nos vies ne seraient que peurs et méfiance.

C'est précisément pour cela que le travail de Chine est remarquable. Tout ce qui peut contribuer à nourrir notre confiance, à la préserver et, surtout, à la développer est précieux et hautement recommandé...


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Bonjour Chine,


Vous êtes Coach depuis 2004. Pourquoi, à cette époque, avoir fait ce choix professionnel ?

J’avais découvert le coaching deux ans auparavant, car j’avais perdu confiance en moi professionnellement : j’avais créé une entreprise Internet en 1999 qui venait d’exploser avec la bulle Internet. Ca a été un énorme choc pour moi. Je pensais que je ne valais plus rien professionnellement.

Le coaching m’a aidé à retrouver de la confiance, et un travail salarié à l’époque ! En plus, je venais d’être maman, et la maternité m’avait bouleversée…


Quel est le profil des femmes (et des hommes) qui viennent vous voir ?

Ils sont sympas, intelligents et veulent évoluer ! Ils prennent la responsabilité de leur vie professionnelle.

La moyenne a la quarantaine, parfois plus jeune, parfois plus âgé. Certains se posent des questions sur leur choix professionnels. D’autres veulent sortir des conflits et des jeux psychologiques liés au travail. D’autres sont entrepreneurs et veulent être accompagnés dans le développement ou le repositionnement de leur entreprise. Des salariés viennent pour préparer leurs entretiens importants : recrutement, évaluation…

Vous formez également au métier de coach. Si vous aviez un seul conseil à donner à une personne qui souhaite s’orienter dans cette voie, quel serait-il ?

Déjà de se faire coacher, pour voir ce que ça fait !

Vous animez, entre autres, une formation sur le Leadership au féminin qui rencontre un grand succès. Comment l’expliquez-vous ?

Beaucoup de femmes n’ont jamais appris à se centrer sur leurs besoins et à faire des demandes ! Je leur transmets des outils qui ont fait leurs preuves :-) Elles en ont besoin !


Auriez-vous un ou deux conseils à donner aux lectrices du blog pour booster leur confiance ?

Bien sûr : communiquez en positif – même si vous dites « non », dites « à quoi vous dites oui quand vous dites « non » » :-) Et osez demander ! Beaucoup de femmes pensent qu’elles demandent alors qu’elles sont dans la plainte : « Je n’y arrive pas… » ou dans l’exigence : «  Je veux ça ! ». Or, la demande est un processus qui s’apprend : « J’ai trois dossiers en cours et tu viens de m’en ajouter un, je suis stressée car j’ai besoin de temps et de moyens pour bien travailler, est-ce que tu veux bien prendre cinq minutes pour regarder avec moi comment faire ? »

J’imagine que comme nous tous, il arrive que vous couriez après le temps et que le rythme s’emballe un peu trop parfois. Comment définiriez-vous votre propre rapport au temps et comment vous y prenez-vous, enfin, pour calmer le jeu, faire redescendre la pression et retrouver votre centre ?

Oh là là, j’ai fait des progrès ! Jétais « workaholic », c’est-à-dire droguée au travail pendant des années ! Il fallait que ça aille vite, j’ai un rythme rapide ! Grâce à tout le travail que j’ai fait sur moi en thérapie, et en me formant au développement personnel et professionnel, j’arrive à me centrer, à respirer, à avoir un rythme plus calme. Bon, parfois, ça s’emballe et j’aime bien aussi sentir l’enthousiasme.

Globalement, sur quoi repose le socle de votre organisation personnelle ?

J’ai un mari fantastique qui s’occupe de nos deux enfants autant que moi. Des grand-mères super qui sont de bons relais. Une nounou aussi qui assure l’intendance de la maison… J’ai beaucoup d’aides. Du coup, je peux suivre des formations pour continuer à apprendre.

Pour m’aider dans le côté administratif de mon travail, j’ai une assistante, c’est très important. C’est un conseil d’une de mes amies, entrepreneuse de 60 ans, qui m’a ordonné de prendre une assistante il y a sept ans car j’étais débordée. Ca a changé ma vie ! Je lui délègue tout ce qui m’embête, sans culpabilité. Et du coup, je gagne du temps. Nous utilisons Trello et Dropbox, et le scanner...

Comment conciliez-vous enfin votre vie d’entrepreneure avec votre vie de mère et de femme ?

Tout un challenge :-)

Et l’équilibre change avec les enfants qui grandissent et n’ont pas les mêmes besoins. J’ai travaillé à la maison quand mes enfants étaient petits, je me souviens avoir allaité mon second enfant entre deux séances de coaching puis l'avoir emmené avec moi dans les stages que je suivais pour me former, c’était pratique. Je ne vais travailler hors de Paris que depuis deux ans !

En ce moment, j’essaie d’être à la maison vers 17-18 h un jour sur deux pour suivre les devoirs : et ça marche, depuis que je m’y intéresse, les résultats sont là ! J’ai des enfants merveilleux :) et je suis heureuse de leur transmettre les mêmes outils qu’à mes clients, ils comprennent vraiment bien.

Avec mon mari, nous avons deux sortes de rendez-vous : un rendez-vous hebdomadaire de « régulation » pour parler de nos emplois du temps, de l’organisation de la famille : des rendez-vous médicaux des enfants, de l’argent, des devoirs, des vacances, des fêtes, invitations etc…  Comme ça, lors de nos rendez-vous plus intimes :-) nous arrivons à ne pas être pollués par ces sujets d’organisation ! C’est un conseil de la psychothérapeute Isabelle Constant de prendre des rendez-vous avec son conjoint, car à Paris, avec deux enfants, deux métiers, c’est difficile de garder de l’intimité.

J’ai aussi appris à dire non…  c’est pour ça que je suis très bonne pour transmettre tous les outils pour dire « non », car je les ai tous testés ! Et comme gagner du temps, c’est déléguer et dire non, j’ai de plus en plus de disponibilité. Ce qui est l'un de mes buts dans la vie !

 

Allez, je vous pose la question : êtes-vous plutôt "zen" ou "organisée" ?

Ah, j’aimerais avoir encore plus de disponibilité pour être encore plus dans l’être que dans le faire. Il y a quatre ans, mon activité de coach et de formatrice était au top, je travaillais beaucoup trop pour mon équilibre. Je me suis réorganisée. Aujourd’hui, j’ai un rythme super : je prends presque toutes les vacances scolaires, je ne travaille plus le soir à la maison – sauf ce soir :-) (pour répondre à cette interview !) et les lundi soir pour les 12 soirées du Leadership… Mais c’est un choix ! En dehors du travail, j’ai envie de jouer, de danser, de nager, d’être dans la nature, de partager du temps avec des amis. Je travaille en ce moment sur le lien et la relation, c’est passionnant.

Pour être plus zen, je me donne plus de temps pour faire les choses. Il y a cinq ans, je voulais écrire un livre, donner une conférence TEDx et ouvrir une école de coaching dans la même année. J’étais super stressée. Alors je me suis donnée du temps et j’ai fait tout ça en trois ans… en étant plus cool.


Pour finir, quels sont vos projets pour 2015 ?

Je continue de faire évoluer ma façon de travailler : je vais inaugurer ma nouvelle salle de formation à République, à Paris, proposer des formations en résidentiel de trois jours le week end près de Montpellier dans un endroit fabuleux pour les stages, le Hameau de l’Etoile…


Que peut-on vous souhaiter de plus ?

… de continuer à transmettre à des personnes impliquées ce que j’apprends et ce qui me fait du bien :-)

Merci pour votre intérêt et pour vos questions !

 

Merci Chine !

 

www.chinelanzmann.com

 

Chine Lanzmann - Zen & Organisée

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 07:00

 

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Voici plusieurs mois que je suis de près la création et le lancement de Mam'an Forme, et pour cause !

Mam'an Forme est un nouveau service en ligne qui propose un programme de remise en forme personnalisé conçu spécialement pour les mamans. 

Entre le boulot, les enfants, le mari, la maison, les courses, les activités extrascolaires des enfants, et j'en passe, le sport a du mal à se faire une place, même (toute) petite, dans nos agendas surbookés.

Nous savons globalement, pourtant, combien il est important à notre équilibre, au même titre qu'une alimentation saine et un bon sommeil.

Mais, malgré cela, nous peinons, il faut bien l'admettre, à dépasser nos seules bonnes résolutions et, surtout, à installer de vraies bonnes habitudes dans la durée.

Et c'est ce que j'ai apprécié dans le projet de Ludivine (qui est bien plus qu'un projet aujourd'hui!) : voilà enfin un service qui s'adapte vraiment aux contraintes des mamans, peut-être aussi parce que sa créatrice, Ludivine, est elle-même maman de 3 enfants (dont des jumeaux!). Elle sait donc parfaitement de quoi elle parle et ça se sent :

Pour toutes les mamans...

  • débordées, qui n'ont pas le temps de faire du sport ni de cuisiner
  • Celles qui n'aiment pas les clubs de gym ou n'ont pas de salle de sport près de chez elles
  • En manque d'idées : quelle(s) activité(s) pratiquer ? Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
  • Pas de nounou pour les enfants ? Pas le courage de ressortir le soir ? Pour les mamans qui veulent faire du sport à la maison !
  • Les mamans qui pensent que c'est vraiment difficile de reprendre le sport avec un bébé ou des jeunes enfants"

Comment ? 

  • Un programme personnalisé, conçu pour s'intégrer dans votre quotidien de maman
  • Chaque semaine, une feuille de route avec 3 activités et 1 conseil nutritionnel
  • Des activités familiales - sportives pour la maman et ludiques pour les enfants -
  • Un espace personnalisé en ligne, le tableau de bord
  • Un calendrier pour noter toutes ses activités
  • Des évaluations régulières pour mesurer sa progression
  • Un questionnaire chaque semaine pour adapter votre programme

 

J'ai ainsi proposé à Ludivine une interview sur le blog, pour en savoir plus sur ses motivations à créer ce nouveau concept, et j'en ai profité, bien sûr, pour lui demander quelques conseils bien avisés ;-)

***


Bonjour Ludivine,


Qui es-tu ?

Bonjour Diane, et merci de ton accueil ici ! Qui suis-je... ? Pas si facile pour commencer !


Ludivine, 34 ans, j'ai travaillé pendant plusieurs années sur des projets de recherche, qui portaient sur les bienfaits de l'activité physique et de la nutrition dans différentes pathologies.

Egalement maman de 3 enfants (des jumeaux de 6 ans et une "petite" fille de 4 ans 1/2), j'ai combiné mes différentes activités pour mettre mes compétences aux services des autres mamans, en créant Mam'an Forme.

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Pourrais-tu nous présenter « Mam’an Forme » ? Comment cela fonctionne-t-il ?

Mam'an Forme aide les mamans de jeunes enfants à retrouver la forme et/ou la ligne. Beaucoup de mamans se sentent désemparées devant les changements de leur corps suite à la maternité, et au-delà des kilos à perdre, il y a cette sensation d'avoir un corps un peu plus mou, un peu moins tonique. Souvent, les mamans tentent de se "prendre en main", en faisant un régime et/ou un peu de sport. Mais pas facile de savoir comment s'y prendre, quels exercices faire, sans risques pour leur santé... Et surtout, il est compliqué pour les mamans de se motiver à long terme, de prendre du temps pour s'occuper d'elles, alors même qu'elles doivent gérer le quotidien d'une famille.

Mam'an Forme propose donc une prise en charge globale (activité physique et alimentation), pour permettre aux mamans de concilier reprise du sport / alimentation équilibrée / vie de famille.  

Comment ? En proposant des activités de remise en forme à réaliser sous forme de jeux avec ses enfants, et des conseils nutritionnels adaptés à toute la famille. La maman peut ainsi concilier du temps pour elle et du temps avec son/ses enfant(s).

En pratique, à partir d'un questionnaire complet sur les habitudes de vie de la maman, son environnement, sa famille, ses besoins et envies, j'élabore un programme personnalisé qui comprend chaque semaine 3 fiches d'activités et un conseil nutritionnel. Le site propose par ailleurs des outils de suivi, pour suivre sa progression et rester motivée.



Comment t’est venue l’idée de créer ce service en ligne ?

J'ai fait mes études en fac de sport, et ensuite j'ai continué à faire beaucoup de sport et à être attentive à mon alimentation. Après la naissance rapprochée de mes enfants (3 enfants arrivés en seulement 22 mois), je n'y arrivais plus... Impossible de trouver un moment pour faire la moindre séance de sport, et je me retrouvais à cuisiner à 7h du matin pour manger des produits frais (l'odeur de choux fleur dès le petit déjeuner, pas évident!). Je ne trouvais pas un fonctionnement adapté qui me permette de tout concilier.

J'ai subi cette routine quelques années, et j'ai finalement bénéficié d'un congé parental de 6 mois juste avant les 3 ans de ma fille. Je me suis posée, j'ai pris du temps pour moi, et j'ai découvert sur le Net que beaucoup de mamans avaient le même problème. Toutes se sentaient frustrées d'avoir envie de bouger/faire du sport, mais de ne pas y arriver. Je voyais souvent passer des tentatives : "c'est décidé, je me remets au sport!", avortées au bout de quelques jours/semaines, avec en plus un sérieux coup au moral suite à ces échecs...

J'ai donc réfléchi à la meilleure manière de tout concilier : le fait d'associer les enfants à l'activité de la maman pour en faire un moment agréable pour toute la famille me semblait l'idéal ! Le fonctionnement en ligne permet d'offrir ce service à un maximum de mamans, contrairement au coaching en présentiel, qui impliquent des contraintes géographiques et financières.





Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées depuis que tu t’es lancée dans ce projet ?

 

J'ai eu la chance d'être soutenue, et surtout d'avoir du temps pour construire sereinement le projet. Le fait que j'en maîtrise tous les aspects (à la fois sur le fond pour tout ce qui touche à l'activité physique et l'alimentation, mais aussi sur la forme puisque j'assure le développement informatique du site) a été un gros avantage. Mais également un inconvénient, car ce n'est pas facile de se retrouve à travailler complètement seule ! Aujourd'hui, le principal challenge dans le développement de Mam'an Forme est de faire connaître largement ce nouveau concept auprès des mamans.



Quels sont les premiers retours que tu as depuis ton lancement ?

Les mamans sont contentes de découvrir ce concept et se sentent comprises dans leurs besoins. Malgré tout, elles ont besoin d'être motivées et de se sentir soutenues, pour créer durablement de nouvelles habitudes de vie. Le rapport individuel est important : c'est moi qui choisis chaque semaine les activités à proposer à chaque maman, en fonction de ses résultats et de ses retours sur ce qu'elle a déjà fait. C'est ce qui permet de conserver sa motivation, car je prends soin de cibler les activités auxquelles chaque maman a le plus adhéré. C'est plus facile d'être assidue quand on aime ce qu'on fait et qu'on a envie de recommencer !

Par ailleurs, la quasi-totalité des mamans inscrites sont intéressées pour retrouver d'autres mamans dans leur pratique, que ce soit virtuellement ou IRL. Un groupe d'échange en ligne va donc être bientôt créé, et à terme, pourquoi pas envisager des rencontres entre adhérentes !

 


Les mamans, qu’elles travaillent ou pas d’ailleurs, ont souvent du mal à dégager du temps dans leur emploi du temps surchargé pour prendre soin de leur forme. Comment l’analyses-tu et quel(s) conseil(s) concrets donnerais-tu pour commencer à faire une (vraie) place dans sa vie à la remise en forme ?

Le sport est souvent vu comme un passage obligé, mais pas forcément plaisant, pour retrouver la ligne et une certaine tonicité perdue avec la grossesse. Or quand on n'a pas envie de faire quelque chose, c'est forcément plus difficile de s'y mettre...

