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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 05:30
{1er/10 au 31/12} Atelier 3 mois pour désencombrer et alléger sa vie !

 

Trop !

 

Trop de tout. Trop de possibilités. Trop de sollicitations. Trop de choses à faire. Trop de choix dans les rayons. Trop de choses dans nos maisons. Le trop est partout. Il envahit tout, nos espaces, de vie, de travail, notre agenda, nos ordinateurs, nos messageries. Il encombre nos vies, il sature notre cerveau, il nous écrase.

J'en fais le constat chaque jour à travers mon activité : on traîne le poids de nos vies encombrées, au sens propre comme au sens figuré, comme un boulet au pied qui nous freine et nous empêche d'avancer.

L'encombrement sape notre énergie, massacre notre créativité et ralentit notre expansion.

J'aborde bien évidemment l'inévitable question du désencombrement et la nécessité de se recentrer sur l'essentiel à travers chacun de mes ateliers. Mais en créant cet atelier, qui est sans conteste mon atelier le plus "transformant", aux dires de mes stagiaires, j'avais envie d'aller encore plus loin...

Il m'a fallu plusieurs mois de travail, courant 2014, pour concevoir cet atelier que j'ai voulu unique. Unique dans son contenu et dans son  tempo.

Un atelier conçu comme un laboratoire d'idées et de créativité pour des participant(e)s qui croulent sous le TROP et qui ont envie d'autre chose... de reprendre la main, de redonner du sens et de se réapproprier un bout de leur vie, à travers l'espace, concrètement, physiquement, et à travers le temps, et ses priorités.

De cette réflexion, nourrie par les nombreux échanges que j'ai eus au fil des mois avec les hommes et les femmes que j'accompagne, est né cet atelier interactif en ligne inauguré pour la première fois en octobre 2014. Depuis, trois autres sessions ont vu le jour, en février et en octobre 2015, et en avril 2016.

Aujourd'hui, parce qu'il fait partie de mes ateliers en ligne les plus plébiscités, j'ai le plaisir d'ouvrir une nouvelle session, du 1er octobre au 31 décembre 2016.

Pendant 3 mois, je vous embarque dans une aventure minimaliste qui va vous conduire pas à pasjusqu'à la fin de cette année 2016, avec une proposition un peu folle : celle de vous aider à terminer l'année 2016 avec un espace désencombré et des priorités revisitées, l'esprit plus léger, et surtout riche d'une énergie nouvelle qui vous permettra d'écrire de la plus belle des manières l'année 2017 !

Un défi minimaliste guidé tout au long de ces trois mois par 4 grands axes :

  • Désencombrer
  • Alléger
  • Ralentir
  • Choisir (mieux)

Et, en filigrane, comme un fil rouge, deux grilles de lecture : l'Espace et le Temps.

 

Trois mois, donc mais pour quoi faire exactement ?

 

  • Prendre conscience et vous délester de tout ce qui vous pèse, au sens propre comme au sens figuré.
  • Libérer, créer de nouveaux espaces.
  • Désencombrer vos espaces de vie .
  • Vous offrir une bouffée d'air frais, simplifier et alléger votre quotidien.
  • Faire de la place dans votre vie pour ce qui est important, pour ceux que vous aimez, pour ce projet que vous avez dans un coin de votre tête et qui n'a jamais sa place dans votre agenda, pour cette activité qui vous ressource et à laquelle vous avez renoncée cette année encore, bref, pour tout ce qui nourrit votre vie.
  • Vous recentrer sur l'essentiel ("Mais au fait, c'est quoi "mon" essentiel ?") et faire le point sur vos (vraies) priorités.
  • Donner plus de sens à votre quotidien.
  • Avoir le sentiment de moins subir et retrouver le plaisir de choisir, en conscience.
  • Réfléchir à son rapport à la consommation.
  • Réapprendre à ralentir, à calmer le jeu, à faire redescendre la pression et se réapproprier son propre tempo.
  • Trouver un meilleur équilibre.
  • Vous ouvrir de nouvelles perspectives, avec le sentiment d'avoir repris la main.
  • Aborder l'année 2017 avec un regard neuf, plus léger et créatif.
  • S'offrir, pourquoi pas, l'opportunité d'un nouveau départ.
  • Construire les prémices d'une vie plus inspirée, plus inspirante, plus créative, bref, une vie qui vous ressemble, vraiment.

 

12 semaines durant lesquelles je ferai appel à votre réflexion, à votre inventivité (souvent), à votre créativité, à votre capacité à vous remettre en question et à imaginer d'autres façons de faire et de penser. Comme le dit si bien l'une des participantes à mon tout dernier atelier : "Je dirais que cet atelier m’appris non pas réfléchir plus, mais plutôt à réfléchir AUTREMENT"

12 semaines et un peu plus pour tout remettre à plat, faire place nette et écrire une nouvelle page blanche, à l'aune de vos nouvelles priorités.

En retour, votre participation à cet atelier nécessite quelques ingrédients indispensables pour que vous puissiez en tirer le meilleur profit : engagement en premier lieu, mais aussi confiance (en vous, en moi), bienveillance (à votre égard), temps (quand même un peu...) et disponibilité, à la fois physique et psychique.

Les Plus de cet atelier !

 

  • Nouveau : Des défis hebdomadaires à relever pour booster votre motivation et vous aider à avancer concrètement !
  • Un contenu revisité et enrichi par rapport aux sessions précédentes
  • Deux coachings de groupe sur la session (via Skype ou équivalent) en petits groupes avec un focus spécifique sur une thématique en lien avec le désencombrement.
  • 3 entretiens de Coaching individuel (par téléphone ou Skype) pour faire le point sur votre désencombrement.
  • La possibilité pour les participant(e)s de partager et d'échanger entre vous et avec moi via la section commentaires accessible sous chaque module.
  • Un forum de discussion privé Facebook pour partager vos progressions et vous soutenir mutuellement.
  • Une disponibilité par mail pour des questions ou des points en lien avec notre atelier.
  • L'envoi par mail, à l'issue de l'atelier, de l'intégralité du contenu et des commentaires au format pdf, afin que vous puissiez garder une trace de l'atelier et des échanges.
  • Un cadre balisé de bout en bout pour soutenir votre motivation durant l'expérience et  vous donner le coup de pouce, "l'alibi" dont vous avez besoin pour vous atteler à la tâche.
  • Une émulation collective porteuse et stimulante.
  • Un regard bienveillant (parce que je suis intimement convaincue que tout changement ne peut s'épanouir que dans la bienveillance) et confiant (parce que je SAIS par expérience que vous avez déjà en vous les meilleures solutions à toutes vos problématiques, qu'elles soient temporelles, organisationnelles, relationnelles, etc. et que ma confiance en vous est totale).

 

Concrètement, comment ça se passe :

 

A mi-chemin entre la formation et le coaching, l'atelier comprend 12 modules de formation (sous forme écrite), un par semaine, ponctués d'exercices pratiques et de "devoirs" à faire à la maison ou ailleurs accessibles dans un espace privatisé durant ces 3 mois +  3 rendez-vous de coaching individuel :

  • Une première séance de coaching individuel d'une 1/2h (par téléphone ou Skype) vous sera proposée au cours de la semaine 2 (semaine du 10 octobre).
  • Une deuxième séance de coaching individuel d'une 1/2h vous sera proposée à mi-chemin, au cours de la semaine 6 (semaine du 7 novembre).
  • Enfin, une troisième et dernière séance d'une 1/2h vous sera proposée au cours de la semaine 10 (semaine du 5 décembre), afin de faire un bilan concret des changements décidés et mis en oeuvre au cours de l'atelier et de poser les derniers jalons avant la fin de l'atelier.

Ces dates seront fixées en fonction de nos agendas respectifs et pourront être décalés d'une semaine en amont ou en aval en fonction des dates des vacances scolaires (zones A, B, C).

 

Infos et inscriptions ici

 

 

* Inscriptions ouvertes jusqu'au 30 septembre minuit (Nombre de places limité). 

* Possibilité de règlement en deux ou trois fois (par chèques).

 

 

 

 

10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 05:30

 

 

Après La magie du rangement, succès planétaire vendu à plus de 5 millions d'exemplaires dans le monde et traduit en 35 langues, Marie Kondo réitère avec un nouvel opus, Ranger : l'étincelle du bonheur.

Mais pour l'avoir entre les mains, il vous faudra patienter jusqu'au 31 août prochain, date de sa parution chez Pygmalion !

Privilège de blogueuse (et oui, il faut bien en avoir quelques-uns !), j'ai eu la chance de faire partie de celles et ceux qui ont pu recevoir et découvrir l'édition française en exclusivité.

C'est l'occasion pour moi de vous donner mon avis et de vous dire en quoi ce nouveau livre est différent du premier et ce qu'il pourra très concrètement vous apporter !

