Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 05:59


Burnout.jpg

 

J'ai beaucoup de plaisir aujourd'hui à partager avec vous le témoignage d'Amélie (prénom modifié), avec laquelle j'avais échangé il y a quelques mois via la page facebook de Zen & Organisée, puis que j'ai accueillie et accompagnée au cours de l'un de mes précédents ateliers "Mon temps et moi". 

Au cours de cet atelier, elle avait osé s'exprimer sur son histoire, en racontant brièvement son burn-out.
Plus récemment, et ce sont ses propres mots que je reprends, elle a commencé à écrire cette histoire, son histoire.

Elle y décrit à la manière d'un journal de bord, et de façon très juste,  les mécanismes du stress, de la fatigue. La détresse que l'on peut vivre dans une entreprise : l'obligation de résultat, de perfection, d'objectifs inatteignables, l'absence de reconnaissance.

 
Et surtout comment elle s'en est  sortie, quelles ressources elle a utilisées, quelles pistes elle a explorées.

Puis elle a eu l'idée de partager son histoire pour que cela puisse aider les autres femmes et hommes qui vivent cette expérience. Je lui ai donc ouvert le blog et je la remercie profondément pour cette confiance.


***


"Je viens de fêter mes 36 ans. Et plus que jamais, cet anniversaire a une saveur particulière. Il a le goût du renouveau, de l’envie, de la zénitude et d’une certaine forme de sagesse.

L’épreuve que j’ai traversée s’appelle le burn-out. Mais on pourrait l’appeler un ouragan ou un tsunami, parce que c’est comme une force de la nature qui se déchaine, qu’on ne voit pas arriver et qui peut tout dévaster.

 

C’est un état qui s’installe insidieusement, et qui nous grignote petit à petit.

Un stress qui monte crescendo, prend toute la place, jour et nuit, et qui conduit à une longue agonie dont on ne voit pas l’issue.

On parle souvent de burn-out chez les cadres, les chefs d’entreprises, ou les médecins urgentistes. Moi je ne suis rien de tout ça. Je suis juste « expert technique », je n’ai personne sous ma responsabilité. Mais ma vie de femme est très remplie, je suis mère de famille recomposée de 3 enfants… Ceci explique peut-être cela !

 

Dans un contexte économique difficile, le monde de l’entreprise peut être une vraie machine de guerre, un vrai bulldozer, et les dégâts collatéraux qu’il occasionne peuvent alors être considérables.

 

Ma boîte, comme beaucoup d’autres, est en difficulté. Il faut redresser la barre, travailler plus, plus vite, la pression de l’atteinte des objectifs est continue et pesante.

On me distribue des projets à mettre en œuvre à la pelle, avec des consignes peu précises et qui changent tous les jours.  

Je prends cela pour une marque de confiance. Je m’investis et travaille sans relâche.

Les objectifs l’entreprise deviennent peu à peu mes objectifs personnels. Je n’ai plus de recul.

Le temps devient mon ennemi. Mais je ne dis rien, en fait, dire « non » ne me vient même pas à l’esprit.

Les dossiers s’amoncellent, ma boîte mail déborde.

Je m’isole, je ne prends plus de pause-déjeuner.

Tout est en mode accéléré, j’ai l’impression d’avoir le vertige à longueur de journée.  

Un sentiment de honte s’empare de moi et ne me quitte plus. La honte de ne plus y arriver, de ne plus être à la hauteur, de ne plus savoir faire mon métier. Je n’ai plus confiance en moi.

A côté de cela, il y a ma vie de maman, les maladies infantiles auxquelles il faut faire face, les nuits saccadées, les devoirs, les repas, les activités, les disputes de cours de récré à régler, l’organisation de la garde avec l’ex-conjoint… Je culpabilise de ne pas arriver à tout gérer.  