Je prône le plaisir pendant le sport, pas seulement la satisfaction a posteriori de l'avoir fait.

Concernant la question du temps, il n'est pas nécessaire d'attendre d'avoir 1 heure devant soi 3 fois par semaine pour se mettre au sport. C'est souvent une bonne excuse pour remettre à plus tard la séance de sport ;-) Il faut commencer avec des objectifs réalisables: trouver 5 à 10 minutes, 1 jour sur 2, ça doit pouvoir se faire. Et c'est déjà un bon début, surtout si on n'a pas fait de sport depuis longtemps !



Question pratico-pratique : à partir de quand, selon toi, une maman qui vient d’accoucher peut-elle reprendre une activité physique ?

C'est un peu une question piège... Car dire "une maman peut reprendre une activité à partir de X mois après l'accouchement" peut vite être interprété par la maman comme "je dois reprendre le sport dès X mois après l'accouchement". Et on connaît la suite: "Mais je n'y arrive pas, je n'ai pas le temps, je suis nulle...".

Je dirais donc stop à la pression et aux normes !

Une maman peut reprendre le sport après son accouchement lorsqu'elle se sent prête, reposée, et qu'elle en a réellement envie. Pas juste parce qu'elle ressent une pression du monde extérieur qui voudrait qu'elle retrouve un corps parfait dès la sortie de la maternité, comme certaines stars... Il faut qu'il y ait un déclic, et il peut parfois être tardif ! Après mes jumeaux, j'ai repris le sport 7 mois après l'accouchement (césarienne), et après ma fille... ça m'a pris 2 ans!

Il y a bien sûr des conseils de base à respecter, notamment la rééducation du périnée que je conseille absolument (les exercices permettent de prendre conscience de muscles profonds et sont très utiles ensuite dans la vie de tous les jours). L'avis d'une sage-femme est important, et même essentiel suite à une césarienne.

Cela dépend aussi du niveau sportif de la maman : les sportives de haut-niveau reprennent très vite l'entraînement. Pour une maman qui ne faisait pas de sport avant la grossesse, mieux vaut s'y mettre progressivement et commencer par un renforcement musculaire doux, en profondeur.



J’imagine que comme nous tous, il arrive aussi que tu coures après le temps et que le rythme s’emballe un peu trop parfois ? Comment t’y prends-tu pour calmer le jeu, faire redescendre la pression et retrouver ton centre ?

J'essaie d'appliquer les bons conseils de Zen et Organisée ;-) Je me préserve des petits temps pour moi, pas forcément longs, mais que je savoure pleinement. Cela peut tout simplement être boire un café ou un thé en écoutant le silence, m'installer dans le canapé pour 10 minutes de lecture... Et quand je sens que je suis débordée, je priorise mes tâches dans ma To-Do list. Ça me rassure et me permet de décaler certaines choses pour reprendre un bol d'air. Quand on prend le temps d'y réfléchir, certaines choses ne sont pas si urgentes, et le monde ne s'arrêtera pas de tourner si on les repousse au lendemain.



Comment définirais-tu ton propre rapport au temps aujourd’hui ?

En un mot, serein. Je n'ai plus ce sentiment perpétuel d'être débordée (avec des To-Do list à rallonge...), même si forcément, j'ai énormément de choses à faire, comme tout le monde ! J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir, mais j'essaie de cibler les moments où je suis efficace dans la journée, et d'accepter les moments où je suis moins disponible pour le travail. Je les mets à profit pour faire autre chose, plutôt que de me stresser parce que le temps passe et que je n'avance pas sur ce que j'avais prévu... J'avoue que ça ne marche pas toujours, mais j'ai quand même bien progressé !



Globalement, sur quoi repose le socle de ton organisation personnelle ? Quelques astuces à partager ?
 

Une organisation millimétrée que j'accepte de ne pas toujours suivre à la lettre, même si ça peut sembler paradoxal. Et un maître mot : anticiper. Je planifie chaque semaine à l'avance, sur un tableau affiché dans la cuisine. Tout y est noté : les menus de la semaine, les activités des enfants, les évènements particuliers... J'ai également un agenda en ligne que je partage avec mon conjoint, ainsi qu'une appli "gestionnaire de tâches" qui se synchronise sur tous mes appareils (que je cumule, c'est mon côté geek). Mes To-Do list sur feuilles volantes ne se perdent plus ! Dès que je pense à quelque chose à faire, je le note, avec une date d'échéance. Chaque jour, je commence par consulter ma liste de tâches avant d'organiser mes activités de la journée (et les jours parfaits, je planifie ma journée dès la veille au soir).



Comment concilies-tu enfin ta vie d’entrepreneure avec ta vie de maman ?

C'est plutôt facile la majeure partie du temps puisque mes 3 enfants sont scolarisés. Je travaille à la maison, mais mon bureau est une pièce dédiée et il est bien clair dans ma tête (et pour mon entourage !) que j'ai des horaires de travail comme tout le monde. Ensuite, il y a des moments où je dois jongler entre travail et famille... Le mercredi, j'emmène mes garçons au sport, et je travaille dans la voiture pendant qu'ils s'entraînent. Lorsqu'on part en vacances, j'ai souvent une part minimale de travail à assurer... Mais ça me permet aussi d'être disponible selon leurs besoins : ils ont choisi de manger à la maison le midi, par contre ils vont à la garderie le soir. Et je travaille assez fréquemment le soir quand ils sont couchés, même si c'est un moment que j'essaie de préserver avec mon conjoint.

J'ai juste abandonné l'idée de vouloir tout faire en même temps : un jeu avec les enfants et traiter des mails pros, par exemple. Au final, rien n'est fait correctement, et tout le monde est frustré ou énervé. Donc maintenant, je cloisonne beaucoup plus pour profiter de chaque temps de vie séparément.



Il me semble avoir lu dans une précédente interview que tu as donnée sur le blog Egali-mère que tu appréciais mon blog ;-) En quoi te parle-t-il particulièrement ?

Il m'a permis de prendre du recul dans mon rapport au temps, et d'y réfléchir vraiment. Avant, j'étais très organisée pour ne pas me laisser déborder par mon job et mes 3 enfants. Aujourd'hui, il y a une vraie réflexion derrière cette organisation, qui me permet :

1/ d'être plus efficace dans ce que je fais,

2/de savourer cette organisation et les petits moments de bonheur qu'elle m'apporte.

 
C'est ce qui a apporté un côté zen à mon organisation !



Allez, je te pose la question : es-tu plutôt "zen" ou "organisée" ?

Je crois que j'ai anticipée :-) Même s'il m'est difficile de choisir, je dirais avant tout "organisée" (et je pense que mon entourage valide à 200% !). C'est ce qui permet d'être plus "zen" ensuite!



Que peut-on te souhaiter de plus ?

Une longue vie à Mam'an Forme! Car ça signifierait que j'ai réussi à aider d'autres mamans à se sentir épanouies, dans leur vie de maman et dans leur corps de femme.



Merci Ludivine !

Merci à toi Diane, à la fois pour cet interview et pour tout ce qu'apportent ton blog et tes formations.

 

http://mamanforme.com/

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 06:00

 

Sandrine Franchet Crédit photo : Cécile Creiche

 

Aujourd'hui, c'est une nouvelle invitée de marque que j'ai le plaisir d'accueillir sur le blog !

Voici plusieurs années que je suis (et réciproquement) les activités de Sandrine Franchet, via les réseaux sociaux notamment. A travers son blog et boutique en ligne Cousette entre copines, puis son activité de services aux petites entreprises Cousette Communication et enfin via les Entrepreneuses créatives, site qu'elle a créé avec Sophie-Charlotte Chapman.

Nous avons récemment et presque simultanément eu l'envie de rentrer en contact et d'échanger via Skype.

Nous nous sommes découvertes de nombreux points communs (exactement le même âge, 3 enfants chacune, une expérience professionnelle passée dans la communication, etc.) et la même envie de vivre et de travailler en accord avec nos valeurs.

Je n'ai toujours eu que des échos positifs et élogieux du travail de Sandrine et de Sophie-Charlotte, et c'est ce que j'apprécie tout particulièrement chez elles : un professionnalisme chevillé au corps, qui transparait dans chacune de leurs activités.

J'ai par ailleurs le plaisir de compter Sandrine parmi les participantes à mon atelier "3 mois pour désencombrer et alléger sa vie !" depuis le 1er octobre dernier.

Enfin, le 22 octobre dernier, c'est elle qui m'a interviewée sur le blog des Entrepreneuses Créatives : "{Portrait} Diane Ballonad Rolland nous aide à devenir zen et organisées !" 

A charge de revanche !

 

***

Bonjour Sandrine, qui es-tu ? Quel est ton parcours ?

Bonjour Diane et merci de m'accueillir sur ton blog!

S'il n'est pas si évident de répondre à ta première question (qui je suis...? vaste sujet!), je peux en revanche te résumer mon parcours: lyonnaise d'origine, j'ai étudié puis travaillé 10 ans comme journaliste de presse écrite à Paris. Pendant cette période, je me suis également mariée et j'ai eu 3 enfants.

En 2006, premier tournant: à l'occasion d'un déménagement en Savoie, je décide de créer mon entreprise autour de ma passion pour la couture. C'est la naissance de Cousette entre copines. Progressivement mon offre s’étoffe: kits de couture et de broderie, accessoires confectionnés, ateliers de couture. J’expérimente aussi l’organisation d’événements au sein d’un collectif de créateurs que je contribue à rassembler.

3 ans plus tard, nouveau déménagement, pour les Pays-Bas cette fois. Là-bas, je développe Cousette entre copines, et donne naissance en 2011 à Cousette communication, pour répondre aux sollicitations de mon réseau de créatrices/designers qui me demandent de les aider dans leur communication, notamment sur le web. C’est aussi à ce moment-là que je fais la connaissance, via les médias sociaux, de Sophie-Charlotte Chapman, alias Ma Petite Valisette, avec laquelle nous fondons les Entrepreneuses Créatives, pour proposer des formations, à distance, puis en présentiel, pour les business créatifs.

Dernière étape, enfin, au printemps 2013: retour à Lyon, en maman solo, avec de nouveaux projets: la rédaction d’un livre avec Sophie-Charlotte, et le développement d'interventions sur la communication, notamment digitale, auprès d'étudiants post-bac.

 

Votre livre « Vendre et mettre en avant ses créations », paru en 2014 aux Editions Eyrolles, est un succès de librairie. Comment as-tu accueilli cette première expérience et comment expliques-tu ce succès ?

En effet, nous sommes ravies: le livre a reçu un très bon accueil et a dû être plusieurs fois réimprimé depuis sa sortie. C'est évidemment un grand bonheur de voir que cet ouvrage atteint son objectif: aider toutes celles qui souhaitent se lancer dans la commercialisation de leurs créations à bien démarrer. Le succès du livre est à mon avis lié tant au contexte (tendance DIY, envie de travailler autrement, etc.) qu'au parti-pris que nous avons choisi: proposer un guide le plus complet posible, du lancement de la marque au développement international, et surtout le rendre très concret grâce aux nombreux témoignages de professionnels.

 

Vous animez avec Sophie-Charlotte des ateliers interactifs en ligne autour de diverses thématiques (Organiser un atelier créatif, Communiquer sur les réseaux sociaux, Concrétisez votre projet créatif, etc.).

Comment vous est venue l’idée de créer des ateliers et formations en ligne et quel regard portes-tu, avec le recul que vous avez aujourd’hui, sur cette nouvelle façon de transmettre et d’accompagner ?

Au moment même où je créais Cousette communication pour proposer de la rédaction web et du conseil en communication, Sophie-Charlotte décidait de commercialiser des supports de formation PDF à l’attention de blogueuses et créatrices. Elle m’a contactée pour me faire part de son projet et nous avons convenus que nos deux activités étaient complémentaires et qu’il serait intéressant d’avoir des projets communs. Quelques mois plus tard, elle m’a proposé de m’associer avec elle pour organiser des formations interactives, qui permettent d’apporter un véritable feed-back personnalisé aux participantes, ce qu’un module sous format PDF ne permettait pas. Nous avons lancé notre premier programme, qui s’intitulait Devenir pro online, au printemps 2012. Nous nous sommes aperçues qu’outre notre expertise et nos conseils personnalisés, les stagiaires gagnaient beaucoup à échanger entre elles sur leurs expériences et leurs pratiques. Nous organisons d’ailleurs régulièrement sur Facebook des “sessions live” qui permettent aux entrepreneuses créatives qui nous suivent de nouer ce dialogue riche et convivial.

 

Vous serez, Sophie-Charlotte et toi et pour la seconde année consécutive, sur le Salon Créations & Savoir-Faire à Paris les 21 et 22 novembre prochain pour y animer des ateliers dans une vraie salle de formation. Peux-tu nous en dire plus ?

Oui, nous serons présentes encore une fois à la CSF academy, pour animer des ateliers pour les business créatifs: Organiser un atelier créatif, Devenir une pro online et Travailler de chez soi. C’est très agréable de pouvoir sortir du virtuel et faire face à nos stagiaires, c’est évidemment encore plus riche et interactif. D’ailleurs cette année, nous avons demandé à pouvoir organiser, le vendredi soir, un “afterwork” dans notre salle de classe: de 17h à 18h30, nous accueillerons avec plaisir les créatrices qui auront envie de venir discuter avec nous de leurs initiatives, de nous poser des questions etc.

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Qu’est-ce qui fait selon toi la spécificité d’une entrepreneuse créative par rapport à une autre entrepreneure ?

Une entrepreneuse créative, c’est évidemment une entrepreneuse qui a un projet entrepreneurial autour de son talent créatif. Mais je dirais que c’est trop souvent une entrepreneuse qui a du mal à se qualifier comme telle. Elle a, en effet, souvent exercé ce talent dans le cadre de ses loisirs, et le passage d’une activité individuelle, motivée par la recherche de plaisir et de partage, à une activité professionnelle, rentable et génératrice de revenus, n’est pas si aisé. Se posent alors toute une série de questions sur la légitimité (les doutes se traduisent souvent par des prix trop faibles), la peur de “vendre son âme” en ayant une approche trop commerciale, etc. Régulièrement, dans nos formations ou nos activités de conseil, nous devons travailler avec nos interlocutrices sur leur estime de soi, leurs peurs, leurs croyances etc. avant de pouvoir entrer dans des thématiques plus opérationnelles.

 

Je sais que de nombreuses lectrices du blog ont fait, ou envisagent de faire le grand saut de l’entrepreneuriat. Quel conseil donnerais-tu à une entrepreneure, créative ou non d’ailleurs, qui démarre ?

Je lui recommanderais en priorité d’être patiente et persévérante. La création d’entreprise n’est pas un exercice facile, cela prend du temps d’affiner son offre, de trouver sa clientèle, de générer du chiffre d’affaires puis de la rentabilité, c’est normal que les résultats tardent à arriver. Il ne faut pas se décourager et profiter de ces moments de “calme” pour mettre l’accent sur sa communication et son développement commercial.

 

J’imagine que comme nous tous, il arrive que tu coures après le temps et que le rythme s’emballe un peu trop parfois ? Comment t’y prends-tu pour calmer le jeu, faire redescendre la pression et retrouver ton centre ?

Euh… J’ai même l’impression de courir un peu tout le temps après le temps :-) Entre mes multiples activités et mes 3 enfants, le rythme est souvent intense. J’ai différents petits trucs pour évacuer le stress: par exemple un petit verre de vin en préparant le dîner après une longue journée, ou alors descendre du bus un ou deux arrêts avant pour marcher et prendre l’air avant de rentrer affronter le “coup de feu familial”. J’aime commencer ma journée par une séance de sport en musique dans mon salon, ou chausser mes baskets pour aller courir. Je n’ai malheureusement plus le temps de les pratiquer cette année mais j’ai découvert que les sports de combat (j’ai fait un peu de krav-maga, du kick-boxing et du kajukenbo) étaient parfaits pour se défouler. Sinon, quand je travaille chez moi et que je n’arrive plus à me concentrer devant mon écran, je fais une petite pause musique à fond et déhanché devant la glace (le ridicule ne tue pas!!).