 

 

La consultante en rangement japonaise a souhaité compléter La magie du rangement, qui expose en détail sa célèbre méthode KonMari (baptisée ainsi en hommage au surnom de l'auteure), par un guide illustré qui propose, à la demande de nombreux lecteurs, davantage d'instructions détaillées, dessins à l'appui.

Son "encyclopédie illustrée", telle qu'elle l'a appelée, revient scrupuleusement sur les différentes catégories d'objets et sur la façon dont elle préconise de les ranger : dans l'ordre, les vêtements, les livres, les papiers, les komono (qui signifie "objets divers" en japonais) et les objets de valeur sentimentale (objets du passé, souvenirs d'école ou d'amours passés, créations de nos enfants, lettres, photos de famille, etc.).

 

 

Un espace de vie qui inspire de la joie

 

Elle revient par ailleurs longuement sur la façon dont notre espace de vie, une fois rangé, peut nous inspirer de la joie, en écho à cette fameuse "magie qui transformera votre vie" : 

 

"Si vous êtes particulièrement sûr qu'un objet vous inspire ce sentiment, gardez-le, sans vous préoccuper de ce qu'en dira votre entourage. Même s'il n'est pas parfait, ou peu importe combien il peut sembler ordinaire, en l'utilisant avec soin et respect, sa valeur en est inestimable. Plus vous sélectionnerez ce qui vous entoure en fonction de ce qui vous apporte de la joie, plus réceptif vous serez au bonheur, ce qui vous incitera à ranger toujours davantage votre foyer et vous permettra par ailleurs de perfectionner votre capacité à prendre des décisions dans d'autres domaines. Prendre grand soin de ses possessions, c'est prendre grand soin de soi.

Qu'est-ce qui vous procure de la joie ? Et qu'est-ce qui vous en procure pas ?"

 

 

Ces objets qui nous entourent

 

 

Son point de vue rejoint à peu de choses près la philosophie que je défends dans le cadre de mon atelier en ligne 3 mois pour désencombrer et alléger sa vie !, créé en octobre 2014, en particulier dans l'un des 12 modules consacrés au lâcher-prise :

 

"Est-ce que vous vous souvenez du film d’animation des studios Disney Pixar Là-Haut, sorti en 2009 ?

Si vous avez eu la chance de le voir, vous vous souvenez probablement de Carl, ce vieux grincheux de 78 ans qui décida un jour, pour échapper à la maison de retraite du Grand Chêne et rester libre, d’accrocher des milliers de ballons à sa maison pour qu’elle s’envole. Son rêve : partir s’installer avec sa maison (et ses vieilles affaires) près des chutes du Paradis, comme promis à sa bien-aimée disparue, Ellie, grande aventurière avec laquelle il vécut une vie heureuse. Carl s’envola sans le savoir avec le très jeune scout Russel, point de départ de cette longue aventure.

Mais ce que j’ai trouvé intéressant, au-delà de la poésie et de l’humour très présents dans le film, c’est précisément la façon dont, au fil de l’histoire, Carl a dû, pour sauver sa peau et celle de Russel, se délester, au sens propre comme au sens figuré, des vieux meubles qui lui rappelaient Ellie. Le choix était là : s’accrocher au passé, aux vieux souvenirs, à ce qui n’est plus, ou les laisser derrière lui, s’alléger pour continuer à vivre et à aller de l’avant.

Quand on s’inscrit dans une démarche de désencombrement de sa vie, on se retrouve rapidement confronté à la même difficulté que Carl : celle de devoir choisir entre le passé qui n’est plus et un avenir à construire.

On commence à trier, sereinement, fort de notre enthousiasme débordant, puis on peut voir notre élan bloqué net par des objets qui nous rattachent au passé. A notre enfance. A notre histoire. Au début de notre vie de couple. Aux premières années de notre aîné(e). A cet être cher aujourd’hui disparu.

Ces objets chargés de nos souvenirs peuvent faire naître en nous des sentiments négatifs dont on se passerait bien à cet instant : culpabilité d’oser même penser se séparer de tel objet, sentiment de trahir la personne disparue, peur d’« oublier » cette époque heureuse ou encore celle de perdre ses repères et de ne plus tout à fait « se ressembler ».

Pourtant, accepter de lâcher prise face aux objets chargés affectivement, c’est laisser reposer le passé et vivre enfin dans le présent. Ne laissons plus les objets diriger et teinter notre vie. Décidons dès aujourd’hui que les objets qui nous entourent doivent avant tout refléter la personne que nous sommes aujourd’hui. Et non la personne que nous étions hier.

Attention, cela ne veut pas dire qu’il vous faille vous séparer du meuble de votre grand-mère ou de la boîte fabriquée quand vous étiez petit(e) par votre père si les sentiments qu’ils vous évoquent sont doux, positifs et agréables. En revanche, si vous vous sentez obligé(e) de garder un objet appartenant au passé alors même qu’il vous évoque un sentiment désagréable, simplement en le regardant, voire parfois en l’évoquant, autorisez-vous à vous en débarrasser.

Donnez-vous la permission de vous délester des objets du passé qui n’ont plus leur place chez vous, dans votre vie, pourquoi pas d’ailleurs en leur offrant une seconde vie sur une brocante (ce qui aura pour effet d’atténuer votre culpabilité)."

 

 

Ainsi dans l'un des 4 exercices de coaching proposés chaque semaine, intitulé "Ces objets qui m'entourent", j'invite les participants, tout au long de la semaine en cours, à faire le tour de leur intérieur et à repérer les sentiments que les objets qui les entourent leur inspirent :

 

"Prenez conscience de votre ressenti.

·       S’agit-il de sentiments positifs ?

·       Ou au contraire de sentiments négatifs ?

 

Le fait d’apprendre à faire cette distinction et de prendre conscience des sentiments que les objets vous inspirent vous permettra de vous rapprocher progressivement d’un intérieur qui vous ressemble à 100%".

 

Loin d'être facile au début, cet exercice se transforme rapidement en habitude et aiguise notre regard afin de ne garder chez soi, au bout du processus, que les objets qui en effet nous procurent sinon de la joie, en tous les cas un ressenti positif et agréable.

 

Parce que se sentir bien chez soi est bien, que l'on soit un(e) adepte du rangement ou non, le début du bonheur...

 

 

 

La méthode KonMari en quelques lignes

 

 

 

Si vous n'avez pas (encore) eu l'occasion de lire La magie du rangement, voici les grandes lignes de la méthode KonMari.

 

La méthode préconisée par Marie Kondo est une approche qui se veut définitive et qui s'oppose à la méthode des petits pas, que j'affectionne pour ma part tout particulièrement.

La promesse est claire : "Quand vous aurez terminé de faire du rangement, vous ne replongerez plus jamais dans le désordre".

 

Pour la consultante, la clé du succès, c'est de tout ranger rapidement et en une seule fois, afin de nous protéger une fois pour toutes de l' "effet rebond", fréquent il est vrai après toute tentative de désencombrement. Le réencombrement de nos espaces de vie n'est jamais loin et nécessite une vigilance de tous les instants.

Prévoyez donc de grandes plages de temps et beaucoup d'énergie pour ce que Marie Kondo appelle "les marathons du rangement". Peu motivés s'abstenir ! Si vous souhaitez mettre en oeuvre la méthode, un engagement ferme et résolu est de mise.

 

Autre particularité de la méthode KonMari : trier et ranger par catégories d'objets et non par pièce. La consultante juge en effet le rangement pièce après pièce inefficace car selon elle, on a seulement changé les choses de place, ou éparpillé dans toute la maison certains objets de la même catégorie. L'approche qu'elle défend est la suivante : ranger d'un coup tous les objets appartenant à la même catégorie, et selon l'ordre qui suit : vêtements, livres, papiers, komono (objets divers), et, pour finir, les objets de valeur sentimentale. Cet ordre est le fruit, toujours selon l'auteure, qui se passionne pour les intérieurs ordonnés et les espaces bien rangés depuis l'âge de quinze ans, de ses longues années d'expérience.

 

Elle conseille enfin de commencer par jeter, et d'aller au bout du processus, avant de commencer à ranger quoi que ce soit. Son mantra : "Terminez d'abord de jeter avant de ranger !".

 

Nous nous rejoignons enfin sur la nécessité de visualiser son mode de vie idéal avant d'entreprendre son chantier de désencombrement et de rangement :

"Pensez au style d'intérieur où vous aimeriez habiter et à la façon dont vous pourriez y vivre. En d'autres termes, définissez votre mode de vie idéal. Si vous aimez dessiner, faites-en une esquisse. Si vous préférez écrire, décrivez-le dans un cahier. Vous pouvez aussi découper dans des magazines des photos qui vous inspirent."