 

Quand j’arrive sur mon lieu de travail le matin, il me faut 10 minutes pour quitter ma voiture, je pleure avant d’arriver à mon bureau, je pleure le soir en rentrant chez moi.

 

Je ne dors presque plus, je rédige mentalement, mes mails, mes notes de services. J’aimerais tant poser mon cerveau sur la table de nuit pour enfin dormir paisiblement, sans ruminer.

Je me dis sans cesse qu’il faut tenir, que demain, ça ira mieux, que cette situation va se régler. L’instinct de survie, sûrement…

 

Je me mets à chercher des solutions mais pas n’importe lesquelles : je veux pouvoir les puiser en moi. J’ai trop peur des traitements chimiques.

Je me mets à la méditation, chaque soir je médite au moins 5 minutes. Cette pratique est une révélation, elle m’apprend à ramener mon corps et mon esprit au calme. J’arrive alors à mieux gérer mes angoisses, et parfois à prendre du recul.  

La charge de travail est toujours très intense. Les réunions dans lesquelles je ne me sens plus à la hauteur, plus compétente,  plus à ma place, se succèdent. J’en fais des crises d’angoisse, je suis en état de panique continuellement. Chaque minute passée à mon poste de travail est une  lutte, une souffrance. Je pense alors au pire.

Heureusement, je m’accroche à l’idée que mes vacances annuelles ne sont pas loin. C’est ce qui m’aide à tenir. Je suis impatiente mais effrayée aussi : si je n’arrivais plus à déconnecter, si je n’arrivais pas à revenir après, si je craquais…

 

Dès mon arrivée sur mon lieu de vacances, je ne me sens pas bien.

Une immense fatigue s’abat sur mes épaules. J’ai de fortes migraines, des crampes. Et surtout, je constate rapidement que je ne parviens pas à couper avec mes dossiers en cours.

La première nuit, je ne parviens pas à dormir, je tourne et me retourne dans ce lit.

Je fais des exercices de respiration, mais je comprends vite que mon malaise est profond.

Le dimanche suivant, je pleure au petit déjeuner, puis à 10h, puis dans le pré, puis dans le jardin d’enfant, j’ai l’impression d’avoir un océan de tristesse à déverser.

Je décide de demander conseil au pharmacien du village qui me propose du millepertuis en comprimés. Pourquoi pas ?

Mais je me sens glisser encore, je sens le vide au fonds de moi et je déteste cette sensation.

La nuit suivante est identique à la précédente.

Je décide de me prendre en main, de me secouer et d’aller voir le médecin.

Il m’écoute patiemment. Je lui explique : une activité professionnelle accrue, le stress répété, les crises d’angoisse et de larmes de ces derniers mois.

Il me pose quelques questions. Puis il me dit d’un ton très assuré: «Vous voulez savoir ce qu’il vous arrive? C’est tout simple : vous souffrez d’un épuisement professionnel».

Il m’explique le processus, pourquoi j’en suis arrivée là: la fatigue, la vie trop intense et stressante, le travail, les enfants, et l’oubli d’être soi, de vivre aussi pour soi, sans soupape de décompression… et surtout le contraste énorme avec ce lieu de vacances, calme, en pleine nature. Arrivée à un tel niveau de fatigue, on craque, la chute est lourde et il faut alors remonter la pente.

 

Je crois que j’ai rampé et pleuré pendant une semaine, avant d’aller un peu mieux.

Puis j’ai décidé de me sauver, de donner un prix à ma vie.

J’ai suivi les consignes données dans les avions, en cas de dépressurisation : il faut mettre son masque à oxygène avant de secourir les autres. C’est finalement se mettre en sûreté avant de pouvoir sauver les autres.                  

Aujourd’hui je peux dire que je m’en suis sortie. Mais je ne serais probablement plus jamais la même. J’avance pas à pas, et j’essaie de toujours résonner au présent.

J’ai appris que la sérénité se cultive et s’entretient au jour le jour… Et les petits bonheurs simples sont les biens les plus précieux que l’on peut avoir dans sa vie.