 

Globalement, sur quoi repose le socle de ton organisation personnelle ? Quelques astuces à partager ?

Vivant en solo avec peu d’aide extérieure, je dois essentiellement compter sur moi-même et sur ma bonne étoile… Ma principale “astuce” d’organisation est mon choix, pas toujours confortable d’un point de vue financier, de travailler en freelance donc selon un emploi du temps que je maîtrise pour l’essentiel. Mon smartphone, adopté à mon retour en France, m’apporte une aide précieuse: c’est un bureau portatif qui me permet de rentabiliser les moments d’attente ou de trajet. Enfin et surtout j’ai la chance d’avoir des enfants très autonomes (disons que je ne leur ai pas trop laissé le choix mais je leur explique qu’ils ne sont pas si mal lotis -je suis souvent présente à la maison) et une fille aînée de 14 ans, sur laquelle je peux vraiment compter en toute confiance pour prendre le relais quand je ne suis pas là. Je lui dis souvent que j’ai beaucoup de chance de l’avoir et je profite de cet article pour la remercier encore!

 

J’ai le plaisir de te compter parmi les participantes à la première session de mon atelier « 3 mois pour désencombrer et alléger sa vie ! ». Peux-tu nous parler de cette démarche d’allègement dans laquelle tu t’es déjà engagée avant même la création de cet atelier ?

J’ai en effet entamé à la rentrée un processus de réorganisation de mon appartement: une démarche très pragmatique au départ mais qui m’a amenée à une réflexion plus profonde sur la nécessité d’alléger ma vie toute entière, et pas seulement mon intérieur. C’est juste à ce moment-là que tu as annoncé ton atelier, qui du coup tombait à pic pour moi. Je suis ravie d’en être, même si la période n’est finalement pas la plus facile pour moi, car octobre et novembre s’avèrent mes deux mois les plus chargés d’un point de vue professionnel. J’ai donc pris pas mal de retard dans les différents exercices, je compte donc beaucoup sur le mois de décembre, pour me rattraper. Malgré tout, la démarche porte doucement ses fruits, presque inconsciemment: j’ai le sentiment d’avoir déjà une vision beaucoup plus claire de la vie que je veux avoir, tant au point de vue professionnel que personnel et familial. Je sais également les actions que je dois mettre en oeuvre pour l’atteindre même si, pour l’instant, le temps me fait défaut et que je dois faire une pause...

 

Allez, je te pose la question : es-tu plutôt "zen" ou "organisée" ?

Je dirais plutôt zen… qui essaie de s’organiser. L’organisation n’est pas mon état naturel, je me retrouve régulièrement à parer au plus pressé et à gérer les urgences. Quand ça devient “trop”, il m’arrive d’avoir des pics de stress, mais dans l’ensemble j’ai l’impression d’être plutôt “cool” et de maîtriser très bien le “tant pis aujourd’hui pas le temps de faire le ménage, on verra ça demain ou un autre jour” :-)

 

Pour finir, quels sont tes projets pour 2015 ?

J’espère poursuivre la mise en oeuvre ma démarche d’allègement et de recentrage sur mes priorités, développer encore mon activité de conseil et formation et organiser autrement mon activité de confection textile de manière à pouvoir tout concilier.

Si j’arrive à mener ces trois objectifs à bien en 2015, je serai satisfaite de moi :-)

 

 Un grand merci à toi, Sandrine !


Vous pouvez retrouver Sandrine et Sophie-Charlotte sur leur site : Entrepreneuses créatives

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 06:00

 

Céline Boura, Le luxe d'être soi

Aujourd'hui, c'est une invitée de marque que je reçois, et c'est peu dire. J'avais découvert le blog de Céline Boura un peu par hasard il y a quelques années et en étais tombée follement amoureuse (du blog bien sûr, pas de Céline;-) !). Plus tard, j'ai eu le plaisir de la rencontrer et d'échanger avec elle lors du Printemps des Mampreneurs 2012 (nous y intervenions toutes les deux sur nos thématiques respectives) et depuis, nous n'avons jamais cessé de suivre de près nos actualités et l'évolution de notre cheminement.

Celui de Céline est remarquable de singularité, de sensibilité, de grâce et de force, comme elle. Une véritable source d'inspiration ! 

Comme je lui disais récemment via Skype, bien que nos activités soient différentes, notre approche, notre façon de voir les choses, et d’aborder le développement de notre activité, sont très proches. Je suis, comme elle, très instinctive, oserais-je dire “intuitive”, dans ma façon d’aborder mon travail et dans la direction que je veux lui donner.

Vous l'avez compris, j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour son travail, mais aussi pour la personne qu'elle est. Je vous laisse la découvrir ou la redécouvrir à travers cette interview que j'accueille comme un cadeau qu'elle me fait et que j'ai plaisir à vous offrir à mon tour aujourd'hui.

***


Bonjour Céline, Qui es-tu ?

Bonjour Diane et merci de m'accueillir chez toi ! Comment me définir ? Tout est dit dans le nom de ma société : Le luxe d'être soi. J'aime le beau, la qualité, la précision, l'élégance. Et j'aime aussi le bouillonnement créatif, les personnalités hors cadre qui assument leurs idées, les expériences qui ajoutent de l'extra à l'ordinaire.

J'ai mis tout ça dans ma besace, et aujourd'hui c'est mon quotidien d'entrepreneure. On me dit idéaliste, je crois que je suis avant tout une hyper consciencieuse, une artiste avec les pieds sur terre, un électron libre structuré qui voit grand, loin, en couleurs et en 3D !

 


Comment en es-tu venue à créer Le Luxe d’être Soi ?

En 2010, une saturation de non-sens, de hiérarchie incohérente et de travail sous vide m'ont amenée à ma révolte la plus profonde, et aussi la plus constructive : arrêter de donner mon temps, mon énergie et mes idées à des personnes qui n'en ont que faire, et les mettre au service de personnes qui veulent avancer dans la vie avec cohérence et intégrité.

J'avais acquis 8 ans d'expérience professionnelle dans l'univers du marketing, de la publicité, de l'image et de la communication. J'ai combiné mon expertise à ma vision de la vie et à cette question centrale : pourquoi chercher à être quelqu'un d'autre que soi-même pour réussir ? J'ai crée un blog pour partager mes idées, et c'est ainsi qu'est née mon entreprise. Je ne suis pas entrepreneure par vocation, mais parce que c'est la seule façon pour moi de ne pas me trahir.

4 ans après, mon métier est d'accompagner les entrepreneurs à affirmer leur identité pour faire de leur entreprise une marque innovante et désirable. Le luxe d'être soi est une agence de conseil, formation et prospective en Sensitive branding©. Mon activité se répartit entre des missions de conseil, des sessions de formation de groupe, des conférences, l'écriture de mon blog, des interviews vidéos, des collaborations avec des magazines...

Je me suis créé le luxe de pouvoir décider chaque jour qui je veux être et ce que je veux apporter au monde. Ce n'est pas la voie de la facilité, mais c'est la seule qui me correspond.

 


Tu évoques le concept d’entrepreneur aligné sur ton site. Comment définirais-tu un entrepreneur aligné ?

L'alignement, c'est beaucoup de bon sens, qui nécessite de remettre les choses dans leur sens originel : savoir qui on est, pourquoi on fait ce qu'on fait, pour qui on veut travailler et là où on veut aller. Si simple énoncé ainsi, mais un travail de longue haleine pour structurer, formaliser et faire rayonner tout cela. L'identité de marque, ce sont toutes les composantes de votre entreprise qui, une fois assemblées les unes aux autres, vous rendent distinctifs, clairs, efficaces et magnétiques.

Concrètement, ça veut dire qu'un entrepreneur aligné :

- est à l'écoute de lui-même et du monde donc sait créer des opportunités de business là où il pressent des besoins

- sait se fier à son intuition donc a une longueur d'avance en permanence

- veut réussir sa vie pro et perso mais pas n'importe comment ni à n'importe quel prix

- sait choisir et attirer les clients et les opportunités qui lui correspondent

- aspire à être cohérent entre ses valeurs, ses actes et ses paroles donc sait se réinventer en permanence, s'adapter, transformer les obstacles en solutions innovantes

   


Mon travail à moi, tu le sais, c’est d’aider les gens, les femmes en particulier, à se réapproprier leur temps. Il semble bien, avec Le Luxe d’être soi, que tu t’es réappropriée le tien. Comment cela s’est-t-il passé ? Comment ton regard sur le temps a-t-il évolué au fil de ces 4 ans ?

La vie que je me suis créée aujourd'hui est le fruit d'un engagement total et sans relâche avec moi-même, même et surtout dans mes heures les plus noires, où j'aurais pu tout lâcher pour le confort et la sécurité. L'envers du décor, c'est qu'au moment où mon activité était en plein boom après une première année sur les chapeaux de roue, j'ai vécu un drame personnel qui a bouleversé ma vie et a été en même temps un accélérateur de prises de conscience/décisions/actions sur tous les plans.

De façon radicale, j'ai compris que je devais focaliser mon temps et mon énergie sur ce qui était essentiel, et même non-négociable, à mes yeux. Instinctivement, je me suis accrochée à mon intuition, à mes valeurs, à mes principes, et il se trouve que cela m'a permis de développer mon activité beaucoup plus loin et beaucoup plus haut que je ne l'imaginais.

C'est que je transmets à mes clients et ce pourquoi ils font appel à moi : ils ont compris que la vie est courte et aspirent à ce que leur business soit en totale cohérence avec qui ils sont et ce qui les anime profondément. Plus de temps à perdre avec du superflu, pleins feux sur l'essentiel. Les épreuves dramatiques donnent un tout autre regard sur le temps qui passe, sur sa valeur profonde et ce qu'on choisit d'en faire.

Je le dis sans fard : jusqu'à l'année dernière, mon entreprise était mon unique raison de vivre, je me sentais redevable de transmettre ce message, de me sentir utile pour ne pas sombrer face à la dureté de ce que je vivais. Progressivement depuis un an, je reprends la main sur ma vie en dehors de mon entreprise. Je travaille moins et mieux en prenant soin de redéfinir régulièrement ce que je veux faire de mon temps (= de ma vie), pourquoi, pour qui et comment. Mon entreprise s'en porte d'autant mieux ! 

   


Comment définirais-tu ton propre rapport au temps aujourd’hui ?

Doucement, je passe de "vivre chaque jour comme si c'était le dernier" à "vivre chaque jour comme si c'était le premier". La nuance est subtile, mais majeure. L'urgence de se réaliser laisse petit à petit plus de place à "ici et maintenant", à ce fameux lâcher-prise ! Si les choses marchent, tant mieux, si elles ne marchent pas, je passe à autre chose sans rancune ni rancoeur. Je mets autant d'intensité à ce que je fais, mais ne m'attache plus au temps que ça prendra, ni au résultat que ça produira. Ça simplifie la vie quand même !

 


Nous sommes toutes les deux intuitives et fonctionnons au feeling. J’ai lu sur ton site « Tout faire au feeling, sans jamais rien faire au hasard ». Peux-tu nous donner ton interprétation de cette phrase ?

Cette phrase est d'une cliente que j'ai eue en formation en 2012 : je trouve qu'elle résume complètement ma façon de fonctionner et celle de mes clients. J'ai des piliers et des principes qui structurent ma vie et mes choix, et à partir de ça je me sens libre d'accepter ou de renoncer. On dit que "pour sortir du cadre, il faut déjà être rentré dedans": c'est valable pour tout et pour tous.

D'un point de vue entrepreneurial, quand vous avez une identité de marque bien définie, une vision claire de qui vous êtes, ce que vous apportez à vos clients et là où vous voulez aller, vous gagnez en sens et en cohérence à tous les niveaux, vous rencontrez les bonnes personnes au bon moment et vous pouvez vous développer tout en ayant la liberté de rester vous-même !

 


J’imagine que comme nous tous, il arrive que tu coures après le temps et que le rythme s’emballe un peu trop parfois ? Comment t’y prends-tu pour calmer le jeu, faire redescendre la pression et retrouver ton centre ?

J'ai arrêté de courir après le temps justement, et je m'en porte beaucoup mieux ! Je sais aujourd'hui quelles sont mes priorités, j'ai mis en place l'organisation et la gestion pour, en restant au maximum connectée à "mon centre". Je suis entrepreneure solo et maman solo, j'ai 3 vies à gérer en une, et il se trouve que chacune de ces vies va bien si moi je vais bien. Donc je me fais accompagner pour cela, sur le plan pro et perso, je connais mes besoins pour me ressourcer - et les respecte - et je fais désormais 4h de sport par semaine pour tout canaliser !

 


Globalement, sur quoi repose le socle de ton organisation personnelle ? Quelques astuces à partager ?
 

Ce serait plus des conseils de posture, que réellement des astuces. Ce qui marche pour moi ne marcherait pas forcément pour d'autres. J'essaie simplement de faire reposer mon organisation sur des piliers qui ont du sens pour moi :

- la rigueur : des horaires de travail bien définis, un cadre de travail très clair, des rendez-vous avec moi-même réguliers. A partir de cela, mes interactions avec les autres, que ce soit dans le pro ou le perso, sont beaucoup plus qualitatives.

- la qualité : c'est vraiment quelque chose d'important pour moi, que ce soit dans mes relations, dans mon hygiène de vie, dans ma consommation, dans mon espace de vie et de travail. "Less is more" est ma devise 2014 :-)

- la conscience de soi : chaque soir avant de m'endormir, je fais le bilan de ce qu'il m'est arrivé de bien, ce que j'ai fait de bien et ce que je peux améliorer. Au-delà d'une philosophie de vie, c'est une discipline devenue naturelle pour essayer de toujours regarder le verre à moitié plein et rester en accord avec moi-même.

- la créativité : j'ai un grand besoin d'être au contact de personnes et de projets qui sont en lien de près ou de loin avec l'art, la photo, la vidéo, la musique... aussi c'est en ce sens que j'ai choisi de développer davantage ma vie pro ET perso désormais. 

 


Comment concilies-tu enfin ta vie d’entrepreneure alignée avec ta vie de maman ?

Je n'ai jamais suivi de mode d'emploi, j'ai toujours essayé de faire comme je le sentais, avec toujours en tête cette phrase de mon papa "On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a". Récemment, ma fille qui a 5 ans m'a dit qu'elle voulait travailler au Luxe d'être soi quand elle serait grande pour, a-t-elle dit avec ses mots, "rendre les gens plus riches dans leur tête et dans leur coeur pour qu'ils gagnent ses sous avec une meilleure qualité de soi". Je ne lui avais jamais expliqué mon métier...

Cela m'a fait un bien fou car j'ai compris que l'important ce n'est pas tant ce que je lui dis, que ce que je suis et incarne pour elle. Ça vaut tout l'or du monde, et j'ai alors réalisé que je m'en sortais pas si mal à l'élever seule sans mode d'emploi ! Finalement la vie est plus cool quand on se libère de la pression de devoir faire ou devoir être ce qu'on attend de nous...

 


Je sais que de nombreuses lectrices du blog ont fait, ou envisagent de faire le grand saut de l’entrepreneuriat. Quel conseil donnerais-tu à une entrepreneure qui démarre et qui n’est pas encore très au clair sur son identité de marque ?

Je leur donnerais les 2 conseils que j'ai suivis au pied de la lettre depuis 4 ans :

1. Investissez sur vous : donnez-vous le temps, l'argent et l'énergie pour faire les choses bien dès le départ, puis à chaque étape de votre développement.

