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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:23

adèle pedrola

Le bio coûte cher ! Les cosmétiques ou les produits ménagers bio, c'est moins efficace ! Le bio, c'est une arnaque des marques pour vendre plus et plus cher ! Comment faire la différence entre le "vrai bio" et le "faux bio" ? Comment s'y retrouver entre les différents labels ?

 

Adèle Pedrola, qui vient de publier aux Editions Tournez la page  Dans la jungle du bio, vous prend par la main et vous emmène avec elle dans une chasse aux idées reçues sur le bio et la consommation responsable.  Au fil des pages, vous pourrez vous faire votre propre opinion et devenir une consommatrice éclairée.

Dans un ton léger, drôle (mais jamais au détriment de l'information !) et sans langue de bois, Dans la jungle du bio s'adresse à tous ceux qui, comme son auteure, veulent y voir plus clair dans le bio, l'équitable et l'écologique, pour "consommer intelligent" en respectant son corps et sa planète.

Les illustrations, pleines d'humour, de la talentueuse Popette (http://popettedessine.canalblog.com), nous invite enfin à rire de nos propres obsessions alimentaires !

 

Une large part du guide est notamment consacrée aux "courses responsables", à portée de tous et de toutes les bourses, et pour les adeptes de la Slow Life, l'auteure n'oublie pas le tourisme vert et le Slow travel. Le livre est enfin truffé d'adresses, d'astuces, de liens et d'infos pratiques.

 

Incontournable !

 

"Bonjour Adèle, et merci d’avoir accepté cette petite interview.

  

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 27 ans, j’habite à Paris et je travaille à mon compte depuis 3 ans en tant que chef de projet et rédactrice freelance, dans le domaine de l’édition jeunesse et adulte. Mes clients sont principalement des maisons d’édition ou des agences de communication qui souhaitent externaliser ponctuellement des projets éditoriaux ou me demander d’y participer pour des services de réécriture ou la rédaction de textes originaux.

 

Vous  venez de publier, aux Editions Tournez la page, « Dans la jungle du bio » (Collection Femmes actives). Comment est né ce projet ?

Christelle Durantin, pour laquelle j’avais déjà eu le plaisir de travailler en freelance, m’a contactée au moment du lancement de sa maison d’édition. Elle m’a proposé d’écrire sur un thème d’actualité parmi ceux pressentis pour la ligne éditoriale des Manuels de survie. Sans hésiter, mon choix s’est arrêté sur le bio car j’avais envie d’en savoir plus sur ce sujet, de démêler le vrai du faux et de me faire une opinion.

 

Dans-la-jungle-du-bio.jpg

Quel regard portiez-vous sur le bio et la consommation responsable avant d’écrire ce livre ?

Avant de commencer à travailler sur Dans la jungle du bio, j’étais intriguée par les produits bio et intéressée par la consommation responsable. Je faisais de mon mieux pour ne pas acheter n’importe quoi, je choisissais en me fiant à l’emballage, sans m’être spécialement renseignée, et donc en me faisant régulièrement avoir par la déferlante marketing de vert qui fait bien sur le papier… mais qui n’est souvent ni bio, ni durable !

 

Je suis très pragmatique et je pense aussi au porte-monnaie des mamans, qui jonglent parfois avec des fins de mois difficiles pour nourrir leur famille. On a tendance à croire que le bio coûte plus cher et que c’est un luxe réservé aux « bobos ».  Est-ce une idée reçue ou est-il possible de consommer bio sans se ruiner ?

Choisir des produits bio ou des produits respectant l’environnement n’est pas forcément plus cher. Certains aliments de base et beaucoup de fruits et légumes sont quasiment alignés ou à peine plus chers que ceux que l’on peut trouver en grande distribution classique. C’est déjà un bon début et cela permet de s’épargner pas mal la santé sans pulvériser son budget.

Il existe aussi des astuces écologiques et pratiques comme acheter en vrac, diminuer les doses de produits d’entretien (qui marchent aussi bien !) ou les changer pour des méthodes non seulement bon marché mais aussi moins toxiques pour tout le monde. C’est cela aussi consommer durable.