 Avec mes loulous, on a fait un cahier des petits soleils, où l’on note un moment de bonheur, vécu seul, ou en famille que l’on a envie de garder en mémoire. On l'écrit pour ne pas l'oublier, et pour pouvoir le relire et se rappeler des belles émotions qu'on a ressenties."

                                                                                            Amélie

 

bonheur-cute-francais-french-Favim.com-520416.jpg


16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 18:50
Nature
 
J'ai envie de partager avec vous un échange d'emails avec Marie (avec son accord bien sûr).
 
Marie (prénom modifié à sa demande) m'a spontanément écrit le 8 mars dernier après avoir découvert le blog. Jeune retraitée de 60 ans, Marie m'a livré avec beaucoup de sincérité et de générosité son témoignage de maman de famille nombreuse, et les regrets qu'elle a aujourd'hui de n'avoir pas (c'est son ressenti) passé suffisamment de temps avec ses enfants, et probablement un peu trop à s'appliquer à ce que tout soit parfait dans tous les domaines de sa vie, à commencer par une maison briquée... Une belle leçon sur le temps qui passe !
 
 
J'ai élevé neuf enfants et j'ai en plus travaillé... (8 mars 22h 56)

     

Bonjour,

J'ai mis au monde sept enfants (les derniers sont des jumeaux dont un est handicapé IMC) et élevé neuf enfants, car mon mari avait deux enfants d'un premier mariage. Il a fallu, malgré ce que beaucoup de gens pensent, continuer à travailler car les allocations familales ne suffisent pas pour apporter le nécessaire à une famille aussi nombreuse.

J'étais prise dans un engrenage et ne me rendais pas compte du temps qui passe, un enfant poussé par un autre plus petit, des journées commencées à 6h du matin, terminées vers 2h du matin, pour tout assumer : le trajet-travail, le bureau, l'entretien de la maison, du linge, la préparation des repas, les courses, les rendez-vous médicaux, faire le taxi pour les occupations diverses de chacun des enfants, les devoirs pour les plus petits, et petit à petit, la confiance dans les grands pensant qu'ils n'avaient plus besoin d'aide...

Et voilà l'erreur... Je croyais bien faire, je croyais être au top parce que ma maison était propre, le linge aussi. Mes enfants n'étaient pas richement habillés mais propres ! Je faisais en sorte d'accomplir également mon travail consciencieusement car souvent, les dossiers que je traitais était aussi des dossiers pour des personnes en difficulté, étant agent de l'Etat travaillant à la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales. De plus, la distance trajet-domicile approchait les 40 kms aller !

Et puis, il a fallu déménager, mon mari ayant perdu son emploi, repartir dans une autre région, et puis trois ans après, repartir à nouveau, car mon mari avait retrouvé un emploi dans notre région d'origine, mais pas dans le même département, et reprendre contact avec de nouvelles têtes, reprendre un nouveau poste, inscrire les enfants dans de nouveaux lycées, collèges, écoles primaires, maternelles...

Six ans plus tard, mon enfant handicapé a du subir des opérations, j'ai dû m'absenter souvent, n'ayant plus assez de jours pour enfants malades, ni de jours de congés, ni de bonnes grâces du médecin de famille. J'ai dû me rendre à l'évidence, je devais arrêter de travailler. J'avais droit à ma retraite... Je l'ai prise... J'ai donc été une jeune retraitée de 48 ans... Une carrière de fonctionnaire fainéante bien sûr, qui n'avait rien à faire de sa journée, comme l'on est perçu la plupart du temps par les gens de l'extérieur.