 

De la même manière, j'invite mes stagiaires et coachés, en tout début d'atelier et avant de poser le moindre geste concret, à se projeter trois mois plus tard et à visualiser leur espace de vie désencombré.

A travers ce simple exercice de visualisation, la personne forge une vision forte qui donne une direction claire au subconscient, soutient la motivation tout au long du parcours et procure sérénité, joie et confiance.

 

 

Ranger : l'étincelle du bonheur, de Marie Kondo

Parution le 31 août 2016 chez Pygmalion

334 pages illustrées

17,90 €

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:28
Le témoignage de Mylène : Je vis dans une tiny-house

J'ai le grand plaisir aujourd'hui de partager avec vous le témoignage de Mylène, qui a fait le choix avec son compagnon de vivre dans une tiny house de 13 m2.

J'ai rencontré Mylène dans le cadre de mon atelier en ligne "Devenir home-organiser", dont la 5ème session vient de se terminer.

Très rapidement, au fil de nos échanges, j'ai proposé à Mylène si elle acceptait de partager son expérience minimaliste et son choix de vie atypique avec les participants de mon autre atelier, "3 mois pour désencombrer et alléger sa vie".

Son expérience est en effet une vraie source d'inspiration : vivre à deux dans 13 m2 oblige nécessairement à s'interroger sur ce dont on a réellement besoin pour vivre et se sentir bien, et sur ce qui compte vraiment pour nous : notre essentiel, au sens le plus noble du terme.

Un grand merci à Mylène, à la fois pour ce partage, photos compris, et aussi pour le temps qu'elle a consacré à l'écriture des lignes qui suivent !

 


 

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Je m’appelle Mylène, j’ai 25 ans et je vis avec mon compagnon dans une tiny house, une mini maison sur roues de 13m2.

Nous avons découvert le concept des tiny houses en 2013 grâce à une interview filmée du père du mouvement, Jay Shafer, qui faisait visiter sa tiny house de 9m2.

À l’époque, tous les deux en stage dans une grande entreprise française dans le cadre de nos études en école de commerce, nous avions déjà remarqué que nous ne rentrions pas dans le moule : nous rêvions de voyages en sac à dos et de rencontres quand nos collègues discutaient surface loi Carrez, dressing, ou fonctionnalités du dernier iPhone. Mon compagnon, Thibaut, venait de quitter cette entreprise pour aller travailler dans une association végane de défense animale et je me demandais également si mon destin n’était pas voué à s’éloigner de la voie tracée par mes études, que j’étais sur le point de terminer.

Nous voulions un logement à nous et en avions marre que notre argent disparaisse chaque mois dans un loyer. Nous souhaitions également que notre habitat corresponde à nos besoins, mais n’avions pas les moyens d’acheter un terrain et de faire construire une maison. Les choix professionnels que nous étions en train de faire ne risquaient d’ailleurs pas d’arranger les choses de ce côté-là. Pourtant, il devenait clair que nous souhaitions un grand jardin pour faire pousser notre nourriture.

Une tiny house n’est pas considérée comme un bien immobilier puisqu’elle peut se déplacer; on peut donc l’installer sur un terrain non constructible, bien moins cher à l’achat. Légalement, c’est une remorque avec un chargement. Comme nous avions vécu à divers endroits en tant qu’étudiants, en France comme à l’étranger, nous n’étions pas prêts à nous fixer à un endroit précis. Une tiny house se présentait donc comme une réponse à beaucoup de nos attentes en matière de logement.

Pourtant, si pour Thibaut la découverte des tiny houses a été une évidence, j’étais beaucoup plus sceptique. Je ne voyais simplement pas comment nous pouvions vivre confortablement à deux dans moins de 15m2, taille de mon studio d’étudiante. Ce projet, qui était d’abord le sien, est peu à peu devenu le nôtre. Nous avions cependant convenu d’en construire deux et de les relier entre elles afin de disposer d’une surface acceptable. Dans l’une se trouveraient la cuisine et le salon, dans l’autre le bureau et la salle de bain avec la chambre en mezzanine. En faisant nos calculs, nous nous sommes aperçu que si l’on souhaitait réaliser ce projet rapidement, nous ne pouvions construire les deux d’un coup faute d’un budget suffisant. La construction d’une tiny house aménagée coûte de 20 000 € à 45 000 €, en fonction de si on la construit complètement soi-même ou si on se la fait construire, et plus on accepte de descendre en gamme ou d’utiliser des matériaux d’occasion, plus on peut faire baisser le prix. Mais nous n’imaginions pas la construire nous-mêmes. Comme nous n’avions pas d’argent de côté, nous allions devoir emprunter, mais souhaitions pouvoir le faire sur 5 ans maximum et rembourser notre emprunt en étant payé au salaire minimum. Nous avons donc dessiné les plans d’une tiny house « évolutive » dont une partie pourrait se déplacer dans la seconde, une fois celle-ci construite.

Ce projet a mûri. En observant comment nous vivions, nous nous sommes finalement rendu compte que le coût de construction d’une seconde tiny n’était pas justifié par ce qu’elle nous apporterait. En effet, dans l’appartement de 47m2 que nous occupions, l’espace avait fini par devenir une contrainte. Nous devions parler plus fort pour nous entendre dans des pièces différentes, nous étions isolés lorsque l’un faisait la cuisine ou la vaisselle car notre cuisine était entièrement cloisonnée, et l’espace inoccupé devenait vide encombré.

Au même moment, nous avons commencé à suivre l’émission télévisée américaine « Tiny house nation » qui suit des personnes ayant le projet de vivre dans une tiny house dans leur processus de construction et de désencombrement jusqu’à leur emménagement. Ces témoignages ont peu à peu donné une dimension accessible à la vie à deux en tiny, car certains couples vivaient également avec leur enfant ou leur animal de compagnie. À deux seulement, notre projet paraissait facile et nous avons finalement décidé de n’en construire qu’une.

Une habitation de 13m2 (+ 5m2 de mezzanine), cela parait vraiment petit pour y vivre bien à deux, mais prendre en compte uniquement la surface est extrêmement réducteur. Ce que l’on recherche vraiment, c’est l’impression d’espace. Et elle dépend d’autres critères que la surface, tels que la hauteur sous plafond, la luminosité, la vue extérieure et l’agencement. La tiny house dans laquelle nous vivons a une hauteur intérieure de 3m50 dans la pièce principale, ce qui est bien supérieur à celle de beaucoup de logements ; elle a des ouvertures sur tous les côtés : 9 fenêtres dont 2 au plafond, ce qui lui procure une luminosité importante et permet de voir à plus de 50m dans toutes les directions et de regarder passer les nuages et les oiseaux. Tous ces éléments font une différence énorme avec un appartement qui aurait la même surface mais ne serait ouvert que sur un ou deux côtés. L’impression d’espace est frappante dès que l’on pénètre à l’intérieur de notre tiny. Elle paraît bien plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur, comme disent la plupart des personnes qui l’ont visitée.

 

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Néanmoins, cet espace doit être bien agencé, et rester ordonné. Mon compagnon affirme que la tiny house est le remède à son désordre : s’il disposait de davantage d’espace, il ne serait pas poussé à ranger car le désordre n’entraverait pas ses mouvements. Mais dans une tiny house, impossible de laisser traîner un balai ou un sac de courses sans que cela gêne le passage.

 

Je n’avais pas d’appréhension particulière concernant l’impact que cette nouvelle maison aurait sur notre relation, car nous communiquons beaucoup et avons à cœur de ne pas laisser s’installer de frustration ou de non-dits. Ce serait plus compliqué si l’on avait l’habitude de résoudre les conflits en s’isolant l’un de l’autre le temps que la tension retombe, car la seule pièce fermée de la maison est la salle de bain, qui fait moins de 2m2 (je viens de le calculer, et c’est vrai que dit comme ça, cela parait minuscule, mais elle est très fonctionnelle, et c’est tout à fait suffisant). Bien sûr, il y a l’extérieur si l’on souhaite vraiment s’isoler mais cela ne fonctionne pas par tous les temps. Vivre en tiny house implique donc davantage de communication au sein d’un couple ou d’une famille. En ce qui nous concerne, nous pratiquons notamment la « meta-communication », c’est-à-dire que l’on échange sur notre manière de communiquer entre nous : « pourquoi est-ce que j’ai mal pris ta façon de me dire ça ? », on reformule ce que l’autre nous a dit afin d’être sûr d’avoir bien compris etc. Je trouve que cela permet de garder une relation saine où l’on ne garde pas ses sentiments pour soi. Loin d’endommager notre relation, notre mode d’habitat la renforce.

Le concept de tiny house peut également faire peur si l’on possède beaucoup de choses. Mais nous étions déjà dans une démarche de minimalisme : nous aimons nous entourer de choses utiles, et essayons de ne pas faire entrer dans notre vie d’objets qui ne contribuent pas significativement à notre bien-être.