2. "Ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition : eux seuls déjà savent ce que vous voulez vraiment devenir" (Steve Jobs)

 


Allez, je te pose la question : es-tu plutôt "zen" ou "organisée" ?

Organisée je l'ai toujours été, zen j'apprends à le devenir !

 


Merci Céline ! 
Merci Diane !

 

Vous pouvez retrouver Céline sur son site www.leluxedetresoi.com et son blog.


 

Le luxe d'être soi

 

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 06:30

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Vie de Miettes, c'est un blog que j'ai découvert la semaine dernière par le biais d'une amie et je dois dire que j'ai eu un vrai coup de coeur ! D'abord, et vous le verrez, parce que son auteure, la jeune May, propose en téléchargement gratuit un calendrier (qu'elle appelle aussi "organisateur") customisé différemment  chaque mois (ci-dessous celui de mois de novembre).

 

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Mais aussi et surtout parce qu'il se dégage de ce blog une poésie, une douceur de vivre, une appétence pour les petits bonheurs de l'existence qui forcément me parlent. J'aime l'importance qu'elle accorde aux mots, à la découverte, aux voyages, à une forme de liberté que je partage également... Je vous laisse découvrir par vous-même.

J'ai aussi voulu en savoir plus sur May, une jeune freelance de 25 ans et l'ai contactée par email pour lui proposer une interview... La voici.

 

Bonjour May,

 

Qui es-tu ?

J’ai 25 ans et je vis à Toulouse. Dans la vraie vie, je suis freelance. J’aide les entreprises à gérer leur image en ligne. Cela va du consulting (aide à la gestion de leur communauté/image) à la création de blog, de portfolio et de site e-commerce. Je tiens aussi un petit blog (mignon) qui m’apporte tout plein de belles choses !  

 

Qu'est-ce qui t'a donné envie de créer ton blog Vie de Miettes ?

J’ai commencé à bloguer en seconde. Cela fait maintenant bientôt 10 ans ! J’ai eu trois blogs. C’est un peu fou quand j’y pense. J’ai l’impression que les blogs font partie de moi. Ils m’ont aidé à grandir. Au fil des années, j’ai vraiment pris l’habitude de me raconter, de conserver le quotidien par quelques images et mots. Le blog est une petite douceur que je m’offre comme certains font des albums photos. La ligne directrice reste de se souvenir des belles choses. Toujours.

 

Et pourquoi ce blog en particulier ?  Pourquoi Vie de Miettes ?

J’avais lu cette expression dans un conte pour enfants et je l’avais trouvée très délicate et poétique : des miettes de vie comme des instantanés à conserver pour se souvenir des beaux jours !

 

Qu’est-ce que le fait de blogger t’apporte au quotidien ?

Le fait d’ouvrir les yeux, d’apprendre, de s’apprendre, de vouloir faire toujours un peu mieux. Et puis, surtout, il m’apporte de belles rencontres et de jolies surprises. Il m’a également aidé à prendre confiance en moi et à me mettre en freelance !  J’avais d’ailleurs écrit un article sur les raisons de bloguer. Il est toujours lisible par ici : http://www.vie-de-miettes.fr/2013/03/25/pourquoi-bloguer/.

 

Il se dégage beaucoup de poésie dans les pages de ton blog et c’est ce qui m’a particulièrement séduit. D’où te vient cette douceur de vivre, ce goût pour les mots et pour les bonheurs simples, alors même que tu n’as que 25 ans ?

Oh merci, c’est un joli compliment ! A mes yeux, c’est essentiel d’adoucir les angles, de faire en sorte de voir le verre à moitié plein, de dénicher la poésie dans le quotidien et surtout de ne pas oublier de sourire. Je suis convaincue que le bonheur apporte le bonheur. Alors, pourquoi s’en priver ?

Si cela vous intéresse, j’en parle un peu plus longuement par ici : http://www.vie-de-miettes.fr/2013/08/22/devenir-optimiste-psychologie-positive/

 

La photographie tient également une place importante dans ton blog. Tu peux nous en dire plus ?

Un article avec une photographie est, je trouve, toujours plus agréable à regarder. Je ne suis pas du tout douée en photographie. En revanche, cela me met plait beaucoup. Alors,  j’apprends à mon rythme. C’est un petit plaisir.

 

Tu es aujourd’hui freelance. Tu as choisi de te mettre à ton compte dès la fin de tes études. Pourquoi ce choix audacieux et le regrettes-tu aujourd’hui ?

Cela s’est fait naturellement. Lorsque je suis rentrée en Master (Web Editorial), j’ai tout de suite compris qu’il me faudrait avoir des projets « réels » pour rentrer dans le monde du travail en douceur et plus simplement. L’idée était alors de me faire un peu d’expérience, d’apprendre à connaître un peu mieux mes goûts et d’avoir un portfolio un peu rempli dès la fin de mes études. Et puis, travailler sur des « vrais » projets est tellement enthousiasmant !

Quelques mois avant la fin de Master, je recevais régulièrement des propositions de missions. Alors, j’ai décidé de me faire confiance. Je voulais juste m’assurer que cela serait viable financièrement avant de me lancer à temps plein. Une fois rassurée, je me suis lancée !

 

Comment organises-tu tes journées en tant que freelance ?

Je note les priorités et tout ce que je dois faire sur un petit carnet. Je sais toujours ce que j’ai à faire et je connais les délais (et un délai, à mes yeux, c’est sacré !). A partir de là, l’organisation vient naturellement.

J’essaie de m’écouter et je travaille quand j’en ai envie. Je ne me force jamais à travailler si le cœur n’y est pas (j’ai la chance de faire un métier passion, et l’envie est heureusement souvent là). Je n’ai pas de journée type. Je peux commencer à travailler à 11 heures et finir à 3 heures du matin, je peux prendre une après-midi pour voir une exposition, voir un film ou passer du temps avec une amie. J’ai compris que ces bulles d’oxygène sont essentielles à ma créativité ! Je suis mon rythme et je m’écoute : il m’arrive de passer un week-end à travailler et de respirer un jeudi !

 

Chaque mois, tu proposes des « organisateurs » différents. Comment t’est venue cette idée ? Un goût particulier pour l’organisation ?

Quand j’ai commencé, j’étais en Master et j’avais alors énormément de travail (contrat pro, mémoire, petit boulot à coté, chef d’œuvre de fin d’étude, projets perso, etc.).  Je voulais me préparer à la vie « de grand » et varier le plus possible mes projets. Je voulais avoir des choses à montrer et surtout toujours faire des choses qui me plaisent (et pas seulement pour des clients). Le design me plaisait déjà beaucoup et j’avais alors finalement peu d’expérience. Alors, c’était une façon pour moi à la fois de mieux m’organiser, d’apprendre, de progresser et de faire plaisir. Qui dit mieux ?

 

Allez, je te pose la question que je pose à tous ceux que j’interviewe ici : es-tu plutôt "Zen" ou "organisée" (même si j’ai ma petite idée sur la réponse…) ?

Les deux à la fois, c’est encore mieux, non ?

 

Merci May et encore bravo pour ton blog ! 

 

www.vie-de-miettes.fr

 




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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 06:00

Audrey Akoun-copie-1

 

Pour ma première interview de la rentrée, je suis plus que ravie d'accueillir Audrey Akoun.

J'ai rencontrée Audrey il y a environ un an, nous avions longuement échangé par téléphone et j'avais fait le déplacement sur Paris pour participer à l'un des ateliers qu'elle anime avec sa complice Isabelle Pailleau sur le mind-mapping.  Elles ont créé toutes les deux la Fabrique à Bonheurs et sont également les heureuses auteures de  Apprendre autrement avec la pédagogie positive, paru aux Editions Eyrolles en mars 2013.

J'apprécie Audrey pour sa bonne humeur communicative, pour son enthousiasme et sa générosité non feinte. Elle fait partie de ces personnes que l'on dit "solaires". Et c'est exactement ça : Audrey rayonne ! Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'Audrey est également maman de 4 enfants.

Alors, forcément, j'ai voulu savoir quel était son secret pour tout gérer ...

 

Bonjour Audrey,

 

Qui es-tu ?

Bonjour Diane, Je m’appelle Audrey Akoun. Je suis Thérapeute Comportementaliste et Cognitiviste et thérapeute familiale. Je suis maman de 4 enfants qui ont 17, 14, 12 et 1 an et demi. J’ai fondé, avec Isabelle Pailleau , ma collègue et amie, la Fabrique à Bonheurs et ensemble, nous avons écrit « Apprendre autrement avec la Pédagogie positive » Ed. Eyrolles.

 

Comment t’est venue l’ingénieuse idée de créer la Fabrique à Bonheurs ?

Cela fait 10 ans que nous recevons en consultations, Isabelle et moi, beaucoup d’enfants en souffrance, des parents au bord de la crise de nerf, des enseignants au bout du rouleau et des adultes désabusés par leur travail.

 

Les ateliers, le livre, t’attendais-tu à un tel accueil du public ?

Sincèrement, nous savions depuis de nombreuses années que nous faisions du bon travail, à notre petite échelle. Cependant nous ne nous attendions pas à un tel succès à grande échelle. A chaque fois que nous aidions une famille, nous nous disions : « Chouette, 3 ou 4 personnes de plus qui vont mieux ! » Mais là, c’est génial de se dire que ce sont des milliers de personnes qui vont aller mieux, petits et grands. Nous sommes hyper touchées par les témoignages que nous recevons de nos lecteurs.

Autre surprise : Nous ne nous attendions pas à ce qu’autant d’enseignants soient aussi favorables à notre démarche. A tel point que l’Education Nationale nous demande de collaborer avec elle pour sensibiliser et former les enseignants à la Pédagogie Positive. Nous sommes fières de contribuer à faire bouger le système éducatif.

 

Comment l’expliques-tu ?

Nous pensons, Isabelle et moi, que notre approche répond à un besoin très fort chez les parents. Aujourd’hui, tout le monde aspire à plus de sérénité. Aujourd’hui, parents, enseignants et enfants, ressentent une pression trop forte de la société. Cette pression pèse sur tout le monde. Il faut être performant dans tous les domaines. Il y a cette peur quant à l’avenir. Ce qui a pour effet d’augmenter les attentes des adultes quant à la réussite scolaire des enfants. Ce système a pour fâcheuses conséquences de rendre les parents trop anxieux de la réussite de leurs enfants et engendre un stress constant concernant les apprentissages. Du coup, ils  pointent plus le négatif et essayent d’y remédier, plutôt de miser sur les talents naturels de leurs enfants en les encourageant. Au final, les devoirs deviennent un cauchemar et les enfants perdent confiance en eux ou se bloquent.

 

A quoi ressemble aujourd’hui une journée dans la vie d’Audrey Akoun ?

Et bien…. Je suis réveillée vers 7h30-8H par mon petit dernier qui réclame son biberon. C’est un moment que j’adore tout le monde vient se retrouver sur mon lit pour prendre le petit-déj. C’est vrai moment de partage familial. Bon ok, ça fait des miettes dans le lit, mais j’adore cette sensation de cocooning. Et c’est l’occasion d’échanger avant que chacun ne vaque à ses occupations. J’arrive au bureau vers 10h où je retrouve ma complice Isabelle. Et là c’est parti pour une journée bien chargée mais toujours différente. Entre les consultations, les formations, l’écriture (livre, blog etc.), les rendez-vous business et le pilotage de la fabrique à bonheurs, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Je rentre tard le soir (19h30-20h) alors je file en cuisine directement pour préparer le dîner. Mes enfants et mon mari restent avec moi dans la cuisine où nous nous racontons nos journées respectives. Nous essayons de prendre toujours le repas en famille en évitant de parler de travail et d’école. Nous avons un rituel qui consiste à dire chacun trois choses positives que nous avons vécues dans notre journée. Vers 22h, tous les enfants sont couchés (21h pour le bébé). C’est le moment où nous nous retrouvons avec mon mari pour profiter de la soirée en amoureux où chacun dans ses loisirs (musique, lecture, films). Je m’endors en général vers 1h du matin car je me garde toujours une petite heure pour travailler. Cette heure est consacrée à réfléchir à mes projets et à écrire.

 

Tu es maman de 4 enfants et tu gères à la fois ton activité de thérapeute, et celle de la Fabrique à Bonheurs, avec Isabelle Pailleau. Quel est ton secret pour tout gérer ?

 Je dors peu. J’ai pris cette habitude il y a longtemps. Je dors 6 heures par nuit.
J’ai aussi la chance d’avoir un mari (le papa de mon petit dernier) « féministe » (rires). Un homme qui a compris que mon développement professionnel et ma mission étaient très importants pour mon bien-être. Alors, nous partageons toutes les tâches qui concernent la maison et les enfants.

Nous avons aussi fait l’effort financier d’embaucher une personne pour nous aider. Je préfère rogner sur des choses matérielles et avoir cette précieuse aide qui me soulage pour l’entretien de la maison. Mes trois premiers enfants sont grands maintenant, et je les ai habitués très jeunes à participer et à être autonomes. Ils m’aident aussi avec leur petit frère.

 

Parviens-tu à te préserver quelques moments bien à toi ? Comment recharges-tu les batteries ?

Comme tu l’imagines, ce n’est pas évident. Sachant que je consacre mes week-ends entièrement à ma famille, je me dégage du temps le soir quand ils sont couchés et aussi de temps en temps dans la journée. Parfois avec Isabelle, nous faisons « l’école buissonnière » et nous allons 2h en plein après-midi au cinéma puis nous retournons au bureau. J’essaye de déjeuner 1 fois par semaine avec mes amis. Avec Isabelle, nous avons trouvé un cours de yoga à côté du bureau. Nous allons en faire tous les jeudis de 9h à 10h avant de commencer la journée.

 

T’arrive-t-il de recevoir, dans le cadre de ton activité de thérapeute, des femmes, des mères en particulier, qui sont au bout du rouleau, épuisées par le quotidien ? Que pourrais-tu leur conseiller, même si évidemment chaque situation est unique ?

Depuis 10 ans, je reçois beaucoup de mamans en burn-out ou limite. J’aime particulièrement aider ces femmes car j’ai moi-même été une maman au bout du rouleau il y a 13 ans. J’avais 2 enfants en bas âge, un métier qui ne me plaisait pas et me pressurisait comme une cocotte minute et je n’avais pas beaucoup de soutien autour de moi. Je passais ma vie à être épuisée et à culpabiliser. Un jour, je me suis dit qu’il fallait que j’ai le courage de changer. J’ai repris des études pour exercer ma passion et j’ai mis des limites dans ma vie privée pour arrêter de me faire bouffer. Pour les conseils, je trouve que ceux que tu donnes dans tes formations sont vraiment très bien (rires) alors quoi ajouter de plus ? Arrêtez de vous mettre la pression pour vous conformez à l’image stéréotypée que la société et votre famille attendent de vous. Si vous avez tendance à être corvéable à merci, demandez-vous quel bénéfice vous en tirez (peut-être de donner une bonne image et d’y trouver de la reconnaissance  (ou pas d’ailleurs)?) et dans un deuxième temps si le prix à payer en vaut vraiment le coup.

 

Les enfants viennent de faire leur rentrée. Si tu avais un seul et unique conseil à donner aux parents stressés que nous sommes, quel serait-il ?