Je n'avais donc plus qu'à m'occuper de mes sept enfants qui étaient encore à la maison, du lycée à la primaire. Et j'ai commencé à tourner comme une boule dans cette maison, il fallait à tout prix que tout soit super bien fait, je culpabilisais d'être inutile, car une mère au foyer, "ça ne fout rien" ! Mes grands sont partis petit à petit, je reste aujourd'hui avec les jumeaux, 22 ans cette année, une fille qui ne trouve pas de travail, et son frère handicapé en fauteuil dont je m'occupe.

J'ai énormément de soucis pour mes autres enfants qui ont du mal à trouver leur place dans la société, et je crains que cela ne soit de ma faute. Si j'avais passé en second plan ce complexe d'être la meilleure des mamans, et surtout, de ne pas m'occuper du regard des autres, et si je m'étais beaucoup plus investie pour jouer avec mes enfants, prendre du bon temps avec eux, et prendre aussi du temps pour moi (j'aime la peinture artistique par exemple), nous aurions pu monter un atelier peinture, plutôt que de poursuivre une quête sans fin : une maison irréprochable...

Aujourd'hui, ma fille n° 5, qui a une petite fille de juste 2 ans, est malade d'angoisse, stressée, maniaque pour sa maison et sa famille. Elle a fait le choix de rester à la maison pour s'occuper de sa fille mais elle culpabilise d'avoir fait ce choix, face à la pression des autres, après tout, c'est étrange, une jeune femme qui ne travaille pas pour un patron ! Bref, j'en suis aujourd'hui à la supplier de ne pas faire comme moi, car le temps passe si vite , surtout quand on l'emploie mal.

Et quand on arrive à l'heure du bilan, ce n'est plus des angoisses que l'on a, c'est le néant qui nous envahi, car on ne peut plus rien faire, il est trop tard... Alors il faut lâcher du lest, il faut d'abord vivre les bons moments avec son compagnon, ses enfants, profiter de leurs mots d'enfants, de leur progrès, les aider dans leur construction, partager des moments de détente, de plaisir, s'amuser, rire, danser, chanter...sans honte, et sans se préoccuper des médisances. Un petit peu tous les jours et on peut tous ensemble s'occuper des tâches ménagères, ou 1 ou 2 journées par semaine... Ce n'est pas grave, on s'en fout !

La priorité est au plaisir de partager le temps que l'on a à vivre ensemble et de se construire chacun et ensemble harmonieusement.

Marie

 

J'ai élevé neuf enfants ... (8 mars 23h 15)

Je viens de vous adresser un message résumant ma vie de maman de famille nombreuse de neuf enfants, dans lequel je vous fais part de mes regrets de ne pas avoir passé assez de temps avec mes enfants, à les aider à grandir, plutôt que d'entreprendre une quête improbable d'une maison irréprochable, d'être parfaite à la maison et dans le monde du travail...

J'ai oublié de vous dire que je vais avoir 60 ans à la fin de l'année et que j'ai toujours des noeuds dans l'estomac, mais cette fois-ci à cause de mes regrets justement, et de tout ce que j'ai raté...

Alors, toutes les jeunes et moins jeunes mamans, vous ne pouvez pas être des Superwomen, vous êtes chacune un être humain avec des qualités et des défauts, mais les qualités, ne les cherchez pas dans la performance d'une femme de ménage ultra qualifiée, ni d'une infirmière hors-pair, ni d'une professeure d'université, ni d'une péripatétitienne expérimentée,...

Soyez vous-même avec vos rires, vos larmes, vos découragements, vos désirs, vos préférences, vos émotions, y compris avec vos enfants, c'est comme cela qu'ils apprendront à devenir grands et humains.

On n'est pas des machines...

Marie

 

Ma réponse du 9 mars 1h du matin (je suis parfois sujette aux insomnies !)