 

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Vivre dans un petit espace nécessite tout de même quelques efforts de conception. Nous avons passé plusieurs mois à faire et modifier nos plans, le mètre toujours à portée de main. Nous nous sommes posé beaucoup de questions que l’on ne se pose par lorsque l’on opte pour une maison ou un appartement « normal » : ai-je besoin de 50 ou 60 cm de plan de travail pour cuisiner confortablement ? Quelle hauteur faut-il au-dessus du matelas pour pouvoir tenir à genoux sur la mezzanine ? Dans quel ordre dois-je empiler mes casseroles pour économiser 5 cm de hauteur de tiroir ?

Il ne nous paraissait donc pas possible de faire aménager notre tiny house par l’entreprise qui l’a construite, car personne d’autre que nous ne pouvait répondre à beaucoup de ces questions et aucun entrepreneur n’aurait été prêt à entrer dans un tel degré de détail. Nous avons donc décidé de ne faire construire que “l’enveloppe” et de réaliser nous-mêmes la totalité de l’aménagement intérieur, alors que nous n’avions pas d’expérience particulière en bricolage. Contrairement à la plupart des maisons, que l’on remplit en fonction de l’emplacement des murs et des fenêtres, c’est le plan intérieur de notre tiny qui nous a permis de déterminer sa longueur, ses angles de toit, l’emplacement des ouvertures et même la façon dont s’ouvrent les fenêtres.

Cela n’a pris qu’un mois au constructeur pour construire notre maison. Nous sommes allés la chercher 2 jours avant de célébrer notre PACS, ce qui nous a permis de nous faire offrir de nombreux éléments pour l’aménager. Nous avons passé 1 mois et demi à construire tous nos meubles durant l’été 2015 sur un terrain prêté par une connaissance en Mayenne, où nous habitions à l’époque, et ne savions toujours pas où nous l’installerions une fois écoulé le délai de 3 mois accordé par la mairie. C’est en postant une annonce sur un site de prêt de jardin que nous avons été contactés par une dame d’une soixantaine d’année disposant d’un ancien potager de 1000 m2 en Savoie qu’elle ne supportait plus de voir en friche.

Avant de traverser la France avec notre maison par les départementales pour rejoindre les Alpes, où nous vivons actuellement, nous avons dû nous séparer sans regrets de quelques-unes de nos possessions : les meubles prêtés par nos parents, dont nous n’avons gardé qu’une petite table de salon chinoise que nous aimons particulièrement, ma machine à café que j’utilisais moins d’une fois par semaine (je ne bois plus que du thé à la maison, et quand je suis chez des amis, je profite d’un café) et quelques vêtements.

 

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Pour choisir quoi garder ou jeter, nous avons intégré la réflexion suivante : si nous pouvons nous passer de quelque chose 95% du temps, alors nous pouvons nous en passer tout le temps. Cela élimine déjà pas mal de choses, voire des pièces entières : la chambre d’amis qui ne servirait que quelques nuits par an (nous préférons leur laisser notre lit et passer ces quelques nuits sous la tente), la vaisselle nécessaire à un repas de plus de 8 personnes (tellement occasionnel que cela ne nous gêne pas de demander à nos invités d’amener leur vaisselle, ou d’utiliser de la vaisselle en carton), le congélateur qui nous servirait à manger de la glace occasionnellement en été (l’argent économisé nous permet de nous payer une bonne glace en terrasse quand nous le souhaitons), etc. Nous étions bien préparés et n’avons finalement pas eu à passer par une réelle étape de désencombrement avant d’emménager dans la tiny.

 

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Celle-ci présente tout le confort dont nous avons besoin : un matelas avec sommier, une douche haute dans laquelle nous pouvons également prendre des bains, des toilettes sèches pour lesquelles nous utilisons des copeaux de bois (pas d’odeurs à déclarer), une cuisine avec un évier 2 bacs dont le plus petit fait office de lavabo, une plaque de cuisson deux feux au gaz, un canapé qui fait également office de coffre pour ranger nos sacs à dos, une table rabattable pour les repas et sur laquelle Thibaut travaille toute la journée, deux placards pour les vêtements et quelques autres rangements. L’intégralité de notre vaisselle tient sur une étagère. Nous ne consommons pas de viande et de produits laitiers, nous avons donc hésité à acheter un frigo, mais avons fini par opter pour un frigo type mini-bar de 55 cm de haut. Comme nous pouvons regarder ce qui nous plaît en streaming sur l’ordinateur, nous ne possédons pas de télé.

Une ancienne maison de jardinier inhabitée, à peine plus grande que la nôtre, est déjà présente sur le terrain, ce qui présente l’énorme avantage de disposer de l’eau courante et de l’électricité. Cette petite maison dispose en plus d’une machine à laver, ce qui est très pratique.

 

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Maintenant bien installés, nous pouvons profiter de tous les avantages que nous offre notre maison : le sentiment de vivre dans un cocon bien confortable, une luminosité incroyable, des charges minuscules, une ouverture sur l’extérieur qui nous pousse à nous installer dehors au moindre rayon de soleil, un emplacement de rêve dans la nature au pied des chemins de randonnée, avec vue sur le lac, où l’on peut cultiver notre potager.

Et surtout, la satisfaction de ne pas s’encombrer de superflu pour pouvoir nous consacrer à l’essentiel : profiter des bons moments.

 

Mylène

 


 

15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 06:30
Les clés d'un bon rangement {Coaching}

Le rangement est à la mode. Le livre rouleau-compresseur de Marie Kondo, La magie du rangement, y est probablement pour quelque chose. 

 

Mais qu'est-ce que le rangement et à quoi sert-il, finalement ?

Et surtout, comment s'y prendre pour mettre en place un rangement qui tienne dans la durée ?

 

Voici quelques clés, parmi d'autres, pour un bon rangement.

 

A quoi sert le rangement ?

 

Prenez deux minutes pour y réfléchir. Après tout, pourquoi ne pourrions-nous pas vivre dans le bazar, nos parents n'étant plus derrière nous pour nous dire de ranger (vous savez, le fameux "Range ta chambre !" qui nous cassait les oreilles autrefois et qu'on finit soi-même par marteler à sa douce et tendre progéniture !) ?

Pourquoi voulez-vous (et parfois même vous obstinez-vous) à ce que votre chez-vous soit rangé ?

 

Il y a de fortes chances que vos réponses ressemblent de près ou de loin à celles-ci :

 

  • Parce que quand ce n'est pas rangé, vous vous sentez davantage stressé(e), débordé(e), voire dépassé(e) (nous parlons donc ici d'un sentiment).

  • Parce que quand ce n'est pas rangé, l'ambiance est plus tendue, le désordre vous énerve, ou énerve votre conjoint. Vous vous sentez (très) loin de vos envies de sérénité.

  • Parce que quand ce n'est pas rangé, vous passez trois fois plus de temps à faire le ménage, ou, à contrario, vous n'en faites plus du tout, découragé(e) par le bazar.

  • Parce que quand ce n'est pas rangé, vous passezdes heures à chercher ce dont vous avez besoin au moment où vous en avez le plus besoin (vous savez, le justificatif qui vous est demandé pour le lendemain, les fameuses clés - Ah, les clés ! -, etc.).

 

Comprendre l'origine de votre désordre

Essayez d'identifier et de comprendre ce qui est à l'origine du désordre qui règne (peut-être) chez vous.

 

  • Est-ce dû à votre tendance à l'accumulation d'objets, à votre difficulté à vous séparer des objets dont vous n'avez plus l'utilité ou encore à faire du tri ?

  • Est-ce dû au fait que vous étiez jusqu'à maintenant seul(e) à ranger et que vous manquez tout simplement de temps et d'énergie (qui ne le serait pas ?)

  • Est-ce dû au fait que vous avez, avec votre conjoint, une vision différente de ce que doit être le rangement chez vous ?

  • D'autres pistes ? 

 

Comprendre ce qui est à l'origine de ce désordre vous aidera, idéalement à deux, voire en famille, à mettre le doigt de façon plus précise sur les stratégies que vous devrez déployer pour définir votre système de rangement.

De la même manière que le médecin prescrit un traitement à partir des symptômes qui lui sont présentés, il vous sera nécessaire d'étudier, d'analyser et de comprendre ce qui ne va pas, en matière de rangement.


 

Un rangement qui se réfléchit en famille

 

Un rangement, ça ne se décide pas tout seul dans son coin, de manière unilatérale. Pour que cela fonctionne dans la durée, rien ne vaut la participation collective !

Parce que je sais que vous ne parviendrez pas à tout entreprendre seul(e), que vous en "faites" déjà probablement beaucoup trop et que le risque de vouloir mieux s'organiser, de vouloir tout désencombrer, tout ranger, et trop vite, c'est d'en faire encore plus et de vous épuiser donc encore plus.