Certains parents se projettent déjà de manière un peu anxieuse: entrée à la maternelle, au CP, au collège, au lycée… Mais qu’est ce qui déclenche si fort cette appréhension chez nous pauvres parents ? Ou devrions-nous dire qu’est ce qui (re)déclenche quasi chaque année l’appréhension de la rentrée ? La première séparation d’avec notre "bébé" pour l’entrée dans la jungle de la "grande cour" ? L’entrée dans la lecture ? Lira, lira pas ? Ecrira, écrira pas ? Le collège où notre chérubin devra s’adapter à un emploi du temps et à une multitude de professeurs ? Comment pourra t-il réussir puisqu’il ne sait même pas organiser le rangement de ses legos dans la bonne boite ? Mais attention que nos projections intempestives et attentes anxieuses ne paralysent pas nos petits qui auront à coeur de les réaliser.  Essayons de rester positif et détendons-nous. Tout ne se joue pas dans les premiers jours. La phase d’apprentissage c’est long et rien n’est jamais définitif. Nous avons vu des enfants avoir le déclic 2 mois avant le bac et qu’ils l’ont eu alors que toute leur scolarité a été plus que chaotique.

 

Allez, je te pose la question : es-tu plutôt "zen" ou "organisée" ?

Sans hésiter : plutôt zen !!!! Je suis une incorrigible optimiste et j’ai fait un gros travail sur moi pour me libérer de certaines contraintes sociales qui me tuaient à petit feu. J’ai tordu le cou à ma culpabilité en acceptant d’être une femme et une mère imparfaite.
Par la force des choses, je dois m’organiser mais j’avoue que ce n’est pas ce que je préfères. Je reconnais néanmoins, qu’une bonne organisation permet d’être zen.

 

Quels sont tes projets pour 2014 ?

Sur le plan professionnel, un deuxième livre, toujours avec ma complice Isabelle, qui devrait sortir en mars 2014, le développement de la Fabrique à bonheurs et un voyage familial pour les 18 ans de mon grand.

 

Que peut-on te souhaiter de plus ?

Rien car je suis comblée. J’ai tellement de gratitude pour la vie et toutes les merveilleuses personnes qui m’ont donné leur soutien dans les moments difficiles et le courage d’oser vivre cette vie et d’aller au bout de mes rêves.


 Merci Audrey !

 

www.lafabriqueabonheurs.com

 

Apprendre autrement avec la pédagogie positive déf

 


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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:50

Ma Famille Recomposée - Elodie CingalSaviez-vous qu'en France, il y a plus de 700 000 familles recomposées, et la tendance ne s'inverse pas ! 

Elodie Cingal, psychologue spécialisée dans le divorce, a publié en janvier dernier, aux Editions Tournez la page, "Ma famille recomposée", un guide pratique pour relever le défi quotidien posé par la recomposition d'un foyer :

"Mariage, naissances, divorce, séparation, remariage, naissances : les couples se font et se défont, les enfants doivent suivre. Enfin, dans l’idéal…
De nombreux ouvrages consacrés aux familles recomposées ont d’ores et déjà été publiés, sous la forme d’essais sociologiques sur la place de chacun dans ces foyers « tuyaux de poêle », ou de guides écrits par des juristes pour conseiller les couples reconstitués sur le meilleur choix en termes de situation légale et d’héritage.
Cependant, aucun ouvrage ne s’est encore intéressé au quotidien de ces familles dont la composition change toutes les semaines – garde alternée, un week-end sur deux… et tant d’autres possibilités !
Ce guide décline des conseils pratiques, ancrés dans la vie « réelle » et donc concrets, des pistes pour se simplifier la vie malgré le nombre pléthorique d’enfants – et leurs éducations différentes –, des règles de bon sens, le tout
sur un mode tendre et humoristique, sans prise de tête ni moralisme ou culpabilisation.
Oui, parents et enfants peuvent être heureux dans une famille recomposée !"

J'ai eu envie d'en savoir plus, m'imaginant que de nombreuses lectrices du blog pouvaient être concernées par la recomposition familiale, ses joies bien sûr mais aussi ses difficultés, et je suis allée poser quelques questions à Elodie Cingal...

 

 

Elodie Cingal

Bonjour Elodie,

 

Qui es-tu ?

Une psy qui aime parler en thérapie et titiller ses patients. Une belle-mère qui se régale dans son rôle ! Une amoureuse qui…. Ah ! Secret ! Et une amie qui aime rire.

 

Tu viens de publier aux Editions Tournez la page Ma Famille recomposée. Comment t'est venue l'idée d'écrire ce livre ?

En réalité, au départ, le sujet ne m’intéressait pas. C’est une commande d’un article sur la recomposition familiale qui m’a poussée à écrire. Puis, un éditeur canadien m’a proposée d’en faire un livre…. Puis n’a plus voulu. Le livre étant fait, il ne restait plus qu’à trouver une nouvelle maison d’édition.

Comme quoi, parfois, même quand l’envie n’est pas là, de belles choses naissent !

 

Quel accueil le livre reçoit-il du public ? Comment accueilles-tu cette expérience ?

Pour l’instant j’ai des retours plutôt positifs. Le livre est comme un guide et se penche essentiellement sur comment faciliter les relations entre parents, BP et enfants. Bien que psy, il se veut pratique et concret.

Au début, j’ai trouvé dur la sortie du livre. On m’avait prévenue que les auteurs font une petite dépression aux sorties de livre. J’ai fait un post partum ! J’ai eu le sentiment de me mettre à nu. Puis l’excitation monte et l’envie de le faire connaitre aussi… comme quand on recompose sa famille !

 

Quelles sont les principales difficultés que rencontre une famille recomposée ? Les écueils à éviter ?

Je vois deux points difficiles dans la famille recomposée : les enfants et l’ex. L’ex qui a ce pouvoir sur les enfants de les faire rejeter le BP. L’enfant qui est un bras armé soit parce qu’il n’accepte pas que quelqu’un s’installe dans sa nouvelle vie toute fragile, soit parce qu’il veut rassurer son parent, l’ex.

Les écueils à éviter : surtout la précipitation, installer le BP au bout de deux mois, le présenter d’emblée comme BP, lui conférer une autorité sur les enfants tout de suite… La précipitation mène souvent au conflit de loyauté et donc à une famille qui se déchire.

 

En terme d’organisation, il est parfois (même certainement) difficile de passer d’une famille de 4 à 7, voire plus. Quelques conseils concrets pour que l’expérience ne vire pas au cauchemar ?

Tout d’abord que chacun puisse avoir du temps et de l’espace pour soi. La mise en commun systématique peut conduire au rejet. Ensuite que chaque parent puisse avoir du temps avec ses enfants seuls, idem pour le BP avec eux. Bref que tout le monde se mélange et prenne des moments privilégiés.

Je pense que le jeu et les activités sont une excellente façon de se découvrir et d’apprendre à s’aimer. Il faut jouer et faire des choses ensemble.

Etablir avec les enfants des règles de vie commune et des taches bien définies pour chacun. On peut demander aux enfants la tache qui leur plait le plus. On peut aussi les écrire sur un papier et chacun pioche dans le chapeau sa tache chaque semaine.  Il faut à tout prix éviter qu’une seule personne, souvent l’un des adultes, ne se surmène avec toutes les taches. Chacun met la main à la pate…. Même à 6 ans !

Et enfin, très important, le couple se préserve !! Le couple se débrouille pour être seul et se retrouver. La famille recomposée est une expérience riche et extraordinaire mais elle peut très vite user le couple. Tant que celui-ci a de l’énergie et de l’amour, tout peut être amélioré !

 

J’ai lu que tu t’es beaucoup investie dans une association qui valorise la place des pères, qui prône la résidence alternée et qui travaille à une égalité des sexes dans la vie professionnelle et privée. Peux-tu nous en dire plus ?

J’ai choisi de faire du bénévolat auprès de papas qui souhaitent rester investis dans la vie de leur enfant après la séparation. Ces papas sont victimes de l’image négative, des stéréotypes sur les hommes en général. J’ai vu de l’intérieur (le divorce de mon compagnon) les dégâts des séparations sur les hommes et leurs enfants quand un Juge choisit de favoriser la maman alors qu’il reconnait des compétences égales chez ces deux parents. J’ai alors décidé d’aller dans une association écouter ces papas et tenter de leur apporter un peu de soutien. Dans les séparations, on parle toujours des mamans solos et des enfants et on oublie qu’il y a aussi les pères.  On ne se souvient d’eux que lorsqu’il y a un problème : refus de payer la pension alimentaire, abandon d’enfant, maltraitance… Bien sur, que tout cela existe, mais ce n’est pas tous les pères. Je pense que du moment où un papa souhaite s’occuper de son enfant, on devrait se réjouir et tout faire pour favoriser cette approche.

Le gouvernement a nommé une ministre des droits des femmes mais qu’en est il des droits des hommes. J’aurai préféré un ministère de l’égalité des sexes. Il est vrai que les femmes sont lésées professionnellement mais les hommes le sont aux affaires familiales aujourd’hui. On ne parle que de violence faite aux femmes (et c’est un combat plus que nécessaire que je soutiens également) mais du coup, comme un vase communiquant, on n’a plus le droit de parler des hommes victimes de violence. Je voudrai que l’on arrive tous à comprendre que la violence n’a pas de sexe. Tout comme, j’aimerais ne plus parler de papa ou de maman mais de parent car je pense que chacun a un rôle essentiel à jouer dans l’éducation des enfants. D’ailleurs, les entreprises devraient mettre en place une nouvelle organisation pour les parents (pas les mamans ou les papas, mais une politique parentale).

C’est pour cela aussi que je suis favorable à la résidence alternée (RA). Les arguments en sa défaveur me semblent souvent hypocrites. L’enfant aura forcément deux maisons, RA ou pas. Il fera forcément des allers retours, RA ou pas (il en fait moins d’ailleurs en RA qu’en allant deux WE et deux mercredis chez son père). Ra ou pas, il aura deux types d’éducation….

En plus, la majorité des théories psy anti RA sont issues de la psychanalyse qui dit (Lacan) que la symbolique du père suffit. Si la mère nomme le père à l’enfant durant les 4 premières années (très très résumé), cela suffit à le faire exister. Or, aujourd’hui, la France est le dernier pays occidental à continuer à valoriser la psychanalyse comme une matière noble. Partout, elle est remise en question justement à cause de théorie totalement obsolète.

De manière générale, on n’a pas de recul sur la RA. Ce que l’on sait en revanche, c’est que la monoparentalité ne fonctionne pas. Les adultes, dans ma consultation, sont souvent issus du divorce avec une résidence chez la mère et peu de souvenirs avec le père. Cela laisse des bobos à l’âme et au cœur. En effet, en ne permettant pas à l’enfant de voir son père plus de 4 ou 6 jours par mois, on l’empêche de sélectionner chez chacun de ses parents ce dont il a intuitivement besoin pour grandir. L’enfant colle à la structure psy de la mère et ne peut s’en échapper.

Enfin, quand l’enfant ne sent pas trop de manque de l’un de ses parents, il est plus ouvert à la rencontre d’un BP. Tout cela est détaillé dans mon livre ;-)

 

Quels sont tes projets pour 2013/2014 ? Un nouveau livre en tête ?

Je ne sais pas encore. Peut être développer des passages du 1er livre.  Celui-ci balaie beaucoup d’aspects qui auraient besoin d’être élargis !

Et aussi la RE-Recomposition qui est vraiment très complexe.

 

La question incontournable du blog : es-tu plutôt Zen… ou organisée ?

Définitivement pas Zen !!!!

 

Merci Elodie !

Si vous voulez en savoir plus sur l'activité d'Elodie, vous pourrez la retrouver sur son site : http://psy-conseil-divorce.over-blog.com/

 

 

 

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:34

Anne Péricard Blog Papilles & Papotes

 

Aujourd'hui, j'ai envie de vous faire découvrir le quotidien (difficile) d'Anne Péricard, gastronomade qui, depuis 2010, nous fait partager, dans son blog Papilles et Papotes, ses bons plans et ses coups de coeur pour les restos, salons de thé, bars et balades gourmandes de la région.

Et oui, à Montpellier depuis 7 ans, cette auvergnate d'origine, ancienne assistante de nez en parfumerie, tient un blog gastronomique, et teste anonymement, comme tout bon critique gastronomique qui se respecte, les restos qu'elle découvre avec David son mari (joignant ainsi l'utile à l'agréable - voire "l'agréable à l'agréable"), un peu comme feu Louis de Funès (mon acteur préféré quand j'étais petite) dans L'Aile ou la Cuisse !

Dans une autre vie, quand j'ai démarré en tant qu'attachée de presse au sein d'une agence conseil en communication, l'un des premiers budgets (ou clients) que j'ai eu à gérer était... un restaurant ! Je devais orchestrer le lancement de ce bâteau-restaurant, Le Colonial, sur les quais de la Seine, ce qui m'a amené à dîner chaque soir, à 22 ans, en tête-à-tête avec de nombreux critiques gastronomiques de renom, dont Jean-Luc Petitrenaud, Périco Legasse, Gilles Pudlowski et bien d'autres dont je ne me souviens pas le nom (c'était en 1995/1996...).

En bonne épicurienne que j'étais et que je suis toujours, je trouvais ce métier fascinant, du genre "Tu es payé pour goûter et critiquer de bonnes tables... Trop dur !!".

Anne n'en a pas fait son métier et c'est par pur plaisir et sens du partage qu'elle s'est lancée dans cette aventure il y a deux ans.

  Capture-d-ecran-blog-Papilles-et-Papotes.jpg

 

Interview :

Bonjour Anne,

Qui es-tu ?

Une gourmande patentée ! Une amoureuse des goûts et des odeurs, indéniablement. Je viens de fêter sereinement mes 40 ans  et cela fait aussi longtemps que ça dure !

 

Peux-tu nous présenter ton blog "Papilles et Papotes" en quelques mots ?

Il s’agit d’un blog de chroniques, plus que de critiques, car je ne dévoile que mes bons coins ou bons plans comme des restaurants que j’apprécie, des producteurs dont j’aime le travail et les produits, des bouquins sur la gastronomie, mais pas de recettes.

 

Comment t'est venue l'idée de créer ce blog gastronomique en juillet 2010 ?

J’ai décidé de mettre en mot une activité que nous avions depuis longtemps avec mon conjoint David… à savoir nos sorties au restaurant ! Plutôt que d’en parler juste à des amis proches, je me suis dit « allez, tente l’aventure d’un blog, cela te permettra d’écrire et de préciser tes idées »… et puis c’est à la mode, on parle beaucoup des blogs, je me suis dit « pourquoi pas moi, je dois pouvoir en créer un ? ». Et après 2 ans, je peux dire que j’ai découvert un réel plaisir à écrire, une passion à tenir ce blog, à l’alimenter (si je puis dire…), à le faire évoluer… et à aller poser plus de questions, à rencontrer des gens, ce que je n’osais pas faire comme cela avant.

 

Vous vous définissez, avec David ton mari, comme des « gastronomades ». Peux-tu développer ? 

L’expression n’est pas de moi, mais de Curnonsky, le Prince des gastronomes, elle reprend parfaitement ce qu’on fait… déguster et visiter !

 

Comment choisis-tu les lieux que tu visites / testes ?

A l’envie surtout, on ne change pas nos habitudes, si on a envie d’une pizza, on ne va pas manger dans un gastronomique et vice-versa, non ? Maintenant, avec le blog, je reçois des dizaines de recommandations, que je note dans un répertoire, pour les jours où j’hésite, où lorsque nous voyageons dans une autre région.

 

Le blog commence à jouir d’une belle réputation sur Montpellier. Comment accueilles-tu ce succès ? Est-ce que cela a changé des choses dans ta vie ?

C’est gentil, mais je ne m’en rends pas compte ! je veux dire, j’ai bien des commentaires mais pas tant que ça, tout le monde n’ose pas…et au quotidien, on ne m’en parle pas tout le temps ! Le succès viendra surtout à partir de janvier, belle surprise, mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant… disons que le blog prendra une dimension plus... « orale » !

 

Quelle place le blog occupe-t-il aujourd’hui dans ta vie ?

Une grande place, c’est comme pour tous les blogueurs, non ? ;-) J’ai du temps à lui donner, je le nourris bien !