Bonjour Marie,
 
Je voulais vous remercier très sincèrement pour vos deux mails car je partage complètement tout ce que vous exprimez. Ce sont des questions que je me pose souvent et que je me suis souvent posée depuis que je suis maman (14 ans déjà), non pas par rapport à l’entretien de ma maison (comme vous dites, si on s’y met tous un peu tous les jours puis 1 à 2 jours par semaine, ça suffit) mais par rapport au travail que j’ai toujours beaucoup investi, parfois au détriment du temps que j’aurais pu passer avec mes enfants. Heureusement, j’en prends conscience et je rectifie le tir aussi souvent que je le peux mais je dois constamment rester vigilante avec la même peur de passer à côté de l’essentiel...

     

Votre témoignage est tellement intéressant, avec ce recul que vous apportez, qu’il pourrait être profitable à bien d’autres mamans et je ne résiste pas à l’envie de vous demander si vous accepteriez que je le partage sur le blog, anonymement bien sûr. Je comprendrai aussi tout à fait que vous refusiez, à votre convenance. C’est comme vous le sentez...

En tous les cas, merci mille fois pour ce temps que vous avez pris. Je suis sûre pour ma part que vous avez été et que vous êtes une maman (et une mamie maintenant aussi) formidable et que vos enfants ont bien de la chance de vous avoir !

 

Bien à vous,

Diane

 

Signé par Zen et Organisée ! - dans Des mamans témoignent !
commenter cet article
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:16

Barbara, vous êtes une toute jeune maman puisque vous venez de donner naissance à une merveilleuse petite Maïlys de 3 mois aujourd'hui. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

 

SAM 6102

Je m'appelle Barbara, j'ai 30 ans, je suis assistante de direction mais surtout maman d'une petite Maïlys de bientôt 3 mois et je vis à Montpellier avec mon conjoint, l'heureux papa.

 

Qu’est-ce que son arrivée a changé dans votre vie ?

L'arrivée de Maïlys a complètement resitué mes priorités. J'ai tout à coup réalisé que ce qui compte vraiment pour moi, c'est de profiter autant que possible de ma petite famille.

 

Comment vous sentez-vous dans votre nouveau rôle de maman ?

Comblée, avant tout ! Et plutôt à l'aise en réalité. Je me sens plus complète dans ma vie de femme.

 

Qu’avez-vous trouvé de particulièrement difficile pendant la grossesse ? Et après la naissance de votre fille ?

Pendant, c'était de mener de front grossesse et vie professionnelle, tout en continuant à tenir la maison, faire les courses, sans compter les nombreux rendez-vous liés justement à la grossesse (cours de préparation à la naissance, gynéco, analyses, kiné...) où je me rendais le soir après ma journée de travail. Heureusement, mon conjoint a su prendre le relais et me délester d'un certain nombre de tâches.

 

Après la naissance de Maïlys, c'était d'arriver à trouver des plages de repos... J'étais vraiment fatiguée et je ne récupérais ni le jour ni la nuit. Aujourd'hui, je suis moins fatiguée parce qu'elle dort relativement bien la nuit mais elle demande beaucoup d'attention dans la journée.

 

Vous sentez-vous aujourd’hui suffisamment entourée ?

Oui, dans l'ensemble. Surtout par la sphère familiale. Avec la fatigue de la fin de grossesse et de l'après naissance, je m'étais un peu éloignée de mon réseau d'amis si l'on peut dire. Aujourd'hui, j'ai de nouveau envie de contacts et de m'ouvrir aux autres.

 

Que vous manque-t'il éventuellement ?

Un peu de temps pour moi en journée, même des petites plages de temps, ce qui n'est pas toujours possible.

  

Pensez-vous que le regard que les autres posent sur vous a changé ? Si oui, dans quelle mesure ?

Je dirais oui. Tout d'abord, je fais enfin partie du "clan des mamans". Et puis je pense que la maternité évoque plus facilement sagesse et respectabilité, à tort ou à raison.

 

Que faisiez-vous avant que vous ne pouvez plus faire ou que vous n’avez plus envie de faire aujourd’hui ?