Ce qui serait, vous en conviendrez, contre-productif et à l'antithèse de ce que je défends au quotidien, au travers de mon activité ou via le blog , à savoir davantage de temps pour soi, et pour profiter des joies de la vie !

 

C'est pourquoi, et j'insiste sur ce point, il vous faudra accepter de :

  • procéder par étapes.
  • associer votre conjoint, et vos enfants (s'ils sont en âge de participer, bien sûr)
  • vous donner du temps.
  • ne pas vous mettre davantage de pression.

 
Le rangement de votre intérieur devra idéalement se réfléchir en famille, en tous les cas à deux. Pourquoi, me direz-vous ? Parce que si vous n'y réfléchissez pas en famille, vous aurez du mal à impliquer vos "co-équipiers du quotidien" dans le rangement.

 
En effet, un bon rangement se doit d'être logique. Logique, d'accord, mais pour qui ? Pas uniquement pour vous. Il devra l'être également pour tous les membres de la famille.

 
Si vous avez décidé de façon arbitraire de la place d'une chose que vous utilisez tous les jours, assurez-vous néanmoins que cette place soit également logique pour les autres. Dans le cas contraire, ils auront des difficultés à l'adopter une fois pour toutes.

 
Prenez donc le temps, avant de vous "jeter à corps perdu" (?) dans le rangement, de réfléchir en amont, pour chaque pièce de la maison, au rangement optimal. Prenez le temps d'imaginer, de visualiser, voire de tester et d'ajuster, jusqu'à aboutir à un rangement qui convienne à chacun et qui soit simple et facile à adopter.

 
Une pièce dont le rangement est optimal est une pièce :

  • fonctionnelle, c'est-à-dire qui remplit sa ou ses fonctions avec facilité et fluidité.
  • épurée, dégagée et agréable à regarder (le début de la sérénité).


Un seul conseil : faites simple !

 

Les règles de votre rangement

 

L'une des règles absolues en matière de rangement, et vous la connaissez probablement, est :

 

1) Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place !

 

Et c'est sur cette règle que devra s'appuyer, immanquablement, votre système de rangement.

Mais vous ne parviendrez à définir une place pour chaque chose uniquement si vous avez désencombré les pièces de votre maison. Imaginez, sans tri préalable, le travail que cela représenterait de devoir trouver une place définie pour chaque chose !

Le seul fait d'y penser fatigue déjà...

En revanche, si votre pièce est enfin désencombrée de tout ce qui n'y a plus sa place, il vous sera facile (je vous assure, faites-moi confiance, j'ai l'habitude !), parmi les objets qui restent, de trouver une place pour chaque chose.

 

2) Reconsidérez vos moyens

Pour que vous puissiez bien ranger ce que vous avez décidé de garder, il vous faudra de quoi ranger ! Une lapalissade, mais quand même... Un bon rangement s'appuie aussi sur un bon système de rangements. Et en la matière, pas de règles absolues  mais du cas par cas.

 

Je vais vous donner un exemple :

 
L'une de mes clientes, qui avait trois enfants,  avait un petit appartement. Son problème, c'était le linge à repasser, qu'elle ne savait plus où mettre et qui s'amoncelait dans une grosse bassine à linge en plastique. Elle ne supportait plus cette grosse pile de linge, posée à même le sol contre un mur du séjour et qui lui "faisait de l'œil" plusieurs fois par jour.

Parallèlement, elle avait dans son couloir une grande étagère blanche à cases carrées (type Expedit Ikea comme dans le visuel plus haut) dans laquelle elle rangeait les livres (ceux des adultes et ceux des enfants), des boîtes de classement pour les papiers administratifs et quelques boîtes de jeu. En revanche, le dessus de cette étagère était inoccupé.

Je lui ai donc proposé d'aller avec elle acheter (toujours à Ikea !) des paniers en osier blanc au format carré, qui peuvent également rentrer dans les cases de l'étagère. Nous en avons acheté 5, une pour chaque membre de la famille, et les avons placé au-dessus de cette étagère.

Elle a par la suite trié le linge à repasser (je précise qu'elle ne souhaitait pas se passer du repassage) par membre de la famille et placé chaque tas dans un panier, après avoir attribué un ordre à chaque panier (nous sommes parties du plus grand au plus petit, petite astuce mnémotechnique qui lui permet d'attraper le panier de linge propre de la bonne personne d'un seul coup de main).

D'une part, nous avons déblayé une partie du séjour (la pile de linge qui débordait  a disparu) et trouvé une place définitive à ce linge, sans qu'il ne prenne trop de place. D'autre part, nous avons facilité le pliage du linge propre (fait par la suite par personne, il lui suffisait, elle ou quelqu'un d'autre, de le placer directement dans le bon panier) et le repassage (plus facile de s'y mettre en s'attaquant à un panier, puis au second, et de décider de faire la suite un autre jour par exemple).

Cet exemple pour vous expliquer qu'il n'existe pas de recettes miracle non plus en matière de rangement (dommage...)  et qu'un bon rangement est d'abord le fruit d'une réflexion, et qu'il devra s'adapter à vos contraintes (d'espace notamment), à votre logique et à vos besoins.

En revanche, une fois ce rangement unique et optimal "mis en lumière", vous constaterez par vous-mêmes qu'il vous sera plus facile, plus rapide et plus agréable d'entretenir ce rangement, et surtout qu'il tiendra dans le temps.

Visez là encore la durabilité.

Ce sera la récompense de vos efforts et cela vous évitera de réinventer l'eau chaude chaque semaine en vous demandant où ranger et par quoi commencer !

 

Alors, prêts à ranger en famille ?

 

 

 

 

9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 07:11
En 2016, je laisse aller ce qui m'encombre ! {Rituel des ballons}


Désencombrer vous permettra de recentrer votre temps sur vos priorités et de vous réapproprier votre vie. Ne garder que ce qui vous est utile ou agréable, c'est apprendre à vous connaître, à choisir, à affirmer ce qui vous plait ou pas et l'assumer aux yeux des autres.

L'art du désencombrement, Alice Le Guiffant et Laurence Paré

 

Est-ce que vous vous souvenez du film d'animation des studios Disney Pixar Là-Haut, sorti en 2009 ?

Si vous avez eu la chance de le voir, vous vous souvenez probablement de Carl, ce vieux grincheux de 78 ans qui décida un jour, pour échapper à la maison de retraite du Grand Chêne et rester libre, d'accrocher des milliers de ballons à sa maison pour qu'elle s'envole.

Son grand rêve : partir s'installer avec sa maison (et ses vieilles affaires) près des chutes du Paradis, comme promis à sa bien-aimée disparue, Ellie, grande aventurière avec laquelle il vécut une vie heureuse. Carl s'envola sans le savoir avec le très jeune scout Russel, point de départ de cette longue aventure.

Mais ce que j'ai trouvé intéressant, au-delà de la poésie et de l'humour très présents dans le film, c'est précisément la façon dont, au fil de l'histoire, Carl a dû, pour sauver sa peau et celle de Russel, se délester, au sens propre comme au sens figuré, des vieux meubles qui lui rappelaient Ellie.

 

Le choix était là : s'accrocher au passé, aux vieux souvenirs, à ce qui n'est plus, ou les laisser derrière lui, s'alléger pour continuer à vivre et à aller de l'avant.

 

Quand on s'inscrit dans une démarche d'allègement et de désencombrement de sa vie, on se retrouve rapidement confronté à la même difficulté que Carl : celle de devoir choisir entre le passé qui n'est plus et un avenir à construire.

 

Pour bien démarrer l'année et faire un premier pas en direction d'une vie allégée, je vous propose de vous livrer à une expérience hautement symbolique et follement libératrice : celle de vous délester au sens propre de ce qui vous encombre, vous pèse, vous freine, vous limite, grâce au RITUEL DES BALLONS* !

N'hésitez pas pour cet exercice à solliciter vos enfants (neveux, petits-enfants... ) qui seront plus que ravis de "jouer" avec vous !

 

  • 1ère étape : rendez-vous dans un magasin de farces et attrapes ou dans un centre commercial bien achalandé pour y acheter les plus beaux ballons de baudruche (et idéalement de l'hélium, qui peut se commander via Internet). Choisissez-les colorés (un peu comme sur le visuel).

 

  • 2ème étape : choisissez un lieu symbolique pour vous, un lieu qui vous inspire une forme de liberté, ou de sérénité, à votre convenance. Il peut s'agir de la plage si vous habitez près de la mer, très tôt le matin par exemple, ou d'une montagne, d'un beau paysage, d'un parc, d'une rivière, etc.

 

  • 3ème étape : octroyez-vous un moment à vous, faites la liste de tout ce qui vous encombre et choisissez parmi cette liste 5 points (ou plus). Ceux qui vous parlent le plus. Ceux dont vous avez le plus envie de vous débarrasser. Ceux surtout dont vous êtes prêtes à vous délester.