 

Quelle est ta meilleure adresse sur Montpellier ? Ou ta plus belle surprise ?  L’Idée Saveurs, rue du four des flammes, le meilleur rapport qualité prix pour un gastro, ici, des gens simples et adorables.

 

Et ton pire souvenir (pas obligée de citer de nom) ?

Un restaurant à Volvic, une vraie catastrophe, c’était immangeable ! Je ne sais même plus comment il s’appelle, mais il n’y en a pas 10 là-bas, on doit pouvoir trouver… pour ne pas y aller !!!

 

Comment justement gères-tu les expériences négatives, voire catastrophiques ? Les partages-tu aussi sur le blog ?

Au début oui, pendant 1 an environ. Mais bon, comme je le disais, on a envie de passer une bonne soirée, on ne change pas nos habitudes, alors j’essaye d’en savoir un peu plus sur le resto avant d’y aller, je n’ai pas envie de me tromper… C’était facile à écrire, ça faisait beaucoup rire, mais ça a fini par me lasser de parler de mauvais coins et c’était leur faire de la pub… alors j’ai supprimé ces articles pour me consacrer à du positif, mes bons plans, je préfère ne penser qu’à eux ! Quand on mange dans un restaurant qu’on n’aime pas, on fait maintenant comme tout le monde, on oublie la soirée.

 

Quels sont tes projets pour 2013 ?

Comme je disais, en janvier, une surprise… sinon, rien ne changera de façon radicale, je pense.

 

Que peut-on te souhaiter pour cette fin d'année 2012 et pour 2013 ?

Toujours plus de lecteurs ! Même si je ne les vois pas… ou juste en statistiques, j’aimerais plus de commentaires pour interagir avec eux…

 

Merci Anne ! Merci Diane !! 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:28

 

 Scarlatine double

 

Dans moins d'un mois, je vais fêter les 2 ans du blog. Cela valait bien un petit relooking, non ? Et quoi de mieux qu'une illustration personnalisée pour un blog ?

Il y a quelques mois, j'ai eu un véritable coup de foudre pour Scarlatine, illustratrice à Clermont-Ferrand. J'ai littéralement adoré son personnage éponyme, que j'ai trouvé représentatif des femmes d'aujourd'hui, à la fois dans l'air du temps et intemporelles, et résolument drôles !  

J'ai donc tout récemment contacté Géraldine/Scarlatine pour lui proposer de réaliser une illustration qui deviendrait la nouvelle bannière du blog. Ca a été un vrai plaisir d'échanger et de travailler avec elle, autour de ce que je voulais, et de comment j'imaginais cette maman "zen & organisée" ! Alors, vous la trouvez comment ? Sympa, non ? Personnellement, j'adore !

Z&O Blog

 

et la même bannière avec l'adresse du blog pour la page Facebook de Zen & Organisée :

Page-Facebook-Zen---Organisee.jpg

 

Si vous voulez voir d'autres illustrations de Scarlatine (certaines d'entre elles sont un vrai régal...), n'hésitez pas à aller faire un tour sur son blog ou sa page Facebook. En attendant, je n'ai pas résisté à lui poser quelques questions, rien que pour vous. 

 

"Bonjour Géraldine (ou plutôt devrais-je dire Scarlatine ?),

Qui es-tu ?

Je suis enseignante en Arts Plastiques, et illustratrice en parallèle, pour la presse féminine et éducative. 

Qui est Scarlatine ?

En premier lieu, c’est mon pseudo d’illustratrice, qui est devenu peu à peu “mon double illustré”.

Scarlatine est une trentenaire célibataire, actuelle, fashionista, qui cherche l’amour, doute, râle, dans des situations quotidiennes, dans lesquelles pas mal d’entre nous peuvent se retrouver.

Comment es-tu devenue illustratrice ?

En l’an 2000, j’’ai envoyé spontanément un dessin au magazine Feu “Jeune et Jolie”, et j’ai eu la chance “d’être publiée du 1er coup”. Cela m’a donné envie de continuer dans cette voie. Scarlatine était née.

Où trouves-tu l’inspiration ?

La plupart des illustrations et thématiques sont souvent autobiographiques ;) Donc dans mon quotidien, ou à travers des anecdotes que j’ai entendues, qui me font sourire.

Tes illustratrices/teurs préféré(e)s ?

Des milliers ! Par exemple Voutch, dont j’adore la subtilité  de l’humour, Kiraz, Margaux Motin pour la féminité des postures, Pénélope Jolicoeur, Nawel et des dessinateurs de BD, comme Milo Manara, Sempé, etc...etc…

Es-tu plutôt Zen ou Organisée ?

Euh … joker ?… en fait hélas, aucune des deux propositions. “Speed et bordélique” conviendrait mieux …, mais bon, ça peut changer si j’achète des post-it, que je range mon bureau et que j’essaie de tenir dans cette satanée position du lotus pour devenir plus zennnnnnnnn.

Quels sont tes projets à venir ?

Une BD éditée par Casterman, sur “les joies du mariage” qui sortira en juin 2013. Des collaborations diverses, et toujours les aventures illustrées de Scarlatine sur mon blog  http://scarlatine.canalblog.com/  ou ma page Facebook.

Que peut-on te souhaiter pour cette fin d’année et pour 2013 ? 

De réussir à devenir vraiment zen et organisée pour de vrai … afin de  trouver un équilibre entre mon métier d’enseignante et d’illustratrice.

 

Merci Scarlatine !"

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 07:19
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Un outil pour organiser nos listes pratiques du quotidien ? Chez Zen & Organisée, forcément, on se dit "Tiens, et si on regardait ça d'un peu plus près ?" Késako ? Qu'est-ce que c'est ? Comment ça marche ?
 
Je suis donc allée à la rencontre (virtuelle) de Sylvie Clément, maman de 5 enfants (Respect !) et créatrice de ce site ultra-pratique, pour en savoir plus.
 
 
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"Bonjour Sylvie, qui êtes-vous ?    
 
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Je m’appelle Sylvie Clément, j’ai 45 ans, je suis ingénieure de formation, et parisienne de naissance (désormais "exilée" en grande banlieue). J’ai 5 enfants qui ont de 7 à 22 ans. J’ai commencé à créer des sites web il y a 15 ans.
 
Pourriez-vous nous présenter ListoLabo ? Comment cela fonctionne-t-il ?
 
C’est un site dédié à l’organisation du quotidien et aux listes en tous genres. Le site combine plusieurs fonctions :
-          des articles variés sur l’organisation personnelle et familiale, des trucs et astuces pour que chacun y trouve des idées qui lui correspondent,
-          un outil de listes en ligne, qui permet de créer aussi bien des listes privées que des listes publiques,
-          un forum et des groupes de discussion pour aller plus loin dans les échanges, au-delà des listes partagées, et s’inspirer des trucs des autres (ou pas).    
Pourquoi avoir créé cet outil ?
 
Mon métier d’ingénieure m’a permis de maîtriser les méthodes classiques de gestion de projet, de planification, de gestion de tâches. Ma vie familiale m’a appris des approches différentes pour ne pas me laisser débordée. Une approche moins traditionnelle et plus pragmatique. En effet, mes 5 enfants ont leurs différences de tempérament : ce qui marche avec l’un ne marche pas forcément avec l’autre ! Donc l’organisation est un sujet qui m’a toujours beaucoup intéressée…
A la naissance de mon 4ème enfant, j’ai commencé à discuter avec d’autres mères de familles nombreuses sur internet, et j’ai créé un site dédié, Maximômes, il y a 10 ans. Sur le forum, les nouvelles venues posent souvent des questions sur l’organisation, et les mêmes sujets reviennent régulièrement sur le tapis… donc cela m’a donné envie de proposer un outil plus pratique, et plus ouvert aussi car l’organisation concerne tout le monde, ou presque.
 
A qui s'adresse-t-il en priorité ?
 
Peut-être aux mères de famille actives, car ce sont celles qui ressentent le plus souvent le besoin de s’organiser, de faire des listes… mais ce n’est pas restreint à ce profil. Même si mes premières listes parlent souvent de famille (listes de bagages des enfants pour les vacances, listes de rentrée scolaire, listes de jeux de société pour jouer en famille), d’autres sont plus générales. Tout le monde est intéressé par des listes de courses ou de recettes faciles !
 
Vous êtes maman de 5 enfants. Etes-vous plutôt Zen… ou organisée (les deux, c'est possible, aussi) ? Racontez-nous !
 
Je suis très calme de nature, et ma chambre était un beau bazar quand j’étais jeune, sans que cela ne me gêne. Je fonctionnais plutôt au feeling qu’avec des règles d’organisation précises.
     
Avec le temps, les contraintes, j’ai trouvé mes repères, et mes méthodes pour que ça roule mieux au quotidien, petit à petit. J’adore le calendrier mural familial, mon agenda personnel, mes listes en tous genres… J’ai aussi créé des routines, des habitudes, et découvert combien cela allège l’esprit au lieu de l’enfermer ! Finalement, c’est en gérant les corvées d’une façon méthodique qu’on perd le moins de temps et d’attention sur ces choses peu intéressantes, et qu’on peut davantage s’amuser à côté.
 
Même avec 5 enfants, je suis restée zen : je relativise beaucoup, et je ne me prends pas la tête sur les choses que je ne juge pas prioritaires. Par exemple, je ne repasse rien, cela ne me gêne pas de porter des vêtements légèrement froissés et je préfère utiliser mon temps libre autrement. Je n’ai aucune velléité de « mère parfaite », je suis juste une mère normale, avec des qualités et des défauts. Par exemple, je sais bien cuisiner, mais je suis une fée du logis pitoyable. 
 
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Les listes ont le vent en poupe. Qu'est-ce qui fait le succès, selon vous, des listes en matière d'organisation ?
 
Les listes ont d’abord l’avantage de la simplicité. C’est un outil vieux comme le monde, tout le monde sait comment cela fonctionne. Outre le côté organisation, c’est souvent d’abord un outil pour éviter d’oublier des choses. Dans ce monde d’infobésité, et où on en demande toujours plus à tout le monde, de tout savoir, de tout maîtriser, de multiplier les activités, les listes sont là pour nous aider à déposer tout ce qui « déborde », tout ce qui ne tient plus dans nos pauvres cerveaux surchauffés.
 
Les listes sont aussi un moyen simple pour communiquer, pour donner un ensemble d’informations à d’autres personnes : on partage une liste d’adresses, d’idées cadeaux, de livres préférés… toutes ces idées dont on se dit que cela pourrait servir plus tard, et qu’on veut noter dans un coin. Du coup, ce peut être une source de bazar plutôt que d’organisation si on ne sait pas les gérer, si on les éparpille sous mille formes différentes, à mille endroits différents. D’où l’intérêt d’un site comme ListoLabo pour organiser ses listes (et piocher dans celles des autres).
Quelle est votre liste préférée et pourquoi ?
 
Celle que je trouve la plus utile, c’est celle des bagages, à ressortir à chaque départ en vacances, et où on note les trucs qui nous ont manqués, pour l’année suivante. Tous les gens n’ont pas la même…
 
Et celle que je préfère, c’est celle des livres dont on m’a parlé en bien, et que j’ai envie de lire un jour.
Si vous aviez un seul conseil à donner à une maman débordée, quel serait-il ?
 
De bien identifier ses priorités, pour lâcher du lest sur ce qui n’est pas réellement important pour elle, ou qui lui cause le plus de soucis sans lui apporter de satisfaction.
 
Merci Sylvie !"
 
Et comme rien ne vaut l'expérimentation, je vous invite à aller tester le site (www.listolabo.com) par vous-même et à y créer vos premières listes.          
 
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Pour clore ce billet, si le sujet vous intéresse, je vous invite enfin à relire l'article que j'avais publié début septembre sur la parution du livre d' Isabelle Cantarero : 50 listes pour mamans débordées (en attendant son interview, très prochainement, sur le blog) !
     

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:23

adèle pedrola

Le bio coûte cher ! Les cosmétiques ou les produits ménagers bio, c'est moins efficace ! Le bio, c'est une arnaque des marques pour vendre plus et plus cher ! Comment faire la différence entre le "vrai bio" et le "faux bio" ? Comment s'y retrouver entre les différents labels ?

 

Adèle Pedrola, qui vient de publier aux Editions Tournez la page  Dans la jungle du bio, vous prend par la main et vous emmène avec elle dans une chasse aux idées reçues sur le bio et la consommation responsable.  Au fil des pages, vous pourrez vous faire votre propre opinion et devenir une consommatrice éclairée.

Dans un ton léger, drôle (mais jamais au détriment de l'information !) et sans langue de bois, Dans la jungle du bio s'adresse à tous ceux qui, comme son auteure, veulent y voir plus clair dans le bio, l'équitable et l'écologique, pour "consommer intelligent" en respectant son corps et sa planète.

Les illustrations, pleines d'humour, de la talentueuse Popette (http://popettedessine.canalblog.com), nous invite enfin à rire de nos propres obsessions alimentaires !

 

Une large part du guide est notamment consacrée aux "courses responsables", à portée de tous et de toutes les bourses, et pour les adeptes de la Slow Life, l'auteure n'oublie pas le tourisme vert et le Slow travel. Le livre est enfin truffé d'adresses, d'astuces, de liens et d'infos pratiques.

 

Incontournable !

 

"Bonjour Adèle, et merci d’avoir accepté cette petite interview.

  

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 27 ans, j’habite à Paris et je travaille à mon compte depuis 3 ans en tant que chef de projet et rédactrice freelance, dans le domaine de l’édition jeunesse et adulte. Mes clients sont principalement des maisons d’édition ou des agences de communication qui souhaitent externaliser ponctuellement des projets éditoriaux ou me demander d’y participer pour des services de réécriture ou la rédaction de textes originaux.

 

Vous  venez de publier, aux Editions Tournez la page, « Dans la jungle du bio » (Collection Femmes actives). Comment est né ce projet ?

Christelle Durantin, pour laquelle j’avais déjà eu le plaisir de travailler en freelance, m’a contactée au moment du lancement de sa maison d’édition. Elle m’a proposé d’écrire sur un thème d’actualité parmi ceux pressentis pour la ligne éditoriale des Manuels de survie. Sans hésiter, mon choix s’est arrêté sur le bio car j’avais envie d’en savoir plus sur ce sujet, de démêler le vrai du faux et de me faire une opinion.

 

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Quel regard portiez-vous sur le bio et la consommation responsable avant d’écrire ce livre ?

Avant de commencer à travailler sur Dans la jungle du bio, j’étais intriguée par les produits bio et intéressée par la consommation responsable. Je faisais de mon mieux pour ne pas acheter n’importe quoi, je choisissais en me fiant à l’emballage, sans m’être spécialement renseignée, et donc en me faisant régulièrement avoir par la déferlante marketing de vert qui fait bien sur le papier… mais qui n’est souvent ni bio, ni durable !

 

Je suis très pragmatique et je pense aussi au porte-monnaie des mamans, qui jonglent parfois avec des fins de mois difficiles pour nourrir leur famille. On a tendance à croire que le bio coûte plus cher et que c’est un luxe réservé aux « bobos ».  Est-ce une idée reçue ou est-il possible de consommer bio sans se ruiner ?

Choisir des produits bio ou des produits respectant l’environnement n’est pas forcément plus cher. Certains aliments de base et beaucoup de fruits et légumes sont quasiment alignés ou à peine plus chers que ceux que l’on peut trouver en grande distribution classique. C’est déjà un bon début et cela permet de s’épargner pas mal la santé sans pulvériser son budget.

Il existe aussi des astuces écologiques et pratiques comme acheter en vrac, diminuer les doses de produits d’entretien (qui marchent aussi bien !) ou les changer pour des méthodes non seulement bon marché mais aussi moins toxiques pour tout le monde. C’est cela aussi consommer durable.