Je passais trop souvent mes week-ends à m'occuper de la logistique avec mon conjoint (courses, ménage...). Je souhaite maintenant faire plus de sorties et partager des activités en famille mais aussi essayer de se retrouver parfois à deux, à l'occasion d'un concert ou d'un resto par exemple.

 

Appréhendez-vous la reprise du travail ? Pourquoi ?

Oui beaucoup ! En premier lieu, je redoute la séparation après 9 mois fusionnels (je prends un congé parental de 6 mois), mais aussi la nouvelle organisation qu'il va falloir mettre en place et à laquelle il faudra se familiariser. J'espère arriver à tout concilier sans trop empiéter sur les week-ends par exemple...

 

Qu’est-ce que cette nouvelle maternité a changé dans votre rapport au travail ?

Ca m'a fait me poser beaucoup de questions sur mon avenir à court, moyen et long terme. Et en réalité, à long voire à moyen terme, je me vois plutôt travailler pour moi ! Ou tout au moins, réduire mon temps de travail en tant que salariée et travailler pour moi en parallèle.

 

Comment imaginez-vous votre avenir aujourd’hui ?

Je m'imagine heureuse, avec mon conjoint et 1 voire 2 enfants de plus et travaillant à mon compte dans un domaine qui m'épanouit pleinement. 

 

Parlons un peu organisation et gestion du temps !

 

Etes-vous plutôt du genre « débordée » ou du genre « Zen et organisée » ?

Je dirais qu'actuellement, je suis du genre zen et désorganisée !

Il y a environ 1 mois, j'étais vraiment désireuse de faire tout pleins de choses à la maison, j'avais fait un super plan d'actions, je barrais fièrement chaque tâche accomplie et à la fin de la journée, je n'avais pas fais le tiers de mes objectifs ! En fait, j'étais sans arrêt interrompue par Maïlys qui pleurait, me réclamait, etc. Du coup, j'étais pas loin de la déprime. Et c'est là que j'ai finalement décidé de prendre du recul vis à vis de certaines tâches. Je ne me fixe plus d'objectifs irréalisables quand on a un bébé en bas âge, et ne me mets donc plus la pression. Je suis donc mal organisée mais plutôt zen au final.

 

Comment organisez-vous votre temps ?

Au jour d'aujourd'hui, je ne travaille pas et je n'ai plus d'organisation, même si j'aimerais en retrouver un peu, pouvoir planifier certaines tâches.

 

A la maison, qui fait quoi ?

Je m'occupe de la majorité de ce qui touche à notre fille, du linge de toute la maisonnée, de l'administratif, et de l'entretien courant. Lui se charge de l'entretien de la cuisine, des sols, il gère l'hygiène du chat et du chien (litière pour l'un et promenades pour l'autre)  et descend les poubelles. Les courses, on les fait généralement ensemble.

 

Qu’est-ce qui vous convient dans votre organisation actuelle ?

La répartition des tâches avec mon conjoint.

 

Si vous aviez encore plus de temps, à quoi le consacreriez-vous ?

Créer, lire, aller sur l'ordinateur... 

 

Qu’est-ce qui vous en empêche aujourd’hui ?

Je ne suis pas suffisamment organisée et actuellement, j'essaye surtout de mettre à profit chaque petit "répit" pour m'occuper de la maison. Quelquefois, je pense que je vais avoir au moins une heure de dispo mais au bout de quelques minutes, elle se réveille en pleurs et je dois arrêter ce que je viens tout juste de commencer... Pour le moment, je priorise l'intendance à mes plaisirs si l'on peut dire.

 

Qu’est-ce qui a tendance à vous stresser ?

La frustration. Par exemple, avoir prévu ou envie de faire certaines choses dans la journée et ne pas pouvoir ne serait-ce que commencer à les faire. Cela arrive parfois et c'est vraiment quelquechose qui peut vite me stresser.

 

Quand vous vous sentez sous pression, qu’est-ce que vous faites pour aller mieux ?