 

  • 4ème étape : écrivez chacun de ces 5 points (ou plus) sur un petit bout de papier. Vous pouvez vous amuser à le formuler de la façon dont vous le souhaitez, à utiliser le stylo qui vous plait le plus (un feutre coloré, ou plusieurs feutres ?). Vous pouvez simplement noter votre point ou, si l'inspiration vous prend, vous adresser directement à ce point : "Chère pile de papiers administratifs, chaque jour en me levant, je te vois et te voir me fatigue. Je n'ai plus besoin de toi. Tu n'as plus ta place dans ma vie, je te dis "Bye Bye". Bon vent !"

 

  • 5ème étape : ouvrez votre agenda et choisissez un moment où vous pourrez vous rendre, seule ou avec vos enfants (un bon alibi si vous ne vous sentez pas super à l'aise pour faire cet exercice...), sur ce lieu.

 

  • 6ème étape : le jour J, prenez avec vous vos petits bouts de papier, vos ballons de baudruche, de la ficelle (ou du bolduc), une paire de ciseaux pour couper la ficelle ou le bolduc, et vos enfants ;-) Et vous vous en doutez en lisant ces lignes, vous allez tout simplement placer un bout de papier dans un ballon, gonfler le ballon, le fermer, l'accrocher à un bout de ficelle... et le laisser aller dans le ciel.

 

En laissant votre ballon s'envoler, accompagnez votre geste du sentiment conscient de laisser aller ce poids qui vous pèse. Ressentez pleinement ce sentiment de vous en délester.

 

  • 7ème étape : Respirez un bon coup, ne vous sentez-vous pas déjà plus légère ? N'oubliez pas de célébrer le courage que vous avez eu à jouer le jeu et à vous prêter à ce petit rituel symbolique en vous récompensant comme vous le souhaiterez.

 

Attention, rituel ultra puissant, attendez-vous à de jolies surprises dans les jours ou les semaines qui suivent cet exercice... ;-)

 

 

 

* Exercice inventé pour mon atelier en ligne 3 mois pour désencombrer et alléger sa vie, conçu en 2014 (session #4 prévue en octobre 2016)

 

 

21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 07:40

 

        

                        

"J'ai passé mon week-end à ranger mon bureau - une vraie catharsis. Une expérience intense que j'ai partagée avec ma fille de neuf ans. Elle a décidé que, quand elle serait plus grande, si possible, elle voudrait avoir une entreprise de nettoyage. Comme je suis une mère ouverte, j'ai essayé d'accompagner avec tact cette vocation soudaine et inattendue : je lui ai suggéré qu'elle pourrait s'occuper du contrôle qualité. "Le contrôle qualité, ça veut dire que j'irai de maison en maison pour vérifier que le travail est bien fait ?", m'a-t-elle demandé avec enthousiasme. Il ne faut pas trop compter sur la constance de ses projets, car pour le moment, tout l'intéresse (...).

En langue de bois diplomatique, cette histoire d'entreprise de nettoyage a juste été un dommage collatéral ; notre objectif, ce jour-là, n'était pas de faire le ménage mais de retrouver un dossier perdu. Il nous a fallu ouvrir de vieux cartons poussiéreux pleins de documents, de photos et de dissertations universitaires aussi obsolètes qu'inutiles. J'ai montré à Alex les visages de mes anciens amis, les rues et les maisons dans lesquelles j'ai vécu. Je n'en étais d'abord pas vraiment sûre, mais j'ai pris plaisir à partager avec ma fille des pans de vie qu'elle n'imaginait même pas. Nous avons ri ensemble au récit de certaines anecdotes et ce qui m'avait paru tellement grave à l'époque est devenu plus léger à porter. Nous avons ensuite transvasé tous ces souvenirs dans de grands sacs poubelle et nous nous en sommes gaiement débarrassées. C'était la première fois que je me sentais capable de faire un ménage aussi radical dans mon passé sans succomber à la nostalgie - ce qui ne m'a pas empêché d'avoir le coeur un peu serré en retrouvant certaines photos ou lettres, sur lesquelles j'ai quand même réussi à souffler tout doucement, comme on fait pour éteindre la flamme d'une bougie.

Mais qu'est-ce qui a bien pu changer ? Je crois que c'est moi. Oui, c'est bien moi qui ai changé. En fait, je ne pense pas que la Elsa d'il y a vingt ans pourrait reconnaître celle d'aujourd'hui. Celle-là se laissait prendre au piège des émotions - les siennes et celles des autres ; elle en restait très longtemps prisonnière, angoissée, se débattant à l'aveuglette pour s'en dépêtrer. Avant, quand une émotion ou une expérience m'étaient désagréables, je me braquais et je m'embarquais dans un monologue interminable et épuisant pour essayer de changer les choses ou de les nier, jusqu'à en perdre le souffle. Je n'arrivais pas à tourner la page, je ne me faisais pas confiance, je ne m'autorisais pas non plus à trouver un refuge plus sûr. Je n'apprenais rien de mes erreurs, d'ailleurs je ne me les pardonnais pas. Quand je n'en pouvais plus, qu'il n'y avait plus d'espoir, je fourrais les lettres et les photos dans une boîte, comme un tribut au passé ou à ce qui ne serait plus jamais. C'était un cordon ombilical qui me rattachait à ce passé. A bien y réfléchir, on aurait dit un petit cimetière que je gardais chez moi.

 

Le cerveau adulte est très doué pour vivre dans l'obsession du passé ou de l'avenir, il excelle à se souvenir et à prévoir.

Des études ont pourtant montré que savoir vivre au présent, jusque dans les gestes les plus simples comme éplucher une pomme ou marcher, apporte un surcroît de bonheur.

Les enfants, dont le cerveau est encore en construction, y parviennent instinctivement.

 

Vivre au présent exige de ne plus s'agripper à tout un fatras d'expériences passées ou de réalités tristes ou caduques.

Quand on renonce à ce que l'on connait, aux petites habitudes et aux ruminations, on commence par se sentir très seul.

Il est difficile de croire sans réserve que quelque chose de nouveau peut arriver, qui redonnera vie à notre corps et notre âme.

Le plus drôle, c'est que seul celui qui fait un nettoyage par le vide et se montre confiant peut encore espérer faire de belles rencontres.

 

Si nous ne changeons rien, rien ne change."
 

***

 

Elsa Punset, Una mochila para el universo, 2012 (Un sac à dos pour l'univers, traduit en français sous le titre "Une boussole pour choisir son chemin", 2014, Marabout).

 

Signé par Diane de Zen et Organisée ! - dans Alléger sa vie Désencombrer Tri
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 08:00

 

5 clés pour réussir son désencombrement

 

En début d'année, aussi sournoisement que la grippe et la gastro, la désencombrite aïgue (oui, moi aussi je regarde Docteur La Peluche !) se répand dans les foyers comme une traînée de poudre.

Est-ce un hasard d'ailleurs si janvier est traditionnellement le mois du "blanc" ? Et non, parce qu'en début d'année, on a envie de neuf, de vide, de propre, d'espace, et c'est tant mieux !

Les bonnes résolutions aidant, on s'est promis, les yeux dans les yeux avec son miroir, que jamais, plus jamais, nous ne serions aussi encombré(e)s qu'en 2014 ! Croix de bois, croix de fer, si je mens...

Et vous avez bien raison car vous n'imaginez pas à quel point désencombrer une maison, une pièce ou ne serait-ce qu'un petit espace, fait du bien.

 A différents niveaux.

 

Je l'ai déjà dit ici mais tant pis, je prends le risque de le répéter à nouveau :

 

Désencombrer libère.

 

Vraiment.

Et pas seulement au niveau de l'espace.

Ca libère une énergie folle, une fierté d'abord, pour soi ("J'y suis arrivé(e) !"), et ça libère surtout de l'énergie pour autre chose, qui n'a parfois strictement rien à voir avec la pièce désencombrée.

Quand on parvient à faire place nette chez soi, on se découvre soudain, presque "comme par magie", enfin disponible pour ce projet qu'on avait mis de côté dans un tiroir mais qui pourtant nous tient à coeur, prêt(e) comme jamais à s'ouvrir davantage aux autres et s'engager dans une nouvelle relation, ou encore pour imaginer notre avenir sous un angle nouveau, vers d'autres possibles.

Tout ceci, nous le pressentons parfaitement et c'est pour ces mêmes raisons que nous sommes si nombreux, si nombreuses, à vouloir nous lancer dans une démarche de désencombrement, et ce quelle que soit son ampleur.

 

Nous pressentons que nous ne pouvons plus, ni ne souhaitons plus continuer à vivre encombré(e)s de mille et une choses.

Nous savons, au fond de nous, que ces mêmes mille et une choses nous bloquent et nous empêchent d'avancer, ou pire même, d'être qui on est vraiment...