 

Aujourd’hui, quelle «consom’actrice » êtes-vous ?

Je suis attentive aux labels, je privilégie la qualité et j’achète bio de préférence. Pour autant mon budget n’a pas triplé ! Seulement, je compare les produits, les magasins : je vais au plus avantageux, comme tout un chacun, mais en faisant le choix de la qualité. J’ai peu à peu remplacé les cosmétiques et les produits d’entretiens par des versions plus respectueuses de ma peau et de l’environnement. En fait, une fois qu’on est un peu renseignés, on ne peut plus faire semblant, et cela donne envie de se préserver, soi et les autres.

 

Vous évoquez à la fin de votre livre le « Slow travel », une autre façon de voyager, en prenant son temps, en vivant pleinement le moment présent, en s’imprégnant d’une culture, d’un mode de vie… Que pensez-vous globalement du Mouvement Slow et de son invitation à ralentir ?

Il arrive de se fixer des objectifs de voyage où tout doit tenir dans un programme qui déborde déjà avant même de partir, sans place pour l’imprévu, dans une volonté de rentabilité de temps, d’énergie… Le rythme du quotidien se retrouve embarqué de force, sans prendre en compte le changement, la différence de culture, l’art de vivre du lieu où l’on se rend. Je pense qu’il est important d’apprendre ou de ré-apprendre à vivre en fonction de l’endroit où l’on se rend. Cela permet, à mon sens, de profiter bien mieux du voyage et je crois que ce déplacement des priorités est déjà un pas vers un autre mode de comportement et de consommation.

 

Vous êtes éditrice et rédactrice free-lance. Comment organisez-vous votre temps ? Arrivez-vous à prendre du temps pour vous ?

J’ai choisi de travailler dans un petit bureau partagé avec deux autres indépendants afin de séparer mon travail de ma vie personnelle. Mais j’aménage mon temps de travail en fonction de ce qui m’arrange : il arrive que je travaille de chez moi si j’ai un rendez-vous proche de mon domicile, ou bien s’il fait trop froid et que je préfère ne pas mettre le nez dehors !

Arriver à prendre du temps pour soi n’est pas facile, mais j’essaye de le faire régulièrement, quitte à donner un bon coup de collier avant (pas après, sinon je stresse et je ne profite pas !) pour que cela soit réalisable. Et parfois, lorsque je ne suis pas efficace, je capitule et m’éclipse 2h au cinéma : une fois les idées rafraîchies, je peux abattre des montagnes.

 

Etes-vous plutôt Zen ou organisée ?

En fait j’essaye de m’organiser, de planifier les étapes de mon travail afin d’avoir l’impression de maîtriser la situation, ce qui me permet d’être relativement zen. Ce qui n’exclue pas des petits moments de panique pour rien, personne n’est parfait, hein !

 

Que peut-on vous souhaiter pour 2012 ?

Euh… De beaux projets, de belles collaborations et puis d’autres défis d’écriture qui donnent envie de se dépasser. Voilà qui me plairait !

 

 Merci Adèle !"

 

Vous pouvez retrouver Adèle Pedrola sur son blog : http://www.adelepedrola.blogspot.com

  

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 07:38
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Véronique Darmangeat est l'une des premières consultantes en lactation exerçant en libéral (www.allaiteraparis.fr).
Elle propose des consultations d'allaitement aux familles qui ont des questions ou des difficultés autour de l'allaitement. Elle forme les professionnels de santé et les consultants en lactation à l’allaitement maternel et donne des conférences, en France et à l’étranger. Enfin, elle intervient régulièrement en tant qu’experte sur le plateau des Maternelles (http://www.allaiteraparis.fr/revue-de-presse/interviews-et-television) sur France 5.  
Cette pionnière est également l'auteure du blog  A tire d’Ailes pour les femmes qui allaitent et reprennent le travail. Elle vient de publier aux Editions Chroniques Sociales (collection "Comprendre les personnes") « Allaiter et reprendre le travail ».
 
Véronique a accepté de répondre aux questions de Zen & Organisée
  
"Bonjour Véronique, et merci d’avoir accepté cette interview.
  
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour, je m’appelle Véronique Darmangeat, je suis consultante en lactation. Je suis donc spécialiste de la lactation humaine et de l’allaitement maternel. Je propose des consultations d’allaitement aux familles qui ont des questions ou des difficultés autour de l’allaitement, je forme les professionnels de santé et les consultants en lactation, je donne des conférences et je propose aux entreprises de monter des programmes de soutien à l’allaitement maternel pour leurs salariées.
 
Vous  venez de publier aux Editions Chroniques Sociales(collection "Comprendre les personnes") « Allaiter et reprendre le travail ». Pouvez-vous nous parler de ce projet ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre, au-delà de votre activité de consultante en lactation ?
En fait, j’écris le blog A tire d’Ailes (www.lactissima.com/a-tire-d-ailes) sur ce sujet depuis plusieurs années et j’ai eu envie que les femmes puissent avoir à disposition un livre regroupant tout ce que j’écris sur le sujet depuis l’ouverture du blog. De plus, je voulais vraiment en faire un guide pratique. Jusqu’à présent, un tel guide n’existait pas et je trouvais que cela manquait vraiment.
 
Si vous aviez un seul et unique conseil à donner à une future maman qui projette d’allaiter son enfant, quel serait-il ?
Un seul conseil : c’est difficile… Dans ce cas, je pense qu’il faut chercher une personne compétente de référence que l’on puisse appeler dès que l’on a un souci.
 
Vous accompagnez les entreprises qui souhaitent développer des programmes de soutien à l’allaitement maternel. Les messages au sein de l’entreprise vous semblent-ils difficiles à faire passer ? Ces entreprises sont-elles de plus en plus nombreuses ?
Oui, c’est difficile parce qu’en France, l’allaitement fait uniquement partie de la sphère privée et les entreprises ont du mal à comprendre ce qu’elles peuvent retirer de tels programmes de soutien. Non, aujourd’hui, avec la crise en plus, elles ne se précipitent pas pour monter de tels programmes !
 
Ayant allaité ma fille plus de 2 ans (après avoir repris le travail alors qu’elle avait 5 mois), j’ai senti au fur et à mesure que les mois passaient une pression sociale très forte (« Quoi, tu l’allaites encore ? Il serait peut-être temps d’arrêter, non ? »). Avez-vous le sentiment que le regard que la société porte sur l’allaitement maternel, et en particulier sur l’allaitement long, évolue positivement ?
Il évolue, c’est sûr. On parle d’allaitement long alors qu’avant c’était un sujet tabou. Mais l’allaitement long continue de choquer beaucoup de monde.
 
Vous êtes vous-même maman de 2 enfants et vous gérez une activité indépendante prenante. Comment arrivez-vous à tout gérer ? Rencontrez-vous parfois des difficultés à tout concilier ?
Je suis très organisée, donc j’arrive plutôt bien à tout gérer mais bien sûr, il y a parfois des ratés. Mes enfants aimeraient bien que j’ai le don d’ubiquité !
 
Comment organisez-vous votre temps ? Arrivez-vous à prendre du temps pour vous ?
Mon emploi du temps change tous les jours, donc je m’appuie sur une organisation efficace car je ne peux jamais prévoir ce que seront mes journées. Je me lève à 6h15 tous les matins et je me couche avant 22h. C’est ma façon d’être le plus efficace et le plus en forme. Prendre du temps pour moi est très compliqué. Quand je veux le faire, je dois le programmer dans mon agenda…et m’y tenir.
 
Que conseilleriez-vous en priorité aux mamans qui se sentent débordées, fatiguées, stressées par les contraintes de la vie quotidienne ?
Bien réfléchir à leurs choix. On se sent en général débordé lorsque l’on fait des choses que l’on n’a pas vraiment choisies.
Je pense que toutes les mamans sont fatiguées, je ne vois pas vraiment comment c’est possible autrement. C’est à chacune de trouver les meilleurs moyens de retrouver le punch.
 
Etes-vous plutôt Zen ou organisée ?
Les deux ! Je suis Zen parce que je suis très organisée. Ca me libère l’esprit et me permet de ne pas stresser.
 
Que peut-on vous souhaiter pour 2012 ?
Beaucoup de clientes :-)
 
 
Merci Véronique !"
 
Retrouvez Véronique Darmangeat sur son site professionnel : Allaiter à Paris.
 
 
 
 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 23:00

Photo-article-facebook-presentation-livre.jpgMaman d'une petite fille, Julie travaille depuis un an avec une amie sur un concept d'histoires à vocation pédagogique.

J'ai rencontré la jeune créatrice par le biais des Mampreneurs et de son antenne à Montpellier et j'ai tout de suite été séduite par ce projet au concept inédit : grâce à l'aventure de dix camarades, les enfants découvrent la signification d'un proverbe à travers une histoire.

Leur premier album illustré, "Tess dans bon et bête, ça commence par la même lettre", destiné aux 6-10 ans, est disponible à la vente depuis la fin du mois de janvier  (dès 6 ans, format 20 x 20 cm, 28 pages intérieures, 12,50 €).

Et la collection "Leçons de vie" a déjà d'autres albums en prévision : 

- Léo dans "On n'est jamais mieux servi que par soi-même".

- Lilly dans "C''est l'hôpital qui se moque de la charité".

- Alex dans "Les grands esprits se rencontrent".

- Zoé dans "Le malheur des uns fait le bonheur des autres".

- Ethan dans "Tel est pris qui croyait prendre".

- Tom dans "Les bons comptes font les bons amis".

- Milo dans "Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas".

- Théo dans "Bien mal acquis ne profite jamais".

- Ana dans "Chassez le naturel, il revient au galop".

 

Les deux trentenaires ont accepté de nous parler de leur projet, rien que pour vous :

"Bonjour Julie et Marie-Laure, et merci d'avoir accepté cette petite interview.

 

1- Pourriez-vous vous présenter l'une et l'autre en quelques mots ?

Comme nous aimons bien faire dans l'originalité, nous avons choisi de nous présenter en remplissant la même fiche descriptive que celle que nous retrouvons dans nos albums au sujet de nos personnages.

 

Julie :                                                                                   Marie-Laure :

Age : 31 ans                                                                        Age : 32 ans

Signe astrologique : Verseau                                              Signe astrologique : Lion

Chiffre porte-bonheur : 4                                                     Chiffre porte-bonheur : 8

Principale qualité : l'altruisme                                              Principale qualité : la générosité

Pire défaut : l'impatience                                                     Pire défaut : l'impatience

Couleur préféré : le rose                                                     Couleur préféré : le rouge

Animal préféré : le chat                                                       Animal préféré : le chat

Plat favori : le tiramisu                                                         Plat favori : les aubergines à la parmesane

Matière favorite : les arts plastiques                                    Matière favorite : le français

Meilleur(e) ami(e) : j'ai la chance d'en avoir                        Meilleur(e) ami(e) : Julie

plusieurs, bien sûr, Marie en fait partie                               Sport pratiqué : le roller et le ski

Sport pratiqué : la méthode Pilates      

Julie Saba et Marie-Laure Malleval 22- Pourriez-vous me dire l'une et l'autre en quelques lignes ce que vous faisiez avant de vous lancer dans l'aventure "Leçons de vie" ?

Marie-Laure : J'ai suivi des études littéraires jusqu'en maîtrise, puis je me suis finalement dirigée vers une carrière commerciale pendant 4 ans, pour ensuite rejoindre le domaine administratif durant ces 2 dernières années.

Julie : Après 4 ans d'études supérieures dans le commercial, je me suis tournée vers le marketing à partir de 2005 en obtenant un master à l'Université Montpellier I. De 2006 à 2010, je me suis spécialisée dans la communication et l'e-marketing. Plus récemment, j'ai pu suivre une formation PAO-Infographie de quelques mois chez Objectif 3D qui m'a apportée les connaissances nécessaires pour réaliser les illustrations du premier album.

3- Qu'est-ce que la collection "Leçons de vie" ?

Destinée aux 6-10 ans, cette collection est née d'une volonté d'expliquer simplement aux enfants la signification des proverbes en privilégiant un contenu agréable et facile d'accès. Nous avons voulu donner l'envie de lire en proposant un concept alliant aspects éducatif et ludique.

4- Qu'est-ce qui vous a donné envie de créer cette collection ?

Nous avons toutes deux toujours aimé écrire et dessiner depuis notre tendre enfance.

Marie-Laure : plus jeune (vers 9-11 ans), j'écrivais des histoires pour mes copines que j'illustrais avec des personnages façon manga (j'ai été berçée par le Club Dorothée et les dessins animés japonais), cette influence a persisté dans la création de nos personnages. Les décors en revanche n'étaient pas mon fort...

Julie : petite, j'étais déjà très rêveuse et me réfugiais souvent dans la lecture ou le dessin qui me permettaient de faire travailler mon imagination. Contrairement à Marie, j'aimais beaucoup créer les décors autour de mes personnages, comme quoi, on se complète bien !

"Leçons de vie" est né en décembre 2010 alors que nous étions toutes deux employées et déléguées du personnel dans un contexte un peu difficile. C'est malgré tout ce contexte qui nous a insufflé la forte volonté d'indépendance, de liberté d'action et d'expression, mais aussi le dynamisme et la détermination dont nous faisons preuve aujourd'hui pour concrétiser notre projet de création d'entreprise. D'une idée, est né ensuite un concept, de ce concept, les personnages, puis toutes les histoires de la collection en quelques mois.

5- Quels sont vos objectifs pour 2012 et 2013 ?

Nous avons rédigé 9 autres histoires qui ne demandent qu'à voir le jour, mais nous allons dans un premier temps tester la viabilité de notre projet au travers du premier album "Tess dans bon et bête, ça commence par la même lettre". Nous espérons publier le second album "Léo dans on n'est jamais mieux servi que par soi-même" en juin 2012, puis le troisième, "Lily dans c'est l'hôpital qui se moque de la charité" en novembre 2012. 

Pour 2013, nous aimerions publier 4 albums supplémentaires en février, mai, août et novembre.

6- Vous venez d'intégrer la couveuse d'entreprise "Context'Art". Pourquoi ce choix et qu'est-ce que cela va vous apporter ?

Nous avions besoin d'un accompagnement au niveau juridique et comptable et intégrer une couveuse d'entreprise nous donnait également l'opportunité de tester la rentabilité de notre activité en bénéficiant d'une structure juridique. Context'Art héberge des activités relevant des domaines artistiques, elle nous assure un accompagnement d'autant plus spécialisé.

7- Où peut-on se procurer vos albums ?

Pour l'instant, uniquement par notre biais, en demandant un bon de commande en écrivant à leconsdevie@gmail.com. Nous sommes en train de contacter des librairies de la région mais rien n'est encore officialisé, alors "ne mettons pas la charrue avant les boeufs" !

Vous pouvez entrer en contact avec nous également par l'intermédiaire de notre blog : http://collectionleconsdevie.blogspot.com ou de notre page Facebook : www.facebook.com/leconsdevie

8- Que peut-on vous souhaiter pour 2012 ?

La réussite de notre projet bien sûr et du bonheur, rien que du bonheur pour nous, mais aussi pour nos lecteurs !

Merci Julie et Marie-Laure !"       

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Et si vous voulez découvrir le premier né de la collection de plus près, vous pouvez jouer sur Facebook jusqu'au 20 février à un quizz pour tenter de gagner un album illustré et dédicacé : http://www.facebook.com/notes/le%C3%A7ons-de-vie/quiz-un-album-illustre-pour-enfants-a-gagner-/316209038425792                  

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 14:43
Christel-Durantin-Editions-Tournez-la-page.JPGAujourd'hui, Zen & Organisée a le plaisir d'accueillir  Christel Durantin , Directrice éditoriale de la toute nouvelle maison d'édition  Tournez la page, qui a accepté de répondre à une petite interview informelle pour le blog.