 

Aujourd’hui, quelle «consom’actrice » êtes-vous ?

Je suis attentive aux labels, je privilégie la qualité et j’achète bio de préférence. Pour autant mon budget n’a pas triplé ! Seulement, je compare les produits, les magasins : je vais au plus avantageux, comme tout un chacun, mais en faisant le choix de la qualité. J’ai peu à peu remplacé les cosmétiques et les produits d’entretiens par des versions plus respectueuses de ma peau et de l’environnement. En fait, une fois qu’on est un peu renseignés, on ne peut plus faire semblant, et cela donne envie de se préserver, soi et les autres.

 

Vous évoquez à la fin de votre livre le « Slow travel », une autre façon de voyager, en prenant son temps, en vivant pleinement le moment présent, en s’imprégnant d’une culture, d’un mode de vie… Que pensez-vous globalement du Mouvement Slow et de son invitation à ralentir ?

Il arrive de se fixer des objectifs de voyage où tout doit tenir dans un programme qui déborde déjà avant même de partir, sans place pour l’imprévu, dans une volonté de rentabilité de temps, d’énergie… Le rythme du quotidien se retrouve embarqué de force, sans prendre en compte le changement, la différence de culture, l’art de vivre du lieu où l’on se rend. Je pense qu’il est important d’apprendre ou de ré-apprendre à vivre en fonction de l’endroit où l’on se rend. Cela permet, à mon sens, de profiter bien mieux du voyage et je crois que ce déplacement des priorités est déjà un pas vers un autre mode de comportement et de consommation.

 

Vous êtes éditrice et rédactrice free-lance. Comment organisez-vous votre temps ? Arrivez-vous à prendre du temps pour vous ?

J’ai choisi de travailler dans un petit bureau partagé avec deux autres indépendants afin de séparer mon travail de ma vie personnelle. Mais j’aménage mon temps de travail en fonction de ce qui m’arrange : il arrive que je travaille de chez moi si j’ai un rendez-vous proche de mon domicile, ou bien s’il fait trop froid et que je préfère ne pas mettre le nez dehors !

Arriver à prendre du temps pour soi n’est pas facile, mais j’essaye de le faire régulièrement, quitte à donner un bon coup de collier avant (pas après, sinon je stresse et je ne profite pas !) pour que cela soit réalisable. Et parfois, lorsque je ne suis pas efficace, je capitule et m’éclipse 2h au cinéma : une fois les idées rafraîchies, je peux abattre des montagnes.

 

Etes-vous plutôt Zen ou organisée ?

En fait j’essaye de m’organiser, de planifier les étapes de mon travail afin d’avoir l’impression de maîtriser la situation, ce qui me permet d’être relativement zen. Ce qui n’exclue pas des petits moments de panique pour rien, personne n’est parfait, hein !

 

Que peut-on vous souhaiter pour 2012 ?

Euh… De beaux projets, de belles collaborations et puis d’autres défis d’écriture qui donnent envie de se dépasser. Voilà qui me plairait !

 

 Merci Adèle !"

 

Vous pouvez retrouver Adèle Pedrola sur son blog : http://www.adelepedrola.blogspot.com

  

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Signé par Zen et Organisée ! - dans Interviews et portraits de femmes
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                       Diane BALLONAD ROLLAND

                      contact@zen-et-organisee.com

 

Face à l'accélération du temps, prenons le temps de nous poser, osons ralentir, en soi, chez soi mais aussi au travail, et commençons à nous réapproprier consciemment notre temps !

 

Maman de 3 enfants, je suis Coach, Consultante et Formatrice en Organisation Personnelle et Gestion du temps. 

 

Créé en 2010, ce blog propose, à travers des articles, des interviews ou des ateliers interactifs en ligne, une réflexion et des pistes concrètes pour changer notre regard sur le temps, apprendre à ralentir, nous recentrer sur nos vraies priorités, prévenir l'épuisement et trouver un meilleur équilibre entre les exigences de la vie professionnelle, les obligations de la vie familiale et nos aspirations personnelles.


"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." (Antoine de St-Exupéry)