La démarche est donc tout à fait naturelle et salutaire. En revanche, ce qui l'est moins, c'est de vouloir s'y engager tête baissée, sans réflexion, sans préparation, tous azimuts.

Le risque, et je suis sûre que cela parlera à certain(e)s d'entre vous, c'est de se décourager devant l'ampleur de la tâche avant même d'avoir commencé !

Car oui, désencombrer prend du temps. Désencombrer peut fatiguer. Demande de l'énergie. Peut s'étaler sur des mois (oui, des mois). A côté de ça, la vie continue : travail, enfants, maison, courses, ménage, projets x et y, bref la vie, quoi ! 

Alors, comment faire ? Coment trouver du temps tout en continuant à assurer (tout) le reste ?

 

***

J'ai compilé pour vous 6 conseils, 6 clés tirés de mon atelier "3 mois pour désencombrer et alléger sa vie !" dont la prochaine session démarre le 1er février prochain, pour vous aider à réussir votre désencombrement :

 

1- Faites de votre désencombrement une priorité.

Prémunissez-vous d'emblée contre la tentation de vouloir vous engager dans de trop nombreux projets, aussi louables soient-ils, en même temps. Vous ne vous rendez pas service en souhaitant à la fois reprendre la course à pied, préparer le prochain semi-marathon de votre ville, avancer sur votre projet de reconversion professionnelle, vous former à la PNL, mettre en place une nouvelle organisation à la maison et créer une nouvelle association. Ne courez pas plusieurs lièvres à la fois et acceptez que la vie soit tout simplement faite de cycles ("Un temps pour tout").

Prenez le temps de noter tous les projets et objectifs à court et moyen terme (le 1er semestre 2015 par exemple) que vous avez en tête de concrétiser (à titre professionnel ou personnel). Puis donnez-vous quelques jours pour identifier parmi cette liste les deux ou trois projets (grand maximum) sur lesquels vous souhaitez mettre l'accent en priorité. 

Si le désencombrement fait partie de vos deux ou trois grandes priorités à court ou moyen terme, alors foncez ! Si non, ne culpabilisez pas puisque vous venez de faire un choix en conscience et que votre désir de désencombrer n'est que différé dans le temps.


2- Ne soyez pas trop ambitieux au démarrage.

C'est l'un des écueils les plus fréquents pour les candidat(e)s au désencombrement !

Quand on décide de se lancer dans une telle entreprise, fort d'une belle énergie et d'une motivation sans failles (tout du moins au début...), on a tendance à surestimer notre capacité d'action, tout comme le temps réel que nous pourrons y consacrer.

Parallèlement, on sous-estime le temps que nous prendra telle pièce, ou encore telle autre. Là où on avait estimé, à la louche, 2 heures pour le bureau, il nous en aura fallu, finalement, le double, voire le triple !

Il est préférable de revoir (un peu) vos exigences à la baisse dès le départ, quitte à vous fixer des objectifs intermédiaires qui vous permettront de mesurer votre progression en cours de route.

Vous éviterez ainsi de vous décourager face à l'immensité de la tâche et de voir votre motivation retomber comme un soufflet au bout d'une semaine !

 

3- Fixez-vous des objectifs précis.

"La chance ne sourit qu'aux esprits bien préparés" (Louis Pasteur)

 

Evitez de partir dans tous les sens et centrez votre attention sur des objectifs précis : 

• Quelles pièces allez-vous décider d'entreprendre ?

• Dans quel ordre ?

• Combien de temps vous donnez-vous ?

• Combien de temps pourrez-vous consacrer à votre projet ?

• Sur quelle "équipe" pourrez-vous compter ? Œuvrerez-vous seul(e) ?

 • Etc.

 

Ne négligez aucun détail. Faites bien le tour de la question, parlez-en avec votre conjoint, bref, soignez l'étape "Préparation", et ce avant même de commencer à trier le moindre tiroir.

Plus vous serez précis(e), plus facilement vous atteindrez votre objectif de désencombrement.


4- Visualisez dès le départ le résultat que vous souhaitez atteindre.


De quoi avez-vous besoin pour vous sentir bien chez vous ?

Avez-vous besoin de plus d'espace, d'ordre, de temps pour vous occuper davantage de votre chez-vous, de revoir votre système de rangement dans votre couloir, d'une décoration différente, qui vous correspond davantage aujourd'hui parce que vous avez évolué, de blanc, de rose, de chaleur, de davantage de lumière, de couleurs, de moins de meubles, de moins de jouets dans le séjour, d'un coin à vous pour vous reposer, créer ou recharger les batteries, d'un tapis à proximité du canapé et de gros coussins pour jouer simplement avec vos enfants, d'un intérieur globalement plus propre car c'est ce qui vous empêche de profiter sereinement de votre intérieur, d'un beau service à thé ou à café pour retrouver le plaisir de recevoir des ami(e)s ou pour vous faire plaisir à vous lors des soirées chaudes d'hiver, etc. ?

Prenez le temps de vous poser la question et d'identifier le cas échéant les points qui vous séparent aujourd'hui d'un réel bien-être à la maison, tel que vous, vous le concevez.


5- Donnez-vous du temps !

Pourquoi vouloir aller si vite ? Donnez-vous du temps, le juste temps dont vous avez vraiment besoin pour désencombrer sans y consumer toute votre énergie.

En vous donnant un temps suffisant, qui vous permettra d'assurer le quotidien en parallèle, vous évitez ainsi de vous mettre trop de pression, et par ricochet de culpabiliser si vous n'avancez pas aussi vite que vous l'aviez imaginé. 

Bref, vous l'avez compris, en vous donnant du temps, vous mettez toutes les chances de votre côté pour aller sereinement et sans pression jusqu'au bout de votre projet.

Et se donner du temps n'empêche pas, de temps à autre, de se fixer des stratégies de temps limité pour avancer très concrètement sur une pièce ou un petit espace en concentrant toute son énergie sur un temps (court) donné !


6- Réévaluez régulièrement vos objectifs.

 

Un jalon est un repère, une balise. Un repère balisé que l'on plante en terre pour prendre des alignements ou déterminer une direction. Au sens figuré, se dit des idées ou des étapes qui servent à diriger ou à se situer dans une étude, un travail, un projet.


Quand vous vous engagez dans la poursuite d'un objectif, comme celui de désencombrer par exemple, il est fondamental que vous gardiez à l'esprit, tout au long du parcours, une vision très claire de votre objectif final.

C'est à la fois ce qui va nourrir votre motivation en cours de route et ce qui vous donne la direction à suivre.

 
Mais il est tout aussi important pour la réussite de votre projet de 
mesurer régulièrement le chemin parcouru en vous fixant des buts intermédiaires, des paliers, des jalons.


Le fait de morceler votre travail en petites étapes le rendra beaucoup plus surmontable à vos yeux.

 
En déterminant et en posant des jalons, en vous fixant des étapes intermédiaires, 
 vous clarifiez le chemin que vous devez emprunter pour parvenir à votre objectif.


Ces jalons vous permettent, une fois identifiés, de faire le point, de procéder à des ajustements si nécessaire et de réévaluer à échéance régulière votre plan en cours de route.

 

 

***

 

Ces 6 clés énoncées ainsi ont l'air évidentes, n'est-ce pas ? A les lire, noir sur blanc, là comme ça, rien de transcendant, en effet, mais pourtant, croyez-moi, il s'agit bien de préalables indispensables à la réussite de son projet (petit ou grand) de désencombrement.  

Ce sont des petits efforts supplémentaires qui vous permettront, au final, de gagner assurément du temps ET de l'énergie, et d'atteindre tranquillement, au rythme que vous aurez décidé, cet état de sérénité qui fait que l'on se sent tout simplement bien chez soi...

 Bon désencombrement !

 

 

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"Le cocooning est la recherche d’un confort douillet chez-soi. En famille ou bien avec soi-même, mais au chaud ! L’essentiel étant de se séparer du reste du monde, le temps de se reposer et de se calmer, mais aussi le temps de ne penser qu’à soi et de s’offrir quelque détente et quelque plaisir."

  (Perla Serfaty Garzon)

 


8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 07:00

 

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Face au ressenti d'accélération du temps qui s'exprime ici et là, nous voici de plus en plus nombreux à vouloir ralentir.

La tentation de lever le pied et de renouer avec un rythme plus naturel et moins contraint nous tend les bras. Parfois très subtilement, tel un souffle que nous pouvons facilement ignorer pour continuer notre course. Et parfois de façon plus radicale et soudaine.

En atteste le nombre croissant d'épuisements qui touchent aussi bien les hommes que les femmes. Car oui, la vitesse épuise. Mais en avons-nous vraiment conscience ?