 

Une maison d'édition pour les femmes actives
Les éditions Tournez la page ont choisi de s'adresser à la famille au sens large et de "faire des livres différents", des guides pratiques qui puissent servir de passerelle entre les générations. Elles ciblent ainsi trois catégories d'âge, qui se complètent pour former un tout cohérent :

         - Les 55 ans et plus

         - Les femmes actives

         - Les enfants

 

Une maison d'édition pour les femmes actives ? Mon sang n'a fait qu'un tour : "Tiens, et pourquoi précisément les femmes actives ? Et comment vont-ils se positionner ?"

J'ai découvert les éditions Tournez la page  grâce au réseau Maman Travaille qui a diffusé via sa page Facebook la vidéo de présentation de la maison d'édition clermontoise. Passionnée par le monde de l'édition et plus globalement par les livres (vous avez remarqué, non ?), je suis entrée en contact avec elle et avons longuement échangé par emails interposés. Cliquez sur l'image qui suit pour visionner la vidéo :

Video-TLP-Editions-copie-2.jpg

Christel Durantin travaille depuis plus de 15 ans dans l'édition. Diplômée de Sciences Po, elle démarre sa carrière aux éditions De La Martinière, participant activement au lancement de la Terre vue du Ciel. Après 3 ans, elle occupe successivement des postes aux services droits étrangers, commercial et éditorial jeunesse. Elle rejoint en 2000 une maison d'édition auvergnate où elle travaillera 10 ans en qualité de directrice éditoriale, avant de fonder avec Marc Pinard les éditions Tournez la page.

 

"Bonjour Christel, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 35 ans, deux enfants « à moi », trois« presque » enfants, et une maison d’édition, créée en mars 2011. Je voulais être journaliste, quand j’étais lycéenne, aussi ai-je passé le concours de Sciences Po. Une fois admise, j’ai découvert que je n’étais pas faite pour le journalisme, mais j’ai fait un stage dans une maison d’édition et le coup de foudre a été immédiat. J’ai ensuite travaillé aux éditions De La Martinière, puis dans une maison d’édition auvergnate spécialisée dans le« terroir ». Jusqu’au jour où j’ai eu envie de voler de mes propres ailes… La passion ne s’est pas étiolée après plus de 13 ans dans le métier, bien au contraire !
Pourquoi avoir voulu créer avec Marc Pinard les éditions Tournez la page ?
J’ai souhaité créer les éditions Tournez la page en mars dernier car j’étais arrivée à un stade, dans mon précédent emploi, où plus rien ne pouvait « bouger » pour moi. J’avais des idées qui ne pouvaient s’exprimer dans l’entreprise dans laquelle je travaillais. J’ai donc décidé de créer ma propre maison d’édition, et Marc Pinard était mon « complément idéal », tant en terme de personnalité que de compétences.

Qu’est-ce qui a motivé le choix de cette ligne éditoriale et de ces 3 catégories d’âge ?

Mon histoire personnelle ! Je suis issue d’une famille où le dialogue entre les générations est permanent et je voulais, à travers les livres que je publiais, établir des passerelles entre les générations et encourager au dialogue entre elles.
     CouvertureMDS-Mieux-comprendre-mon-enfant-site-copie-1
Et pourquoi, finalement, le choix d’un Collection consacrée aux femmes actives ?
Je voulais créer une collection pour toutes les mamans qui ont envie d’aller au-delà des informations dispensées dans les magazines et sur le Net. Nos guides sont conçus dans un esprit moderne, incisif et plein d’humour, rédigés par des auteurs spécialistes du domaine en question et illustrés par des dessinateurs talentueux et bourrés d’humour. Je trouvais que ces livres manquaient dans les rayons des librairies…
Comment choisissez-vous vos auteurs ? Vos illustrateurs ?
Nos auteurs sont des spécialistes dans leur domaine. Lorsque j’ai l’idée d’un ouvrage, je cherche LA personne susceptible de rédiger le meilleur texte sur le sujet, de manière à la fois rigoureuse et grand public. Pour les illustrateurs, c’est simple : c’est un coup de foudre pour un univers graphique !

Que peut-on vous souhaiter pour 2012 ?

Obtenir la pleine et entière reconnaissance des libraires, parfois un peu réticents à faire confiance à de jeunes et petites maisons d’édition !"

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Merci Christel d'avoir pris le temps, 10 jours avant les fêtes de Noël, de répondre à cette petite interview.
On vous souhaite évidemment de beaux succès en librairie (mais vu la qualité du contenu de vos livres, je n'en doute pas !) et longue vie à Tournez la page !

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 07:30

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Mercredi 23 novembre dernier, Grande Brasserie sur la Place de la Comédie à Montpellier. Il est 14h, je viens de m'installer en terrasse et j'attends mon rendez-vous : Barbara Pastre. Je suis impatiente car j'ai hâte de cette rencontre !

Pour ceux qui ne la connaissent pas (probablement peu nombreux sur Montpellier), Barbara est celle qui, entre autres, a créé en 2008 la Montpellier Reine, une course à pied de 4 km en plein coeur de Montpellier, organisée le jour de la fête des Mères pour lutter ensemble contre le cancer du sein. L'objectif de cette course est d'une part de dépister et d'informer sur le cancer du sein chez toutes les femmes de plus de 20 ans (ndlr : car le cancer du sein touche également les jeunes femmes, contrairement à ce que l'on pourrait croire avec le dépistage systématique après 50 ans), d'autre part de récolter des fonds reversés ensuite aux associations concernées. La course est ouverte à tout le monde, femmes, hommes, enfants, de 7 à 77 ans et a rassemblé sur l'édition 2011 plus de 2000 participants. En trois ans, l'association La Montpellier-Reine a ainsi pu reverser plus de 15 000 euros à la recherche contre le cancer.

J'en avais d'ailleurs parlé dans le blog dans un article du 2 mai 2011 : "3ème édition de la Montpellier-Reine le dimanche 29 mai 2011".

Je suis rentrée en contact avec Barbara sur Facebook, après avoir découvert un beau matin de mai dans la presse l'opération choc "Fière d'être Montpellier-Reine", durant laquelle 30 jeunes femmes ont montré leurs seins Place de la Comédie, brandissant des panneaux-slogans afin de sensibiliser les plus jeunes au dépistage du cancer du sein. Chair de poule ! J'ai spontanément félicité Barbara pour son audace. Respect...

Imaginez un instant le courage qu'il a fallu à ces 30 femmes (dont Barbara) pour s'avancer avec leurs panneaux-slogans sur une Place de la Comédie bondée, un samedi à 15h, se placer tout autour de la statue des Trois Grâces et lever ensemble, pendant une très, très longue minute les panneaux pour dévoiler leurs seins nus ! Barbara m'a raconté lors de notre rencontre combien elles avaient été surprises de découvrir l'émotion suscitée pendant cette longue minute chez les spectateurs, qui n'ont eu de cesse d'applaudir et pour beaucoup de pleurer !

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Prix régional de la Femme méritante de l'année

Barbara vient également de remporter le Prix régional de la Femme méritante de l'année, grâce aux votes des lecteurs de Midi Libre et des internautes. Le Prix "Femmes version Femina", décerné pour la onzième année à l'initiative de la rédaction de Version Femina, permet de mettre à l'honneur et de récompenser des femmes remarquables qui par leur action dans les domaines variés de la solidarité, de l'éducation ou encore de la défense du patrimoine culturel, font bouger leur région et contribuent à améliorer la condition humaine. Barbara est désormais qualifiée pour le prix national qui se déroulera à Paris le 8 décembre prochain, avec à la clé une dotation de 10 000 €.

Barbara, qui est aussi maman de 3 filles, dirige enfin Vu d'en Face Productions, une agence conseil et de production d'évènements basée sur Montpellier. Autant dire que Barbara est une femme occupée ! Et pourtant, ce mercredi, j'ai rencontré une femme disponible, chaleureuse, attentive, drôle, profondément tournée vers les autres, libre et engagée... On s'est découvert de nombreuses similitudes dans notre parcours personnel, et le même besoin de liberté et d'indépendance ! Bref, vous l'aurez compris, ce fut une très belle rencontre...

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A noter sans fautes sur vos agendas : la 4ème édition de la Montpellier-Reine se déroulera le dimanche 3 juin 2012 !

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 16:39

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Si vous avez l'habitude d'écouter France Bleu Hérault (101.7 FM) tous les matins du lundi au vendredi entre 9h et 11h, vous la connaissez forcément ! En tous cas, vous connaissez sa voix.

Léopoldine DUFOUR anime, aux côtés de son comparse Guy Pierson, la matinale "On s'occupe de vous !", l'émission qui "vous rend la vie plus facile", écoutée chaque matin par plus de 80 000 auditeurs...

J'ai rencontré Léopoldine courant avril dernier. Je lui avais adressée le communiqué de presse de lancement de mes ateliers "Mamans débordées, allégez votre agenda !". Et elle m'a contactée peu de temps après pour m'inviter dans son émission et m'interviewer dans les studios. "C'est une très bonne idée !", m'avait-elle dit à cette époque, ce que j'avais pris comme un bel encouragement, alors en pleine phase de démarrage. Et aussi, je m'en souviens encore : "vous avez une voix qui passe super bien à la radio !" Et là, ça fait plaisir, d'autant que ce matin-là, je ne faisais pas la fière devant mon gros micro... Cela faisait des années que je n'étais pas passée à la radio, et pour ceux qui connaissent, c'est toujours impressionnant !

Depuis, nous avons gardé contact et Léopoldine m'a rencontactée en septembre dernier pour parler de la rentrée scolaire dans sa chronique et glaner quelques conseils pratiques pour ses auditrices. Deuxième passage radio à France Bleu Hérault et pour chaque intervention, des retours très positifs pour Zen & Organisée !

"La prochaine fois, c'est moi qui vous interviewe !" Et Léopoldine a accepté, en toute simplicité et avec beaucoup de sympathie, de répondre à mes questions au cours d'un déjeuner très agréable, à deux pas des studios, Place du Nombre d'Or à Montpellier.

Cette passionnée de littérature, qui devait normalement se destiner à une carrière de Prof de Lettres, a découvert presque par hasard, pendant ses études, l'univers des radios. A cette époque, celle des débuts des radios libres, elle découvre  un nouveau métier, celui d'animatrice radio. Aujourd'hui, elle annonce fièrement près de 25 ans d'expérience dans un métier qui la passionne toujours autant. Un métier certes passionnant, exigeant même mais qui fut aussi pour elle, pendant de longues années, synomyme de galère et de précarité. Longtemps considérée comme intermittente, Léopoldine a enchaîné pendant des années des contrats de remplacements, ici ou ailleurs.

Et c'est dans ce contexte difficile, ponctué de déplacements partout en France et donc de difficultés diverses d'organisation, qu'elle élève, avec son mari, son fils aujourd'hui âgé de 18 ans. Elle me raconte dans quelles conditions elle partait, bébé sous le bras, pour assurer ces remplacements, ou encore combien elle culpabilisait quand elle s'absentait et qu'elle devait laisser son enfant, qui ne comprenait pas toujours ses départs. Pas étonnant que la problématique de la conciliation travail / vie de famille lui parle autant !

Aujourd'hui, sa situation professionnelle s'étant enfin stabilisée (depuis 2005 seulement, après 18 ans de CDD) et son fils ayant grandi, les problématiques d'organisation n'ont plus lieu d'être. Mais peu importe, Léopoldine n'échangerait son métier pour rien au monde, elle a su malgré les difficultés conserver au fil des ans le même enthousiame qu'à ses débuts, et continue de porter un regard ouvert et passionné sur la vie et sur les gens qu'elle rencontre à travers son émission.

Evidemment, comme toutes les mamans, elle s'inquiète pour son fils. Pour ses études, ses choix professionnels, son avenir... Mais là, je dirais : "Normal... Une maman, quoi !"

 

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                      Diane BALLONAD ROLLAND

                    

 

 

 

Face à l'accélération du temps, prenons le temps de nous poser, osons ralentir, en soi, chez soi, mais aussi au travail, et commençons à nous réapproprier consciemment notre temps !

 

 

Je m’appelle Diane, j'ai 44 ans, je suis Coach professionnelle certifiée, spécialiste de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, Consultante et Formatrice en Gestion du temps et Equilibre de vie depuis 2010, et je suis aussi la maman imparfaite de 3 enfants. Zen & Organisée, certes, mais je vous rassure, pas tous les jours et c'est tant mieux !

Mon coeur de métier est d'aider les femmes débordées, fatiguées, stressées par les contraintes de la vie quotidienne, à se réapproprier leur temps et à (re)trouver un équilibre. C'est ce qui porte chaque jour depuis plus de 7 ans aujourd'hui.

Créé en novembre 2010, ce blog propose, à travers des articles, des ressources, des interviews ou des ateliers interactifs en ligne, une réflexion et des pistes concrètes (avec exigence mais sans recettes miracles !) pour changer notre regard sur le temps, apprendre à ralentir, nous recentrer sur nos vraies priorités, prévenir l'épuisement et trouver un meilleur équilibre entre les exigences de la vie professionnelle, les obligations de la vie familiale et nos aspirations personnelles.

 

Je suis ce que l'on appelle une "entrepreneuse nomade", travaillant aussi bien dans le train que dans un café, dans un espace de coworking ou chez moi. C'est un mode de vie qui me ressemble, doux, libre et créatif, dans lequel je m'épanouis et peux donner le meilleur :)

Je me suis créée une vie professionnelle sur-mesure : mon quotidien aujourd'hui s'organise autour de différentes activités, toutes complémentaires. Chacune d'elles sans exception me passionne, qu'il s'agisse d'accompagner sur le chemin de l'équilibre et du sens, d'écrire pour mes blogs, de travailler à un nouveau livre, de concevoir un nouvel atelier en présentiel ou en ligne, d'animer une formation, grand public ou proposée par un organisme de formation, ou encore une conférence dans une entreprise.

Entière, intuitive, multiple, j'aime les choses simples et travaille avant tout avec le coeur et en accord avec mon ressenti.

Je ne triche jamais et privilégie l'authenticité, tant dans mon travail que dans mes relations. En réalité, je n'ai aucun mérite car je ne sais pas travailler autrement que dans la confiance, la bienveillance et le respect réciproques.

Si c'est aussi votre cas, nous avons toutes les chances de nous entendre et de faire un bout de chemin ensemble !
 

"L'étoile, c'est ce qui canalise nos énergies, c'est un appel à nous mettre en route, c'est une direction que nous ressentons comme juste au sens plein du terme, c'est une finalité dont découlent les objectifs et qui leur donne de la cohérence et du sens. Elle n'est pas forcément facile ni agréable à suivre, mais c'est elle qui donne du sens à notre existence et nous permet de faire du temps l'allié de notre vie." (François Délivré)

 

Ma box "Zen & Organisé" dans Happy Life Box

 

{Manifeste pour une vie plus douce} PDF à télécharger gratuitement

 

{Mes 50 Mantras pour se réapproprier son temps} PDF à télécharger gratuitement
{Se former au métier d'home-organiser} L'Académie des Pros de l'organisation

 

{Mon podcast audio} sur Soundcloud ou Apple Podcast

 

{Le temps et moi} Mon programme de méditation sur l'app Méditer avec Petit Bambou

 

Magical Timing au travail, Concilier sérénité et organisation (2018, Rustica Editions)

 

Magical Timing, l'art de retrouver du temps pour soi (2017, Rustica Editions)

 

J'arrête de procrastiner, 21 jours pour arrêter de tout remettre au lendemain (2016, Eyrolles)

 

 

 

Membre Fondatrice et Présidente de la FFPO