J'essaye de me changer les idées en allant me promener et en m'installant tranquillement à une terrasse de café agréable. J'essaye aussi de faire en sorte de lâcher du lest au niveau des obligations et de me recentrer sur ma fille. Parfois aussi, je fais le point sur ce qui va et qui ne va pas et j'essaye de corriger le tir.

 

Selon vous, qu’est-ce qu’une maman Zen ?

Pour moi, une maman zen est capable de s'adapter à différents cas de figure sans stress et sait prendre du recul lorsque cela s'avère nécessaire. Elle cherche à faire les choses comme il faut, sans pour autant viser la perfection et n'est pas réticente à déléguer un certain nombre de tâches.

 

Pensez-vous être une maman Zen ?

Quand j'arrive à prendre du recul oui mais je dois me le rappeler régulièrement... Ce n'est pas inné !

 

Pour terminer, si vous n’aviez qu’un seul conseil à donner à une future maman, quel serait-il ?

Je lui conseillerais de s'organiser au mieux en amont, de ne pas hésiter à déléguer et, pour finir, de privilégier le bébé car c'est le plus important et que le reste finira par suivre.

 

Merci Barbara !

Signé par Zen et Organisée ! - dans Des mamans témoignent !
commenter cet article
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 22:00

   Portrait-Pascale.JPG

 

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Pascale, j’habite Montpellier, je suis mariée et je travaille dans la Fonction Publique d’Etat. J’ai 2 enfants, 2 filles de 12 et bientôt 10 ans.

 

Etes-vous plutôt du genre « débordée » ou du genre « Zen et organisée » ?

Ca dépend des périodes de ma vie. Quand les filles étaient petites, j’étais plutôt débordée. Maintenant qu’elles ont grandi, je lâche. Mais bon, globalement, je suis plutôt zen et organisée par nature. Je suis assez cool…

 

Comment organisez-vous votre temps ?

Je travaille à 70 % depuis la rentrée dernière car j’avais besoin de temps pour moi. Je consacre mon mercredi aux filles et mon vendredi après-midi à la maison ou aux copines. Je fais également les courses le mercredi mais une fois tous les 15 jours car je vais au marché tous les samedis matin dans mon quartier et dans les commerces de proximité.

 

A la maison, qui fait quoi ?

C’est moi qui gère les activités des filles, les courses, les repas, la maison, essentiellement par choix parce que ça me plait. Mon homme bricole, gère l’administratif, les comptes, s’occupe également des filles, les amène à l’école et est très impliqué en tant que parent délégué et dans la vie du quartier.

 

Qu’est-ce qui vous convient dans votre organisation actuelle ?

Au jour d’aujourd’hui, on peut dire à peu près tout.

 

Qu’est-ce qui ne vous convient pas et que vous souhaiteriez améliorer ?

Peut-être que mon mari participe un peu plus aux tâches ménagères mais là encore, il faudrait que je lâche un peu car j’aime bien quand c’est bien fait !

 

Dans votre quotidien, qu’est-ce qui, selon vous, vous prend le plus de temps ?

Globalement, tout est bien équilibré. Juste une chose : je passe beaucoup de temps en voiture pour emmener ma benjamine à son sport (natation synchronisée) qu’elle pratique trois fois par semaine dans trois lieux différents.

 

Avez-vous le temps de prendre du temps pour vous ?

Je le prends ! Pour faire du sport, pour les sorties entre copines, pour me faire du bien chez l’esthéticienne ou au hammam… J’en ai besoin pour mon équilibre.

 

Si vous aviez encore plus de temps, à quoi le consacreriez-vous ?

A moi ! Et je le dis sans la moindre culpabilité. J’aimerais avoir un peu plus de temps pour moi, pour ne rien faire (ce que je ne fais jamais), pour buller, même si ce n’est pas vraiment dans ma nature…

 

Qu’est-ce qui a tendance à vous stresser ?