Et quand enfin nous parvenons, non sans mal, à en prendre conscience, nous voici confronté(e)s à un autre problème : celui de ne pas savoir, finalement, comment s'y prendre pour ralentir la cadence.

30 ans, 40 ans, voire plus à fonctionner sur le mode urgences, ça laisse des traces et ça crée des habitudes ! Habitudes alimentées et renforcées au fil du temps par notre éducation et nos croyances. Vous savez, ces mêmes croyances qui vous empêchent par exemple de vous poser, de ne rien faire (sacrilège !) et de mieux apprécier le temps présent, ou encore celles qui vous font culpabiliser à tout bout de champs dès que vous envisagez d'opposer une saine résistance à votre activisme.

Chaque jour, je rencontre et j'accompagne des personnes qui s'inscrivent, parfois timidement, parfois plus franchement, dans cette démarche de réappropriation d'un espace. Un espace pour respirer. Un espace pour souffler. Un espace pour se sentir vivre.

L'envie de ralentir est là mais parfois, la mise en application est difficile : "Comment faire ?  Par quoi commencer ? De toute façon, je n'y arriverai jamais !" Puis progressivement, avec du temps (tiens, encore celui-là !), la magie opère et on se rend compte mine de rien que notre relation au temps a changé, et avec lui, notre ressenti.

Nous devenons plus présents. A soi. Au monde. Et plus vivants.

 

Comment ralentir la cadence ?

 

Voici 3 pistes, parmi d'autres, que je propose à mes stagiaires pour ralentir (et vivre mieux) :

 

1) Observer son propre tempo

 

Avez-vous remarqué combien parfois nous nous emballons et accélérons le pas pour aller plus vite, sans même parfois nous en rendre compte ? Ne vous est-il jamais arrivé de vous surprendre à courir alors même que rien ne l'exige ? Vous savez, ces petits moments où on se dit : "Mais pourquoi je marche si vite, au fait ? Je ne suis pas en retard, je serais même plutôt en avance, cool !".

Cette accélération du temps dont il est souvent question ne provient pas uniquement "des autres". Nous sommes nous aussi à l'origine de cette perception d'accélération de notre rythme. Nous marchons vite, nous conduisons vite, nous parlons vite, nous faisons en sorte que tout puisse se faire le plus vite possible.

Or, tout n'a pas besoin de se faire dans la rapidité. Et même, certains actes nécessitent d'être effectués dans une certaine forme de lenteur. Un risotto, par exemple, ne se cuisine pas "vite", sauf si vous êtes prêt(e) à "négocier" sur le goût (il suffit de comparer un risotto maison et un "risotto minute", mot composé antinomique par excellence !).

Pourtant, dans certains cas, il suffit tout simplement de ralentir un tout petit peu le rythme pour ne plus avoir en permanence cette sensation de courir, pour sentir plus de fluidité et de douceur dans l'enchaînement de ses activités et surtout pour mettre plus d'oxygène dans son quotidien.

Comme des petites soupapes qui permettent de se poser, de reprendre son souffle puis de repartir.

Se lever 10 minutes plus tôt pour moins se presser le matin avant de partir, quitter son travail 5 minutes plus tôt pour marcher au lieu de courir pour aller chercher son enfant à l'école, manger un peu moins vite en prenant le temps de savourer son repas, boire en conscience, s'arrêter 2 minutes pour respirer calmement et clarifier son esprit avant de repartir plus serein(e), il suffit de pas grand chose pour faire une différence réelle dans notre ressenti d'accélération et d'urgence.


Prendre conscience de son tempo

Prendre conscience de son propre tempo, sans jugement, au fil de sa journée, permet déjà de prendre de la distance vis-à-vis des diktats de la vitesse.

Pour y parvenir, il vous suffit tout simplement, à partir de ce lundi qui vient, d'être attentif(ve) tout au long de cette semaine à votre tempo. Quoi que vous fassiez, au travail, à la maison, dans vos déplacements, en conduisant, en cuisinant, quand vous vous occupez de vos enfants, quand vous vous levez le matin, quand vous vous couchez, efforcez-vous de prendre conscience du rythme avec lequel vous accomplissez vos gestes. Il n'est même pas (encore) question de les ralentir. Observez.

Prenez simplement conscience, tout au long de cette semaine, du tempo avec lequel vous accomplissez chacun des gestes, chacune des actions de votre quotidien. Allez-vous vite pour tel geste, moins vite pour tel autre ?  

Prenez conscience, notez intérieurement, ne vous jugez pas et poursuivez naturellement votre route. 


2) S'octroyer chaque jour 5 minutes de silence


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Notre esprit sature, d'informations (cette fameuse infobésité), de choses à faire et à ne pas oublier, et nous ne savons plus comment appuyer sur le bouton Off et nous mettre sur pause.

Radio, TV, parfois les deux en même temps, Internet, musique, bruits extérieurs, cris dans la maison, le bruit est partout, les nuisances sonores polluent notre mental et sapent notre capacité d'attention. Ils sont d'ailleurs un facteur de stress très important, qui impacte négativement notre qualité de vie.

Ce zapping incessant ne nous aide pas à rester centré(e) et nous détourne de nos priorités et de nos besoins.

Voici un exercice à portée de chacun qui vous permettra d'expérimenter le silence chaque jour et de reposer votre mental. Simplement. 

Je vous invite donc, à travers cet exercice, à vous offrir chaque jour 5 minutes de pur silence. Ni plus, ni moins. Sans aucun autre objectif que celui d'offrir 5 minutes de répit à votre mental.

Eteignez la télé, éteignez la radio, désactivez les notifications sonores de vos outils digitaux, mettez votre portable en silencieux (et non pas en mode vibreur). S'il ne vous est pas possible de vous isoler chez vous (pour cause d' "enfants bruyants" par exemple !), essayez de le faire à votre bureau, sur la pause déjeuner par exemple, en veillant à transférer votre ligne pendant la durée de l'exercice et à fermer votre porte.

Regardez votre montre, programmez 5 minutes sur votre smartphone si vous le souhaitez et ne faites plus rien pendant 5 minutes. Ne cherchez pas à atteindre quoi que ce soit mais simplement à apprécier, si possible, cet instant de silence.

Et laissez faire.

3) Repérer (et respecter) ses "temps incompressibles"

 

La vie n'est pas faite que de moments que l'on peut condenser, pressuriser, accélérer, bâcler, survoler.

La vie, dans certains cas, a besoin de temps, comme je vous le disais dans un précédent billet, 4 bonnes raisons de prendre son temps.

Et certains temps, n'en déplaise aux plus pressés, sont incompressibles.

A ce propos, Delphine Ernotte-Cunci, Directrice Executive d'Orange France se confiait dans une interview au magazine CLES : "Il s’agit moins de ralentir que de prendre le temps d’imaginer de nouvelles façons de travailler. En vieillissant, j’apprends qu’il y a des temps incompressibles, en particulier dans les relations humaines. Communiquer, c’est compliqué. Pour bien se comprendre, il faut du temps. Considérés par certains comme inutiles, le débat, la concertation, l’interrogation collective sont en fait incontournables".

Le temps des relations humaines est en effet incompressible. Le temps de l'apprentissage également.


Quels sont vos "temps incompressibles" à vous,
ceux sur lesquels vous ne souhaitez pas, ou plus, négocier, rogner, amputer, parce qu'ils sont importants pour vous, qu'ils font sens pour vous et qu'ils méritent toute votre attention et votre temps ? 


     

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 "Pour trouver les plus beaux coquillages, il faut marcher lentement. Ralentissez." (Dominique Glocheux, Le bonheur au travail)

 

En conclusion, il me semble, à travers ma propre expérience et celle des personnes que j'accompagne sur ce précieux chemin, qu'on ne peut véritablement s'inscrire dans une démarche de ralentissement de son rythme que lorsque nous sommes prêts, vraiment, dans ses tripes et dans son âme, à changer, à nous ouvrir à autre chose, à "oser" vivre autrement.


Et à se réconcilier enfin avec un temps qui ne ressemble qu'à soi.


 

 

 

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                       Diane BALLONAD ROLLAND

                      contact@zen-et-organisee.com

 

Face à l'accélération du temps, prenons le temps de nous poser, osons ralentir, en soi, chez soi mais aussi au travail, et commençons à nous réapproprier consciemment notre temps !

 

Maman de 3 enfants, je suis Coach, Consultante et Formatrice en Organisation Personnelle et Gestion du temps. 

 

Créé en 2010, ce blog propose, à travers des articles, des interviews ou des ateliers interactifs en ligne, une réflexion et des pistes concrètes pour changer notre regard sur le temps, apprendre à ralentir, nous recentrer sur nos vraies priorités, prévenir l'épuisement et trouver un meilleur équilibre entre les exigences de la vie professionnelle, les obligations de la vie familiale et nos aspirations personnelles.


"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." (Antoine de St-Exupéry)