Quand j’ai beaucoup de monde à la maison, qu’on passe par exemple de 4 à 8 sur une semaine. Ca bouscule mon quotidien et ça me stresse !

Mais quand vraiment, ça ne va pas, je me fais des breaks d’une journée, le samedi. Je dis à mon homme : « Tu t’occupes des filles, c’est toi qui gère » et je me concocte une journée rien que pour moi, histoire de recharger les batteries.

 

Quand vous vous sentez sous pression, qu’est-ce que vous faites pour aller mieux ?

Je me dis qu’il y a pire, je regarde autour de moi, je prends de la distance. On est en bonne santé, d’autres sont dans la galère… Je me dis aussi que c’est ponctuel, que ça va passer.

 

Souhaiteriez-vous parfois davantage alléger ou simplifier votre vie ? A quel niveau ?

Travailler moins.

 

Qu’est-ce qui vous fait du bien ? Qu’est-ce qui vous apaise ? Qu’est-ce que vous aimez faire plus que tout ?

Prendre du bon temps en famille, une sortie, une ballade, un resto ensemble. Cuisiner aussi, par période, leur faire découvrir de nouvelles recettes. En fait, j’aime leur faire plaisir…

 

Si vous aviez une baguette magique, quel serait selon vous votre emploi du temps idéal ?

Travailler à mi-temps, 2 jours et demi par semaine. J’ai besoin de garder un pied au travail, pour conserver une vie sociale et évidemment une indépendance financière.

 

Selon vous, qu’est-ce qu’une maman Zen ?

C’est une maman qui arrive à trouver un équilibre entre le boulot, les enfants, le mari et elle, même si je reste persuadée que l’âge des enfants y est pour beaucoup. C’est plus facile d’être « Zen et organisée » quand les enfants sont grands et autonomes !

 

Pensez-vous être une maman Zen ?

Définitivement oui… Je ne me prends pas la tête et je ne m’impose rien. Si j’ai envie de cuisiner, je cuisine mais si ce n’est pas le cas ou si je n’ai pas le temps, je sors une pizza surgelé sans complexe ou je commande chez le traiteur chinois. Je leur fais souvent des légumes frais achetés sur le marché mais je n’ai aucun scrupule à leur servir des légumes surgelés ou des conserves. Ma devise, c’est : « Profites ! Après moi, le déluge… ». Je crois que ce qui est essentiel, c’est de profiter de la vie, maintenant ! On ne sait pas de quoi demain sera fait. Alors, Carpe Diem !

 

Pour terminer, si vous n’aviez qu’un seul conseil à donner aux jeunes mamans, quel serait-il ?

A partir du moment où tu cesses de culpabiliser, où tu prends du temps pour toi, que tu prends plaisir à faire des choses pour toi, ça va beaucoup mieux, tu es plus épanouie, plus « dispo » pour les autres, tu es plus heureuse et les autres le ressentent…

 

Merci, Pascale !

 

Signé par Zen et Organisée ! - dans Des mamans témoignent !
commenter cet article

           LR3-0332.jpg

                       Diane BALLONAD ROLLAND

                      contact@zen-et-organisee.com

 

Face à l'accélération du temps, prenons le temps de nous poser, osons ralentir, en soi, chez soi mais aussi au travail, et commençons à nous réapproprier consciemment notre temps !

 

Maman de 3 enfants, je suis Coach, Consultante et Formatrice en Organisation Personnelle et Gestion du temps. 

 

Créé en 2010, ce blog propose, à travers des articles, des interviews ou des ateliers interactifs en ligne, une réflexion et des pistes concrètes pour changer notre regard sur le temps, apprendre à ralentir, nous recentrer sur nos vraies priorités, prévenir l'épuisement et trouver un meilleur équilibre entre les exigences de la vie professionnelle, les obligations de la vie familiale et nos aspirations personnelles.


"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." (Antoine de St-Exupéry)